"Yi Yi", ultime film d’Edward Yang, déploie une fresque sensible où une famille taïwanaise traverse doutes, silences et bouleversements intimes. À travers Taipei en mutation, le cinéaste explore la modernité, la transmission et les angles morts de nos existences. Cette analyse revient sur la puissance émotionnelle, la précision formelle et l’héritage durable de ce chef-d’œuvre.
Dans "Mahjong", Edward Yang transforme le Taipei des années 1990 en un labyrinthe urbain où argent, illusions et identités en dérive s’entrechoquent. Satire féroce d’une mondialisation naissante, le film dévoile des êtres dispersés comme des tuiles, en quête d’amour, de sens et de ce que l’argent ne pourra jamais acheter. Un portrait lucide, nerveux et profondément humain.
À travers "Confusion chez Confucius", Edward Yang dépeint un Taipei en pleine métamorphose, où modernité, ambition et valeurs traditionnelles s’entrechoquent. Entre satire sociale, portraits intimes et quête d’indépendance, le film explore le travail, l’art, les relations et les fractures d’une société qui évolue plus vite que ceux qui la vivent. Une fresque lucide et poétique sur l’identité taïwanaise face à la modernité.
Avant que le Festival de Cannes 2019 ne déroule son tapis rouge, Le Magduciné vous propose de revenir en avril sur quelques unes des plus prestigieuses Palmes d’or. L'occasion de s'intéresser aujourd'hui à Apocalypse Now, l’œuvre maudite mais somme toute magnifique de Francis Ford Coppola.
Yamashita préfère s'entretenir avec son anguille qu'avec la belle Keiko qui n'a pourtant d'yeux que pour lui. Est-ce parce qu'il craint de reproduire le crime qu'il a commis huit ans plus tôt ou parce que son appréhension des femmes l'emporte sur son désir d'homme ? Un film, entre fable et thriller, qui entretient le mystère.
Avant que le Festival de Cannes 2019 ne déroule son tapis rouge, Le Magduciné vous propose de revenir en avril sur quelques unes des plus prestigieuses Palmes d’or. L'occasion de s'intéresser aujourd'hui à Mission, un fabuleux drame historique réalisé par Roland Joffé.
Alors que le Festival de Cannes 2019 va bientôt ouvrir ses portes dans quelques semaines, Le Magduciné a décidé durant le mois d’avril de mettre en avant les palmes d’Or qui ont le plus marqué ses rédacteurs. Aujourd’hui, retour sur Elephant de Gus Van Sant : un chef d’œuvre à la pureté inégalable.
La Leçon de piano est un chef d'oeuvre du cinéma aussi beau que problématique, le symbole d'un Festival souvent contradictoire qui offre ses plus grands moments de septième art et ses plus grandes polémiques en matière de bienséance dans l'art.
Là où un cinéaste comme James Gray arrive à faire cohabiter l'élégance des traits et des effets avec la rugosité des tensions, Clint Eastwood est devenu durant quelques films, un cinéaste un peu frileux, qui ne connait pas le contre-pouvoir des idées et insère son cinéma dans une aspiration « naphtaline » qui n’est pas des plus probantes. Ce J. Edgar en est la preuve.
En signant Invictus, Clint Eastwood opère une étonnante jonction au reste de sa filmographie, en dépeignant un homme pour qui l'échec n'a jamais été une option, qui est resté fidèle à ses valeurs, qui a campé sur ses positions quitte à changer la face de son pays pour toujours, et ce uniquement grâce à un ballon. Une histoire incroyable qui a le chic d'être constamment rattrapée par la simplicité de l'ensemble, lui conférant ainsi grandeur, classicisme, sobriété et malice. Un grand film !
Gran Torino est un des meilleurs films de Clint Eastwood. Sous une apparence simple, il véhicule de nombreuses thématiques complexes telles que la culpabilité, la rédemption, le sacrifice, le courage et l'action. Un film réussi plein d'autodérision et d'humour.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »