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Leones de Jazmín López : Critique du film

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Leones de Jazmín López : une cinéaste sous influences cinématographiques

Leones de la jeune réalisatrice argentine Jazmín López suit les pérégrinations de cinq jeunes adultes perdus désorientés, s’enfonçant par un bel après-midi, dans une forêt au décor époustouflant.

Ce film argentin s’inscrit dans une expérimentation à la Gus Van Sant avec ses économies de plans et ses rythmes lents. Leones est un film sous influences on remarquera la partie de volley sans balle rappelant Blow-Up de Michelangelo Antonioni en passant par Virgin Suicides et Elephant. 

Pour en apprécier la beauté, mieux vaut rentrer dans ce film loin de tout discours social, car en termes d’action il ne se passe pas grand-chose et les traits des personnages restent flous. On part d’une vague histoire d’accident de voitures aux conséquences surnaturelles.

Leones est une métaphore sur le passage vers l’âge adulte, cette longue marche dans une forêt enchantée est un prétexte pour mettre en scène la souffrance que présente le passage à l’âge adulte, cet entre-deux mondes où l’enfance est mise à mort.

Ranger dans la catégorie fantastique ce film fait penser plutôt aux nouvelles des écrivains argentins Borges ou de Cortazar, sous entendant l’existence d’un autre monde derrière la réalité apparente.

Ce film ressemble à un exercice de style, des têtes vues de dos traversant une forêt enchantée, des plans sur des paysages sublimes, une caméra qui passe d’un personnage à l’autre sans s’y attarder, filmant indifféremment personnages et décor sur le même niveau.

Toutefois, ce film n’a pas de scenario, pas d’intrigues, les personnages sont insipides, c’est monotone trop lent, soporifique…

Certes, certaines séquences sont très belles, comme la prise sur ce sublime champ de fleurs, mais ça reste un film ennuyeux, un pseudo thriller onirique trop contemplatif. C’est une errance, un tableau bucolique à voir si on aime les voyages intérieurs.

Ce périple vers le monde des grands se termine sur une musique du groupe Sonic Youth, Do you believe in rapture, un morceau mélangeant douceur et âpreté à l’image de la métaphore développée dans le film Leones avec une petite note d’espoir que l’on retrouve dans ce refrain.

Do you believe in his sweet sensation
Est ce que tu crois en cette douce sensation
Do you believe in second chance
Est ce que tu crois en une seconde chance
Do you believe in rapture babe
Crois tu au ravissement, ma chérie

Synopsis : Un groupe de 5 jeunes perdus en forêt, à la recherche d’une maison de campagne qu’ils ne trouvent pas. Entre jeux de mots et séduction, ils s’amusent à franchir les frontières de l’âge adulte. Mais au fur et à mesure de leur avancée, surgissent les indices d’une terrible vérité.

Fiche technique

Un film de Jazmin Lopez
Genre(s) : Fiction – Durée : 1 h 22 min
Sortie en France : 07/08/2013
Année de production : 2012

 

 

 

The Pacific, une série d’enfer débarque sur France 2

The Pacific : Une plongée vertigineuse dans les abîmes de la guerre

Band of Brothers : L’enfer du Pacifique débarque sur France 2, en  prime-time à partir du 14 août 2013

Notre  célèbre duo de cinéastes, après Band of Brothers « Frères d’armes », produit pour la seconde fois une série sur la seconde guerre mondiale, s’intéressant cette fois ci à la guerre contre le Japon en se basant sur les livres écrits par Robert Leckie et Eugene Sledge narrant les grands combats du Pacifiques à travers l’histoire de trois personnages : le caporal Sledge (Joe Mazzello), le soldat Robert Leckie (James Badge Dale) et le sergent Basilone (Jon Seda). The Pacific que l’on verra à partir de dimanche le 14 Août sur France 2 sous le titre Band of brothers : l’enfer du Pacifique, un choix marketting risqué, prêtant à confusion, les téléspectateurs pouvant croire à une rediffusion de la série Band of Brothers.

Dans la lignée des Band of Brothers produite pour 125 millions de dollars par Steven Spielberg et Tom Hanks, une série visuellement époustouflante raflant six Emmy Awards et un Golden Globe, le duo continua avec un budget de près de 200 millions de dollars soit un an de tournage, des centaines de figurants, la reproduction de batailles historiques impliquant les 1ère et 5ème Divisions de Marines (Guadalcanal, Peleliu, Iwo Jima ou encore Okinawa), le tout dans une ambiance militaire authentique.

Cette authenticité se traduit par la retranscription de l’horreur de la guerre et ses traumatismes psychologiques ainsi que les difficultés physiques auxquelles ses soldats ont dû faire face. Un quotidien réaliste, tout y est, la nourriture infecte, la crasse, la peur, la boue, le sang, le vomi et les balles qui pleuvent autour de gamins terrifiés.

the pacific band of brother traumatisme guerreDerrière l’aspect visuel, avec ses belles images, ses décors somptueux et sa magnifique musique, The Pacific témoigne surtout d’une réalité historique de ce qu’est l’enfer de la guerre, c’est à dire  les conséquences de la guerre sur des hommes projetés dans un monde de chaos et de sang. La série à pour mérite d’explorer le terrain émotionnel de la guerre sur ces soldats, avec ses effets destructeurs sur le mental et le corps en se concentrant sur le quotidien de trois personnages centraux, tous impeccables dans leurs rôles.

Personnages Principaux de la série The Pacific

Eugene « Sledgehammer » Sledge  (Joseph Mazzello) Eugene B. Sledge, après s’être enrôlé en décembre 1942, il est première classe lors de la guerre du Pacifique, et deviendra Caporal après-guerre, où il écrira ses mémoires.

John Basilone John Basilone (Jon Seda) Le sergent John Basilone est un des personnages centraux de cette histoire. Engagé dans le corps des Marines dès 1940, il recevra la médaille d’honneur pour son comportement lors de la bataille de Guadalcanal…

Robert Leckie Robert Leckie (James Badge Dale) Engagé dans la 1ère Division de Marines le jour suivant l’attaque de Pearl Harbor, le première classe Robert Leckie est le mitrailleur de son unité. Après-guerre, il écrira ses mémoires, tout comme Eugene Sledge.

Fiche Technique

Titre original : The Pacific
Durée : 50min. ( 22H25 – 23H15 )
Genre : Série – Historique
Origine : Etats-Unis
Année de réalisation : 2009
Réalisation : Timothy Van Patten
Scénario : Bruce C. McKenna
Casting : On retrouve de nombreux comédiens du petit écran dans cette distribution James Badge Dale « 24 heures chrono, Rubicon » dans le rôle du Première Classe Robert Leckie, Ashton Holmes « Boston Justice »  dans le rôle de Sidney Phillips, Jon Seda  «  Homicide, New York 911, Oz, Juste cause » dans le rôle de John Basilone.

William Sadler (Colonel Lewis «Chesty» Puller), Isabel Lucas (Gwen), Penny McNamee (Hope), Cariba Heine (Phyllis), Jacob Pitts (Bill «Hoosier» Smith), Matt Craven (Dr. Grant), Joseph Mazzello (Caporal Eugene «Sledgehammer» Sledge)Jon Bernthal (Sergent Manuel Rodriguez), Joshua Bitton (Sergent J.P. Morgan), Tom Budge (Ronnie Gibson), Linda Cropper (Mary Frank Sledge).

Steven Spielberg : Une troisième série sur la guerre

Selon le site Deadline, les deux cinéastes Spielberg et Tom Hanks vont unir leurs talents une troisième fois pour la chaîne américaine HBO. En effet les deux cinéastes vont prochainement produire une nouvelle série sur la Seconde guerre mondiale.

Inspiré de l’ouvrage de l’historien Donald L. Miller, « Masters of the Air », cette nouvelle série sans titre officiel, se focalisera sur l’armée de l’air, et plus précisément de l’escadron Mighty Eighth. Avec cette nouvelle mini-série, la chaîne HBO compte bien renouveler le succès des deux séries précédentes. L’adaptation est confié par celui qui a signé le scénario de The Pacific et Band of Brothers Graham Yost. Autant dire que l’évènement a déjà un sacré visage.

American Nightmare, de James DeMonaco : Critique du film

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American Nightmare : un petit thriller social d’une purge institutionnalisée

2022. Dans une Amérique rongée par une criminalité débridée et des prisons surpeuplées, le gouvernement a donné son accord pour qu’une fois par an, pendant 12 heures, le crime soit légalisé. Une nuit durant, cette purge permet aux citoyens de définir leurs propres règles et de faire leur propre loi, sans avoir à craindre d’éventuelles poursuites. Au cours d’une telle nuit hantée par la violence et le crime, la famille Sandin, nantie et appréciée du voisinage, semble prête. Elle a mis le système de sécurité en route, et se cloitre. Mais Charlie, le petit dernier aperçoit devant sa porte un SDF blessé et poursuivi, et décide de le laisser entrer. Dés lors, la maison est pris d’assaut par une bande d’hommes et de femmes masqués qui veulent récupérer l’homme pour le massacrerInterdit aux moins de 12 ans avec avertissement.

Quatre ans après le très bon Little New-York (2009), le réalisateur américain James DeMonaco [i] retrouve son acteur fétiche Ethan Hawke pour ce second film et change totalement de registre pour un huis-clos étouffant, et relativement captivant. American Nightmare, au petit budget de 3 millions de dollars, fut un immense succès au box-office américain, et bat déjà des records d’audience dans les salles françaises.

Doté d’un pitch des plus intéressants, et d’une charge politique indéniable, visible dès le pré-générique, le début de ce thriller d’anticipation est réussi dans ses premières 50 minutes, avant de devenir bêtement divertissant dans sa dernière partie sous forme d’un survival assez plat. Cette platitude réside tout d’abord gans le choix d’un casting qui dresse le portrait de personnages stéréotypés, manquant d’épaisseur, creux et univoques, ceux d’une famille américaine bien sous tous les rapports : Ethan Hawke (James Sandin) en gentil papa dans le droit chemin américain, insipide, sans charisme, et plutôt lâche ; Lena Headey (Mary Sandin), bien connue des fans de Game of Thrones, en mère protectrice aux relents de moralité ; Adelaide Kane (Zoey Sandin) en ado rebelle en pleine crise d’adolescence ; Max Burkholder (Charlie Sandin), joue le cadet désobéissant, courageux et geek, passionné de technologie high-tech.

Seul Rhys Wakefield, le chef du gang masqué, campe avec brio un psychopathe extravagant, bobo, et sadique, que n’aurait pas rejeté l’univers Kubrickien. Ensuite, la mise en scène fonctionnelle mais fade, ainsi qu’un scénario cousu de fil blanc, multipliant les invraisemblances, plongent American Nightmare dans un récit platonique, sans grand rebondissement et au dénouement prévisible. American Nightmare n’ose pas être terrifiant à l’instar de sa belle affiche, et DeMonaco ne parvient jamais à insuffler une véritable tension dans ce schéma de home invasion des plus banals à la Panic Room (2002), là où d’autres réalisateurs comme l’immense John Carpenter, auraient offert un grand moment de film d’horreur.

Toutefois, American Nightmare réussit à capter l’angoisse de l’époque face au crime, du fossé qui s’élargit entre les classes riches et pauvres, et du piège du capitalisme carnivore et propose au spectateur quelques amorces de réflexion sur la violence de nos sociétés modernes. Sans jamais réussir à atteindre l’ultra-violence d’Orange mécanique de Stanley Kubrick (1971), ou la lourdeur psychologique du Funny Games de Michael Haneke (1997), ni même les instincts les plus sombres du très réussi Battle Royale (2000) de Kinji Fukasaku (2000), American Nightmare, est un petit thriller social divertissant, mais qui passe totalement à côté de son ambition.

 American Nightmare : Bande-annonce

Fiche technique : American Nightmare

Titre Original : The Purge
Réalisateur : James DeMonaco
Acteurs : Ethan Hawke, Lena Headey, Adelaide Kane, Max Burkholder, Edwin Hodge…
Genre : Anticipation / Horreur
Année : 2013


[i] Scénariste capable du meilleur (Assaut sur le Central 13 de Jean-François Richet, 2005) comme du pire (Skinwalkers de James Isaac, 2006), James DeMonaco a grimpé les échelons en passant enfin derrière la caméra avec le très bon Little New York (2009). American Nightmare, son second long-métrage, est produit par Jason Blum connu pour les succès au box-office de la saga Paranormal activity, Insidious et également Sinister, 2012 (déjà avec Ethan Hawke)

 

Oggy et les Cafards swing du Jazz le plus rétro au romantisme Wagnérien

[Critique] Oggy et les Cafards

Mettre sur grand écran, ce pauvre chat tout bleu sans cesse à la poursuite de trois cafards, n’est pas chose aisée. Le format habituel de la série d’animation ne dépassant pas les 7 minutes, il a fallut donc relever le défi. Un challenge que le réalisateur contourne, en choisissant de faire se succéder quatre histoires à différentes époques. Nous retrouvons ainsi nos personnages préférées dans le Londres de Sherlock Holmes, au Moyen Age au temps des chevaliers, dans un univers préhistorique et, un univers intergalactique version Star Wars.

Sur le plan artistique, c’est une franche réussite avec des clins d’œil littéraires et cinématographiques à Cliffhanger, Ghost, Cendrillon, Prison Break…L’animation est fluide et le travail sonore remarquable, le tout sur une partition musicale très riche.

En conclusion, l’idée de faire plusieurs tableaux nous évite l’ennui  trop rapidement et les diverses références relève le niveau général. Oggy et les Cafards, un film d’animation cartoonesque à la Tex Avery que les fans de la première heure trouveront bien sympathique…

Synopsis : « Depuis la nuit des temps, deux forces s’affrontent en un combat perpétuel, total et sans pitié. Un combat dont nous ne soupçonnions pas l’existence malgré sa férocité. Ce choc de titans, cette lutte ancestrale, cette bataille qui perdure à travers les âges, ce n’est pas celle du bien contre le mal… C’est celle d’Oggy contre les cafards !« Oggy et les Cafards » est une adaptation d’une animation  française sur grand écran réalisé par Olivier Jean-Marie.

Oggy et les Cafards : Fiche Technique

Réalisateur : Olivier Jean-Marie
Genre : Famille, Animation
Nationalité : Français
Scénario : Olivier Jean-Marie, d’après les personnages créés par Jean-Yves Raimbaud
Directeur artistique : Jean Journaux
Directeur de l’animation : Didier Degand
Création graphique des personnages : Thierry Gérard. Montage : Patrick Ducruet
Montage musical : Philippe Vidor
Composition de la musique : Vincent Artaud. Compostions : « Artaud » (2004), « La tour invisible » (2007) et « Music from early times » (2010) et la Bo de « The Artist »
Superviseur du design sonore : Manuel Drouglazet
Producteur : Marc Du Pontavice
Production : Xilam Animation Les Zinzins de l’espace, Ratz, Lucky Luke et Oggy et les Cafards
Distributeur: Bac Films
Durée : 1h 20min
Date de sortie : 7 août 2013

Musique du film Oggy et les Cafards par Vincent Artaud

https://www.youtube.com/watch?v=pfz3WpyiaHo

Vincent Artaud transpose avec brio l’univers de la série Oggy pour le grand écran en ajoutant aux aventures épiques de notre chat bleu à travers les différentes époques, une musique pleine de mouvement passant du swing du jazz le plus rétro des années 20 au romantisme wagnérien. 

Lone Ranger, Naissance d’un héros de Gore Verbinski

Dix ans après Pirates des Caraïbes, le réalisateur Gore Verbinski s’attaque à une icone de la culture pop populaire américaine The Lone Range, le redresseur de tords masqué sur son célèbre cheval blanc Silver, avec l’aide d’un Comanche intelligent et placide, le célèbre Tonto (joué par Johnny Depp).

Dans les années 30, Lone Ranger a d’abord été un western radiophonique, puis télévisuel à partir des années 50. Il est fort probable qu’en Europe, on ne connaisse pas cette figure héroïque de la culture américaine. Signalons que le film Lone Ranger, la naissance d’un héros, n’est pas une histoire linéaire mais se base sur le récit d’un Tonto plus âgé, contant l’histoire de la naissance du légendaire justicier à un enfant qu’il confond avec Kemosabe.

Ce blockbuster de l’été au budget colossal près de 200 millions de dollars s’est fait littéralement descendre par les critiques, on peut lire dans le magazine Rolling Stone « Si vous vous attendez au pire, vous êtes en deçà de la réalité ». Or c’est l’un des blockbuster de l’été qui sort du lot, le scénario est bien ficelé, en effet  les dialogues sont plutôt bien écrits, certaines répliques croustillantes, le rythme tient la route même si on compte au début quelques lenteurs.

Visuellement Lone Ranger est un film aux décors superbes, un régal visuel, avec des plans simplement époustouflants. Le photographe Bojan Bazelli a su parfaitement mettre en avant les scènes d’actions, les magnifiques décors et les paysages naturels des réserves navajos.

Cette adaptation cinématographique signée Gore Verbinski, réalisateur de la saga Pirates des Caraïbes regorge d’humour, les scènes d’actions sont plutôt punchy, du genre cartoon Tex Avery de quoi vous scotcher sur votre siège.

L’Ouest Mythique

Dans ce western on comprend à quoi à pu servir le budget, non seulement les figurants sont nombreux, les rebondissements intéressants, et la reconstitution de l’Amérique des années 1800 est vraiment impressionnante. Des villes entières ont été recrées, des voies ferrées avec des trains grandeurs natures sans parler de ce magnifique troupeau de bisons que l’on voit lors de l’arrivée du héros dans la ville, tout ce décor année 1800, cette ambiance ouest mythique est merveilleusement bien filmé. Mêmes les costumes près de 1500, vieillis à l’aide d’un chalumeau reflètent cette période de l’histoire américaine.

l’Ouest mythique lone rangerLe casting est à la hauteur, Johnny Depp l’interprète du célèbre Capitaine Jack Sparrow, devient Tonto, ce personnage légendaire haut en couleur. L’acteur excelle d’ailleurs dans son jeu de comédien, il est incroyable, un saltimbanque brillant interprétant avec retenue cet indien fantasque.. . Quant à John Reid le Lone Ranger, interprété par Armie Hammer que l’on a pu voir notamment dans le film The Social Network dégage un certain charisme.

L’alchimie s’est opéré entre les deux acteurs, le duo principal fonctionne et donne naissance à des scènes très drôles et le méchant du film, Butch Cavendish, « William Fichtner », se fait vraiment détester…

Je ne comprends pas cette avalanche de critiques impitoyables, dans la longue série des blockbusters sortie cet été, ce n’est pas le film à jeter, bien que Lone Ranger ne soit pas le western de l’histoire du cinéma, ce film est loin d’être un daube, il y a quelques défauts bien sur mais le film a aussi de nombreuses qualités évidentes. C’est un bon divertissement, alliant paysages grandioses tournés dans des décors naturels et séquences faisant vraiment penser à un Cartoon.

Synopsis : John Reid, un Ranger du Texas, est abattu en patrouille par Butch Cavendish et sa bande, parmi les victimes, le frère de John. Miraculeusement en vie, le cours des événements le conduira à rencontrer le célèbre Tonto, un indien Comanche. De cette rencontre naîtra le fameux Justicier Lone Ranger, un mélange entre Robin des Bois et Zoro. Le film Lone Ranger, Naissance d’un héros,  nous entraîne dans les pérégrinations de ce duo de justiciers.

https://www.youtube.com/watch?v=L9DDCKVrZfU

Fiche Technique

Réalisateur : Gore Verbinski
Casting : Johnny Depp, Armie
Helena Bonham Carter, William Fichtner, Barry Pepper, Tom Wilkinson, James Badge Dale, James Frain, Ruth Wilson, Damon Herriman, Timothy V. Murphy, Mason Cook
Durée : 02h29
Titre orginal du film : The Lone Ranger Directeur
Décors : Jess Gonchor
Costumes : Penny Rose
photo : Bojan Bazelli

Musique : Hans Zimmer reprend la musique d’Enio Morricone et l’air de Guillaume Tell de Rossini qui faisait déjà office de générique pour la série.
Producteur : Disney/Touchstone
Distributeur : The Walt Disney Company France
Budget : $ 215,000,000
Box-office mondial : $ 147,571,000
Budget : $ 215,000,000

 

12 heures de Simon West : Critique du film

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12 heures de Simon West : Le classicisme sans prétention d’un braquage à l’ancienne

Après Le Pacte (2011), Effraction (2011) et Ghost Rider 2 (2012), Nicolas Cage ose le pari de 12 heures (Stolen), boudé par la presse française, et qui n’a rapporté que 300 000 dollars malgré un budget de 35 millions, au box-office américain.

Après Les Ailes de l’Enfer (1997), nous retrouvons le duo Cage/Simon West [i] dans cette course contre la montre infernale. L’histoire n’est pas sans rappeler l’excellent Taken de Pierre Morel (2008) où Liam Neeson, ancien agent secret, se transformait déjà en papa agité pour récupérer sa fille.

Malgré un scénario classique et une fin prévisible, 12 heures est un film d’action efficace aux scènes d’actions globalement réussies : braquage, cascades, et poursuites de voiture par des flics teigneux sont au rendez-vous. Sans commune mesure avec Braquage à l’italienne (2003) ou Ocean’s eleven (2011), l’interprétation de Nicolas Cage en cambrioleur flamboyant, sauve ce thriller sans grande prétention et aux invraisemblances assumées. On ne peut pas en dire autant malheureusement d’un Josh Lucas caricatural, grimé en barbu à la tignasse blonde et grasse, à l’allure de SDF, acnéique, unijambiste et aux trois doigts restants. Malin Akerman (Watchmen, 2009), en co-équipière fidèle, tire son épingle du jeu, et Sami Gayle  apporte un peu de fraîcheur à ce spectacle douteux.

A l’image de sa bande-annonce inadaptée, 12 heures est un thriller convenable, rythmé, mais qui manque d’intensité. Nicolas Cage n’est plus le génial Castor Troy et West  a perdu de sa nervosité dans la réalisation. 12 heures est trop peu surprenant pour emporter totalement l’adhésion.

Synopsis: Nouvelle Orléans. Trahi lors d’un hold-up qui a mal tourné, Will Montgomery (Nicolas Cage), un as du braquage, vient de purger huit ans de prison. Désormais, il est décidé à se ranger et à se consacrer uniquement à sa fille, Alison (Sami Gayle). Mais ses anciens associés, tout comme le FBI, sont convaincus que c’est lui qui a caché les 10 millions de dollars du butin. Pour récupérer le magot, Vincent (Josh Lucas), son ex coéquipier, véritable psychopathe, kidnappe Alison. En plein Mardis Gras, Will a 12 heures pour trouver la somme s’il veut libérer sa fille. Sa seule chance de la sauver est de reprendre du service avec l’aide de Riley (Malin Akerman), une voleuse aussi sexy que futée…

Titre original : Stolen
Réalisateur : Simon West
Acteurs : Nicolas Cage, Danny Huston, Josh Lucas
Genre : Action, Thriller
Nationalité : Américain
Date de sortie : 24 juillet 2013
Durée : 1h36mn


[i]  Simon West est connu pour Les ailes de l’enfer (1997) production Jerry Bruckeimer avec déjà Nicolas Cage. Il est également le réalisateur du carton surestimé Expendables 2, 2012.

Les Schtroumpfs 2 de Raja Gosnell : Critique

Après un premier opus fort bien réalisé, Raja Gosnell rempile avec Les Schtroumpfs 2 dans un genre qu’il connait bien, puisqu’il est à l’origine des deux premiers Scooby-Doo ainsi que du premier volet des Schtroumpfs.

Pour sauver la belle, tous les talents sont mis à l’œuvre, celle du Grand Schtroumpf, du Schtroumpf grognon, du Schtroumpf maladroit, du Schtroumpf coquet et de leurs amis humains Patrick (Neil Patrick David How I Met Your Mother), Grace (Jayma Mays Glee), leur fils Blue et leur beau-père Victor.

La Schtroumpfette se pose des questions sur son passé et se demande où est sa place… Il faudra toute l’ingéniosité des Schtroumpfs pour la convaincre que sa place est bien parmi eux, et pas avec les Canailles…

Cette seconde adaptation Hollywoodienne de la bande dessinée de Peyo, se passe presque entièrement dans notre monde plus exactement au cœur de la ville lumière Paris montrée sous ses plus beaux atours avec ses monuments célèbres et ses quartiers chics (la Tour Eiffel, la Concorde, L’avenue Montagne…).

Nos petits lutins bleus nous reviennent sous une mouture ultra modernisée grâce à une 3D relief avec des effets réellement épatants. Le scénario tourne principalement autour du passé de la Schroumpfette en pleine crise existentielle et attirée par la force obscure. Une part de son passé est dévoilée, le sorcier Gargamel (Hank Azaria) a créé la demoiselle dans le but de nuire à l’harmonie régnant dans le village des Schtroumpfs.

Hélas, ce deuxième film est en dessous du niveau du premier opus, les gags ne sont pas là, on a du mal à rire, c’est clairement une animation destinée pour enfants. Il ne faut pas s’attendre à un film réaliste, les effets spéciaux sont extrêmement bien faits et les photos très belles, elles sont lumineuses. Les adultes, trouveront les effets visuels, certainement très chouettes, de mêmes que quelques scènes d’actions, mais l’intrigue reste faible ! Encore une fois le scénario n’est pas travaillé, ça devient d’ailleurs l’un des gros problèmes du cinéma Hollywoodien, c’est fade, éculé, voire parfois complètement stupide.

L’écriture est juste ratée, c’est drôle de voir un Azrael disposant d’une page Facebook, mais ces petits clins d’œil à la technologie du 21eme siècle ne suffissent pas pour faire un bon film d’animation. Les gesticulations d’Azrael, ses grimaces à répétitions finissent par devenir ridicule, le surdosage des pitreries finit par lasser…

Même le casting provenant de sitcoms très appréciés comme (Glee, How I Met Your Mother et Modern Family) ne parvient pas à livrer une prestation digne de ce nom, c’est tiède et plutôt morne. En conclusion, une animation sans grande nouveauté, ratée sauf au niveau de l’animation et des images resplendissantes.

Synopsis : Cherchant désespérément à s’emparer de l’essence magique des Schtroumpfs, Gargamel a inventé les Canailles, de minuscules créatures. Afin que leur transformation en vrais Schtroumpfs soit complète, il lui manque encore la formule secrète que détient la Schtroumpfette. Poursuivant son plan diabolique, il charge Vexy une petite canaille de Gargamel de kidnapper la petite demoiselle et l’emmène à Paris …

Fiche Technique – Les Schtroumpfs 2

D’après la bande dessinée de Peyo

Réalisateurs : Raja Gosnell
Scenaristes : J.David Stem, David N. Weiss “Sherk 2, Jay Sherick “Zookeeper, le Héros des animaux”
Acteurs : Neil Patrick Haris « How I Met Your Mother » jayma Mays « Glee », Sofia Vergara « Modern Family » et Hank Azaria “Love, et autres drogues”
Genre : Animation

Casting Acteurs de doublage (Voix originales) Katy Perry Rôle : La SchtroumpfetteJonathan Winters Rôle : Le Grand SchtroumpfChristina Ricci Rôle : VexyJ.B. Smoove Rôle : HackusGeorge Lopez Rôle : Le Schtroumpf grognonAnton Yelchin Rôle : Le Schtroumpf maladroitJohn Oliver Rôle : Le Schtroumpf coquetShaquille O’Neal Rôle : Le Schtroumpf tranquille

Musique de Wolverine : le combat de l’immortel par Marco Beltrami

 Musique de Wolverine : le combat de l’immortel par Marco Beltrami

Marco Beltrami a suivi des cours de composition de musique de films dispensés par le maestro Jerry Goldsmith, dès 1996 il se fait connaitre par le succès Scream en 1996. Il est surtout Connu pour son travail  sur des films d’horreur tels que Mimic, des Resident Evil, Dark, la femme en noir et Sundance. Ami de longue date de Wes Craven, Beltrami a marqué sept des films du réalisateur depuis leur première collaboration sur Cri. Il a également composé la musique des deux derniers films Die Hard et A Good Day to Die.

Sa musique prend une dimension tragique sur le néo western 3 h 10 Yuma réalisé par James Mangold, une musique tragique, pour laquelle il obtient sa première nomination à l’Oscar de la meilleure musique. Sa collaboration avec James Mangold est à l’affiche pour Wolverine : le combat de l’immortel, une musique aux sonorités se conjuguant parfaitement avec l’idée que l’immortalité peut devenir durant un laps de temps un fardeau.

A Walk in the Woods une magnifique partition…

Play list Wolverine : le combat de l’immortel par Marco Beltrami

1 A Walk in the Woods
2 Threnody for Nagasaki
3 Euthanasia
4 Logan’s Run
5 The Offer
6 Arriving at the Temple
7 Funeral Fight
8 Two Handed
9 Bullet Train
10 The Snare
11 Abduction
12 Trusting
13 Ninja Quiet
14 Kantana Surgery
15 The Wolverine
16 The Hidden Fortress
17 Silver Samurai
18 Sword of Vengence
19 Dreams
20 Goodbye Mariko
21 Where To?
22 Whole Step Haiku
23 Yukio

Wolverine : le combat de l’immortel, critique du film

Wolverine : le combat de l’immortel, un film qui manque de bestialité, de fougue malgré les magnifiques paysages enneigés d’un Japon fleuri et les combats avec les samouraïs, yakuzas et autres ninjas

Une immortalité pesante pour ce super héros sans masque, une malédiction pour ce personnage torturé, l’offre du maître Yashida est-elle vraiment la voie ?

Je peux te rendre mortel

L’opus Wolverine : le combat de l’immortel puise ses sources dans la série de comics rédigé par Chris Claremont et Frank Miller, publiée en 1982, où il y fait la rencontre de Mariko Yashida au Japon.

Commençons par un petit mot sur le réalisateur James Mangold, ancien étudiant de Milos Forman, un de ses réalisateurs à la carrière éclectique, passant d’un genre à un autre sans aucun problème. Sa biographie cinématographique parle pour lui, il signe en 1997 l’excellent polar Copland, un thriller en 2003 Identity, en 2005 le drame Walk the Line retraçant la vie du chanteur de country Johnny Cash, en 2008, un western 3 h 10 pour Yuma, un remake d’un film réalisé en 1957 par Delmer Daves, en 2010 une comédie Night and Day ou Nuit et Jour …De toute évidence un réalisateur caméléon, capable de réaliser d’excellents films. Il a prit le relais suite à la défection de Romanek en 2011, le genre Supers héros est une première pour lui, ce qui peut expliquer que son Wolverine : le combat de l’immortel est un échec en demi-teinte.

Un échec partiel, ce n’est pas le fiasco complet mais presque, les producteurs et réalisateurs avant de penser pognon auraient dû commencer par lire les comics d’origines, pour s’imprégner des personnages afin de ne pas tomber dans le ridicule.

Et du risible il y en a dans ce film, prenons la culpabilité  de Logan, elle le ronge, il s’en veut d’avoir dû tuer Jean, ce sentiment aurait pu être retranscrit magnifiquement. Mais tout cela est montrée sans finesse, ces ellipses où il la voit en rêve ne rajoute rien et ralentisse un film déjà lent, après la scène du train on commence à sombrer dans l’ennui.

the wolverine avec jean grey

Le fardeau de l’immortalité

Pourtant, la première partie du film est assez intéressante, l’idée de montrer un Wolverine plus faible mentalement, un peu perdu avec un côté humain permet d’approfondir le personnage. Il est très difficile de juger un film, on voit un raté peut être en raison du manque de rebondissements, un rythme mal négocié, sans parler des dialogues entre  les personnages qui ne suscitent ni empathie ni intérêt, surtout les conversations entre Wolverine et Mariko, donnant juste envie de bailler, la pseudo-romance est trop  clichée, on dirait qu’ils n’ont rien à se dire.

Par contre, certaines scènes sont très belles, comme celles où Wolverine avance à côté d’un grizzly, Hugh Jackman est d’ailleurs convaincant en clodo hermite, la scène du Love Hotel est plutôt drôle. Quant aux scènes de combats, celle sur le toit du train est spectaculaire, on a bien affaire à un mutant avec des griffes en adamantium. Une autre scène de combat est plutôt bien vu, celle où les ninjas plantent des flèches à corde dans son dos pour l’arrêter.

Toutefois hors ses scènes, le reste des combats laisse à désirer, c’est trop mal chorégraphié, quant aux méchants, ils sont complètement inexistants, tous pareils et ratés surtout Vipère interprétée par l’actrice Russe Svetlana Khodchenkov, une super vilaine en cuir et latex copiée sur Poison Yvy.

Par contre le choix de prendre des acteurs locaux est une excellente idée, les deux actrices principales Tao Okamoto « Mariko Yashida » et Rila Fukushima « Yukio » sont très jolies et bonnes actrices.

De même que choisir le Pays Du Soleil Levant, comme cadre embellit le film, avec ses maisons typiques sous des flocons de neiges, sa nature, son calme et ses paysages sublimes trop peu portés à l’écran.

Ce film aurait pu être une grande réussite, l’idée d’un Wolverine contre des Samouraïs où des Shinobi est vendeur mais au final on aboutit à un film passable pour James Mangold, ça se laisser regarder sans faire décoller le spectateur de son siège.

Synopsis : Vivant comme un solidaire suite à la mort de Jean Grey, abattue par ses propres griffes dans X-Men : L’Affrontement final. Apres 7 ans Wolverine sort de sa retraite et est entraîné au cœur du Japon pour y rencontrer un ancien officier japonais, à qui il a sauvé la vie en 1945 lors du bombardement de Nagasaki. Ce dernier lui propose un marché : en échange de sa capacité à se régénérer, il lui propose la mortalité.

Fiche Technique

Date de sortie : 24 juillet 2013
Réalisé par : James Mangold
Avec : Hugh Jackman, Tao Okamoto, Rila Fukushima, Famke Janssen, Will Yun Lee, Hiroyuki Sanada, Hal Yamanouchi, Brian Tee
Durée : 2h 06min
Genre : Action, Fantastique
Nationalité : Américain
Budget : 100 000 000 $
Titre Original : The Wolverine
Distributeur : Twentieth Century Fox France

Rampart, d’Oren Moverman

Rampart : Le portrait psychologique d’une police violente, raciste et mysogine

Après avoir publiquement brutalisé un individu lors d’une interpellation, un officier de police, Dave Brown (Woody Harrelson) dont la réputation est déjà entachée, devient l’attraction médiatique locale, obligeant ses supérieurs à mener une enquête afin de montrer l’exemplarité des services de police.

Sa carrière étant remise en question, l’agent Brown voit sa vie familiale, au préalable fragile, prendre du plomb dans l’aile et le contraint à tenter de se racheter une conduite.

Co-écrit par le romancier James Ellroy, roi du polar, Rampart, le deuxième film d’Oren Moverman après The Messenger (2012), nous plonge dans le quotidien de Dave Brown, un officier de police de l’unité Rampart, violent, raciste et misogyne, interprété par le prodigieux Woody Harrelson, omniprésent, inquiétant et surtout diablement attachant malgré son personnage détestable, et à fleur de peau.

Nous sommes en 1999, à Los Angeles, l’affaire Rodney King est encore dans les esprits et Dave Brown, ce vétéran du Vietnam, ce flic ripou à l’ancienne, devient vite la cible de tout le monde : médias, police, et proches. Nous suivons avec attention et une certaine empathie la descente en enfer de ce flic perverti en quête de rédemption. Avant l’histoire, Rampart s’intéresse d’abord à la psychologie de son personnage et nous immerge en lui, à l’image d’un documentaire. La caméra de Moverman est proche de son personnage, sans concessions, pour mieux nous montrer son état intérieur, sa mise à nu.

De même, la mise en scène, étrange et âpre, focalise son intérêt sur la composition de Woody Harrelson. Malgré un rythme lent, l’histoire progresse de façon originale, avec un personnage principal qui n’est pas facile à cerner. Rampart est également riche par son casting d’excellence, jusqu’aux seconds rôles. Le spectateur a la surprise d’y découvrir Signourey Weaver, Robin Wright, Steve Buscemi et Ice Cube dans de petits rôles.

Mais chaque apparition est marquante, a du sens. On retrouve également Ben Foster, que l’on aimerait décidément voir plus souvent sur grand écran.Malgré une mise en scène maniérée, Rampart est un film policier intense, d’une grande noirceur, et à l’âpreté féroce, qui ne se regarde pas, mais qui se vit. Rampart est un film percutant, étouffant, une pépite mésestimée et magnifiée par un Woody Harrelson en état de grâce démoniaque. Une belle preuve que le polar sombre n’est pas mort a Hollywood !

Dans The Messenger, sorti seulement en 2012, et inédit dans les salles françaises, Oren Moverman expose déjà sa maitrise d’écriture et sa mise en scène, si particulière. Il dirige pour la première fois Woody Harrelson qui dans une interprétation délicate mais toujours juste, porte un regard intéressant et inédit sur la guerre en Irak.

Texas Chainsaw 3D, de John Luessenhop

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Texas Chainsaw 3D : Teen-movie horrifique, comédie macabre et juvénile

Après le reboot plutôt efficace signé Fede Alvarez de la saga Evil Dead, c’est au tour de la célèbre franchise Massacre à la tronçonneuse[i] de faire son retour au cinéma avec Texas Chainsaw 3D ! Mais il ne s’agit pas d’un énième remake ou reboot de la franchise, mais bien de la suite directe de l’original de 1974 réalisé par Tobe Hooper. Le générique d’introduction plutôt plaisant, s’illustre ainsi par une rétrospective du film de 1974, suscitant la nostalgie mais également l’espoir que cette séquel se montre à la hauteur, 39 ans après. Le réalisateur John Luessenhop (Takers, 2010) multiplie d’ailleurs les références au premier volet comme la venue d’un auto-stoppeur qui s’avèrera être un escroc, les crocs de boucher où Leatherface dispose ses victimes ou encore la fille qui se réveille une fois que le congélo est ouvert. Quelques clins d’œil plutôt sympas de premier abord !

Malheureusement, Luessenhop ne parvient jamais à instaurer une ambiance aussi glauque, malsaine et poisseuse que l’original, ni atteindre son réalisme saisissant, et ce malgré les litres d’hémoglobine déversés, et quelques scènes d’exécution brutalement sanglantes. Texas Chainsaw 3D n’est pas exempt de défauts, à commencer par un script convenu et prévisible, ainsi qu’une une galerie de personnages stéréotypés. Trey Songz, le black musclé, Tania Raymonde, la blonde dévergondée aux tenues légères ; le personnage de l’auto-stoppeur, incarné par Shaun Sipos, sorti tout droit d’une pub Hugo Boss ne sert strictement à rien malgré ses intentions douteuses, sauf à se faire exécuter le premier! D’ailleurs, toutes les exécutions sont beaucoup trop rapides : on n’a nullement le temps de se familiariser avec les personnages.

Keram Malicki-Sanchez est très effacé et n’attire donc pas l’attention. Scott Eastwood, fils de Clint, semble à l’aise pour l’un de ses tout premier grand rôle. Dan Yeager se voit octroyer le rôle de Leatherface, rôle qu’il a réussit à bien restituer dans la tradition d’avant le remake, c’est-à-dire un personnage plus humain, moins monstrueux et largement moins imposant. D’autres trouveront cependant qu’il n’a pas le charisme d’Andrew Bryniarski (le Leatherface des années 2000 d’1m96) ni même sa férocité effroyable. Alexandra Daddario (saga Percy Jackson), nouvelle héroïne brune, ayant la tête sur les épaules tout en étant rebelle, a beau déployer ses attributs mammaires, rien n’y fait ! Texas Chainsaw 3D est bourré d’aberrations scénaristiques et d’incohérences chronologiques, comme la scène du policier qui filme son intervention avec son i phone, ou l’âge de l’héroïne qui ne peut coïncider avec les évènements. A tout cela, se rajoute une 3D accessoire et un twist final ridicule.

Malgré son introduction prometteuse, Texas Chainsaw 3D n’est qu’une une comédie macabre et juvénile, un nouveau teen-movie horrifique au scénario faiblard, au déroulement sans panache, qui fait honte à la franchise culte. Aucun suspense, ni peur, ni angoisse ! Ce film est loin d’égaler l’ambiance pesante et malsaine de l’excellent remake de 2003 de Marcus Nispel, Massacre à la tronçonneuse, ni même la version honorable de Jonathan Liebesman, Massacre à la tronçonneuse : le commencement. A éviter !

Synopsis : Après le massacre de ses quatre amis, Sally était parvenue à échapper à l’épouvantable famille Sawyer. Les habitants de la petite ville de Newt, au Texas, avaient décidé de faire justice eux-mêmes, brûlant la maison de cette famille maudite et tuant tous ses membres, hormis un enfant, qui survit. Bien des années plus tard, à des centaines de kilomètres de là, une jeune femme, Heather (Alexandra Daddario), reçoit une lettre de sa grand-mère, dont elle ignorait l’existence jusqu’ici, lui léguant tous ses biens, dont un somptueux manoir victorien. Accompagnée de ses trois meilleurs amis et d’un auto-stoppeur, elle part découvrir la magnifique propriété isolée. Heather ignore que son cousin Leatherface y vit caché et va vite comprendre que du fond des caves, l’horreur n’attend qu’une occasion pour surgir… Interdit aux moins de 16 ans


[i] En 1974, Tobe Hooper réalise l’excellent Massacre à la tronçonneuse. Douze ans plus tard, il réalise Massacre à la tronçonneuse 2, une parodie plutôt sympathique du premier opus. S’en suivront deux films beaucoup moins réussis : Massacre à la tronçonneuse 3 : Leatherface de Jeff Burr en 1990, et Massacre à la tronçonneuse : La nouvelle génération de Kim Henkel ou plus simplement les épisodes 3 et 4, en 1990 et 1994. En 2004, Marcus Nispel réalise Massacre à la tronçonneuse, un remake honnête du film original suivi, en 2006, d’un prequel de Jonathan Liebesman de ce remake Massacre à la tronçonneuse : le commencement. Enfin, Texas Chainsaw 3D, la version 2013, est quand à elle une suite directe de l’original de 1974.

R.I.P.D. Brigade Fantôme, un blockbuster bêtifiant

R.I.P.D. Brigade Fantôme : Production Hollywoodienne du muscle, des boobs et des effets visuels

Adapté d’un comic book écrit par Peter M. Lenkov, édité par Dark Horse. R.I.P.D est un mélange entre action et comédie, avec quelques scènes plutôt drôle, même si de toute évidence le scenario ne brille guère par sa construction narrative et qu’il décevra les fans de la bande dessinée.

R.I.P.D  : un blockbuster fantomatique

Le film reprend la recette du Buddy cop comédie, au goût de déjà vu, l’éternel jumelage du jeune flic et du vieux flic, basée sur l’idée d’une alchimie entre deux acteurs principaux comme dans l’arme fatal et maints autres films. Même si Jeff Bridges a une présence certaine, il est plutôt bon dans son rôle de vieux briscard hilarant, mais le film pêche par une construction sans surprises. Quant à Ryan Reynolds, son jeu est plutôt terne et Kevin Bacon incarnant le méchant flic mort vivant n’a jamais vraiment le temps de jouer, d’exprimer son rôle de méchant.

Une fois les premières 45 minutes passées, nos héros doivent stopper l’invasion de la Terre, et bien sur la menace vient d’un portail venant du ciel. Évidemment là aussi un effet au goût de déjà vu, Man of Stell, Transformers 3, Avengers 3, ces éternels portails au-dessus de ses villes américaines aux immenses gratte-ciels, est plutôt esthétique visuellement même si récurrent. Il faut dire que ce type d’effet visuel semble presque attendu par le spectateur, l’idée du ciel qui vous tombe sur la tête est une des peurs ancestrales parfaitement ancrée dans l’esprit.

Reste un constat lui aussi trop répétitif dans le monde des blockbusters et R.I.P.D ne coupe pas à cette tradition hollywoodienne. Comme d’habitude, le scenario est bâclé, les gags ne sont pas toujours au top, même si on peut trouver une où deux scènes assez drôle comme celle de la course poursuite en plein centre ville contre une sorte de bidendum et les avatars de nos chasseurs de fantômes (une bimbo pour Bridges et un vieux chinois pour Reynolds). Notons au passage l’apparition de Robert Knepper que l’on a vu dans Prison Break et plus récemment dans la série Cult, il incarne dans R.I.P.P, le rôle d’une de ses âmes n’ayant plus rien à faire sur terre.

R.I.P.D utilise des parts de recettes en mettant un zeste de Beetlejuice, de Ghostbuster, voir même de Men in Black, un tandem au diapason , admirablement incarné par Will Smith et Tommy Lee Jones, mais qui dans le cas de R.I.P.D tombe à plat. Les répliques, elles aussi tombent dans le vide, les gags n’ont pas été vraiment travaillés…

Ce titre résume parfaitement la longue liste de blockbusters ratés, il serait peut être temps qu’Hollywood se réveille et fasse des scénarios digne de ce nom en présentant de meilleurs produits. L’excuse consistant à penser qu’un film pour plaire aux adolescents, adultes, aux différents types composant la population doit être fade n’est rien d’autre que du mépris, envers cet art mais aussi envers les spectateurs, clairement pris pour des crétins. En mettre plein la vue, en oubliant le scenario, la direction artistique, dangereux pour la diffusion de la culture américaine dans le monde sur le long terme. Ne nous leurrons pas le cinéma est aussi un commerce, mais cela devient alarmant lorsque le côté commercial détruit l’art. Or c’est le cas avec ce déferlement de blockbusters bêtifiants sans aucune originalité, et le problème est qu’ils sont la majorité tandis que les blockbusters dits intelligents comme The Dark Knight, Matrix, Equilibrium sont de plus en plus rares.

En conclusion on pouvait s’attendre à mieux, il y avait de la matière et un budget confortable de 130 Millions de dollars. R.I.P.D est à voir si vous aimez les films au rythme rapides, sans messages, une désinvolture sans prises de têtes à consommer avec modération. Il est en effet divertissant, sympathique d’aller voir un de ses films de temps en temps, mais là, c’est une horde de blockbusters bêtifiants ou même les scènes d’actions ne sont pas à la hauteur.

Synopsis : L’agent Nick Walker, est abattu par son coéquipier et se retrouve dans l’au-delà, engagé par la RIPD, (Rest in Peace Department) une brigade fantôme composée d’officiers morts chargée de chasser les esprits néfastes du monde des vivants. Nick fera équipe avec le vétéran Roycifus….

Fiche Technique : R.I.P.D. Brigade Fantôme

Titre original : R.I.P.D
Réalisateur : Schwentke Robert
Acteurs : Kevin Bacon, Ryan Reynolds, Jeff Bridges, Mary-Louise Parker
Genre : Comédie, Fantastique, Action
Date de sortie : 31 juillet 2013
Durée : 1h36mn
Scénariste : Phil Hay et Matt Manfredi
Collaboration au scénario : David Dobkin

Casting du film R.I.P.D

Jeff Bridges Rôle : Roy Pulsipher et Marisa Miller Rôle : L’avatar de Roy
Ryan Reynolds Rôle : Nick Walker James Hong Rôle : Grand-père Chen/L’avatar de Nick
Kevin Bacon Rôle : Bobby Hayes
Mary-Louise Parker Rôle : Procter
Stephanie Szostak : Rôle : Julia
Robert Knepper : Rôle Stanley Nawlicki