"Yi Yi", ultime film d’Edward Yang, déploie une fresque sensible où une famille taïwanaise traverse doutes, silences et bouleversements intimes. À travers Taipei en mutation, le cinéaste explore la modernité, la transmission et les angles morts de nos existences. Cette analyse revient sur la puissance émotionnelle, la précision formelle et l’héritage durable de ce chef-d’œuvre.
Dans "Mahjong", Edward Yang transforme le Taipei des années 1990 en un labyrinthe urbain où argent, illusions et identités en dérive s’entrechoquent. Satire féroce d’une mondialisation naissante, le film dévoile des êtres dispersés comme des tuiles, en quête d’amour, de sens et de ce que l’argent ne pourra jamais acheter. Un portrait lucide, nerveux et profondément humain.
À travers "Confusion chez Confucius", Edward Yang dépeint un Taipei en pleine métamorphose, où modernité, ambition et valeurs traditionnelles s’entrechoquent. Entre satire sociale, portraits intimes et quête d’indépendance, le film explore le travail, l’art, les relations et les fractures d’une société qui évolue plus vite que ceux qui la vivent. Une fresque lucide et poétique sur l’identité taïwanaise face à la modernité.
Avec La Piel que Habito, Pedro Almodóvar revient au thriller, accompagné d'acteurs qu'il a l'habitude de diriger. Sous des dimensions malsaines et son jeu de dupes constant, La Piel que Habito est-il un grand film du genre ?
Avec Étreintes brisées, Pedro Almodóvar continue son petit chemin dans le mélodrame à rebondissements sans véritablement se renouveler. On assiste donc à un bel hommage au cinéma et aux femmes, mais qui donne une impression de déjà-vu.
Si Hollywood pouvait rêver, elle rêverait de Mulholland Drive, mais loin d'être un fantasme de réalisateur échevelé, le film est un état des lieux assez ironique du cinéma américain après son premier siècle d'existence.
Sexe, comédie déjantée et violence télévisuelle, voilà le cocktail explosif que propose Pedro Almodóvar avec Kika. Ce film nerveux assorti d'une galerie de personnages cinglés affiche t-il une cohérence suffisante pour intéresser ses spectateurs tout au long de son intrigue ?
Avec Attache-moi !, Pedro Almodóvar revisite avec un humour perché et coloré le fameux syndrome de Stockholm en mettant en scène une histoire d'amour sado-masochiste farfelue et souvent hilarante entre un ravisseur fou et sa victime.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.