Rétrospectives

Yi Yi : les angles morts de l’existence

"Yi Yi", ultime film d’Edward Yang, déploie une fresque sensible où une famille taïwanaise traverse doutes, silences et bouleversements intimes. À travers Taipei en mutation, le cinéaste explore la modernité, la transmission et les angles morts de nos existences. Cette analyse revient sur la puissance émotionnelle, la précision formelle et l’héritage durable de ce chef-d’œuvre.

Mahjong : les mirages du capitalisme

Dans "Mahjong", Edward Yang transforme le Taipei des années 1990 en un labyrinthe urbain où argent, illusions et identités en dérive s’entrechoquent. Satire féroce d’une mondialisation naissante, le film dévoile des êtres dispersés comme des tuiles, en quête d’amour, de sens et de ce que l’argent ne pourra jamais acheter. Un portrait lucide, nerveux et profondément humain.

Confusion chez Confucius : Anatomie du désordre

À travers "Confusion chez Confucius", Edward Yang dépeint un Taipei en pleine métamorphose, où modernité, ambition et valeurs traditionnelles s’entrechoquent. Entre satire sociale, portraits intimes et quête d’indépendance, le film explore le travail, l’art, les relations et les fractures d’une société qui évolue plus vite que ceux qui la vivent. Une fresque lucide et poétique sur l’identité taïwanaise face à la modernité.

L’heure du loup d’Ingmar Bergman : la peur intime du créateur

LeMagduciné continue sa rétrospective de l'un des maîtres du cinéma, Ingmar Bergman. Penchons nous aujourd'hui, sur L'Heure du loup. Une oeuvre introspective, onirique, portant sur l'artiste et ses peurs, et qui comme Persona, détient une place toute particulière dans la filmographie du cinéaste.

Fanny et Alexandre : le film testament d’Ingmar Bergman

Regardez le monde avec les yeux d'Alexandre, filmé par la caméra de Bergman dans le chef-d'oeuvre Fanny et Alexandre. 4 Oscars, un film testament.

Les Fraises Sauvages, d’Ingmar Bergman, introspection sensible et onirique

La rétrospective Ingmar Bergman continue avec une oeuvre essentielle du cinéaste suédois, Les Fraises Sauvages nous emmène dans un véritable road movie introspectif rempli d'émotion et de lucidité où les habitués Victor Sjöström, Ingrid Thulin et Bibi Andresson se donnent la réplique.

Persona (1966), d’Ingmar Bergman : le cinéma comme remède

Persona prend une place particulière dans la filmographie de Bergman : c'est l'œuvre qui lui sauva la vie, dit-il. Retour sur une autopsie psychologique confondante, qui mêle réflexions sur le langage, la maternité, l'identité et le cinéma lui-même. Difficile d'en sortir indemne.

Le Septième Sceau (1957), d’Ingmar Bergman : la désacralisation de la mort

Le Septième sceau d'Ingmar Bergman est l'une de ses œuvres majeures, car elle cristallise ses thèmes les plus profonds et récurrents que sont la religion, la mort, l'imagination. Un film intemporel à (re)découvrir de toute urgence.

Sourires d’une nuit d’été d’Ingmar Bergman, une comédie rose et noire

Parmi les innombrables oeuvres d'Ingmar Bergman, Sourires d'une nuit d'été fait office d'une belle porte d'entrée. Primé à Cannes en 1956, le film montre un côté plus léger du cinéaste suédois, entre marivaudages et inspiration shakespearienne.

Julieta, un film de Pedro Almodovar : critique

"Julieta" est le récit d'une mère en quête de sa fille. Un drame coloré mais tout en retenue servi par un retour d'Almodovar à ses premiers amours. Si le rouge domine, le bleu de la mer n'est jamais bien loin. Présenté à Cannes en Compétition officielle, le film sort en salles le 18 mai 2016.

Rétrospective Pedro Almodóvar : Talons Aiguilles

Trancher à vif les sentiments amoureux pour en faire ressortir la souffrance et la complexité, tourner et retourner les fines protections qu'on se forge...

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« L’Oiseau chanteur » : violences silencieuses

Dans "L’Oiseau chanteur", Désirée et Alain Frappier plongent le lecteur dans un univers où les prénoms disparaissent, où les gestes d’amour se font rares et où la peur dicte l'existence. Dans ce roman graphique dur mais poétique, ils racontent une enfance marquée par la maltraitance, l’inégalité et la domination familiale, tandis se traduisent ces blessures en un somptueux noir et blanc, créant un récit à la fois dérangeant et profondément émouvant.

« Pour qui sonne le glas » : l’ombre de la guerre

En 1940, Ernest Hemingway publiait "Pour qui sonne le glas", un roman inspiré de ses années de correspondant en Espagne, où l’amour et la mort se mesurent à l’aune de la guerre civile. Aujourd’hui, Jean-David Morvan et Pierre Dawance transposent ce chef-d’œuvre dans un roman graphique qui conjugue fidélité au texte et audace visuelle.

« L’Odyssée » renaît dans une édition collector

À l’approche de l’adaptation cinématographique annoncée par Christopher Nolan, "L’Odyssée" d’Homère s’offre une nouvelle vie éditoriale. Les éditions La Découverte republient en effet la traduction de Philippe Jaccottet dans une version collector. Une manière de rappeler qu’Ulysse n’a jamais cessé de voyager parmi nous.

« Cheyenne » : au cœur des grandes plaines

À travers les teintes délicatement délavées d’une aquarelle, Patrick Prugne nous immerge dans un monde états-unien où l’immensité des plaines annonce un terrible massacre. Juin 1864 : deux frères métis, Charley et George Bent, rentrent au ranch familial du Colorado après avoir été prisonniers de l’armée de l’Union. Entre un père médiateur respecté par les tribus cheyennes et une mère amérindienne restée au cœur de sa communauté, ils se trouvent à un carrefour existentiel, dans un territoire gorgé de violence sourde.

« FIFA Connection » : Gianni Infantino, plus que le football ?

Dans "FIFA Connection", le reporter Simon Bolle dresse le portrait d'un dirigeant hors norme : un fils d'immigrés devenu ami des autocrates, chef d'état fantôme d'une organisation plus puissante et opaque que jamais.