The Pacific, une série d’enfer débarque sur France 2

The Pacific : Une plongée vertigineuse dans les abîmes de la guerre

Band of Brothers : L’enfer du Pacifique débarque sur France 2, en  prime-time à partir du 14 août 2013

Notre  célèbre duo de cinéastes, après Band of Brothers « Frères d’armes », produit pour la seconde fois une série sur la seconde guerre mondiale, s’intéressant cette fois ci à la guerre contre le Japon en se basant sur les livres écrits par Robert Leckie et Eugene Sledge narrant les grands combats du Pacifiques à travers l’histoire de trois personnages : le caporal Sledge (Joe Mazzello), le soldat Robert Leckie (James Badge Dale) et le sergent Basilone (Jon Seda). The Pacific que l’on verra à partir de dimanche le 14 Août sur France 2 sous le titre Band of brothers : l’enfer du Pacifique, un choix marketting risqué, prêtant à confusion, les téléspectateurs pouvant croire à une rediffusion de la série Band of Brothers.

Dans la lignée des Band of Brothers produite pour 125 millions de dollars par Steven Spielberg et Tom Hanks, une série visuellement époustouflante raflant six Emmy Awards et un Golden Globe, le duo continua avec un budget de près de 200 millions de dollars soit un an de tournage, des centaines de figurants, la reproduction de batailles historiques impliquant les 1ère et 5ème Divisions de Marines (Guadalcanal, Peleliu, Iwo Jima ou encore Okinawa), le tout dans une ambiance militaire authentique.

Cette authenticité se traduit par la retranscription de l’horreur de la guerre et ses traumatismes psychologiques ainsi que les difficultés physiques auxquelles ses soldats ont dû faire face. Un quotidien réaliste, tout y est, la nourriture infecte, la crasse, la peur, la boue, le sang, le vomi et les balles qui pleuvent autour de gamins terrifiés.

the pacific band of brother traumatisme guerreDerrière l’aspect visuel, avec ses belles images, ses décors somptueux et sa magnifique musique, The Pacific témoigne surtout d’une réalité historique de ce qu’est l’enfer de la guerre, c’est à dire  les conséquences de la guerre sur des hommes projetés dans un monde de chaos et de sang. La série à pour mérite d’explorer le terrain émotionnel de la guerre sur ces soldats, avec ses effets destructeurs sur le mental et le corps en se concentrant sur le quotidien de trois personnages centraux, tous impeccables dans leurs rôles.

Personnages Principaux de la série The Pacific

Eugene « Sledgehammer » Sledge  (Joseph Mazzello) Eugene B. Sledge, après s’être enrôlé en décembre 1942, il est première classe lors de la guerre du Pacifique, et deviendra Caporal après-guerre, où il écrira ses mémoires.

John Basilone John Basilone (Jon Seda) Le sergent John Basilone est un des personnages centraux de cette histoire. Engagé dans le corps des Marines dès 1940, il recevra la médaille d’honneur pour son comportement lors de la bataille de Guadalcanal…

Robert Leckie Robert Leckie (James Badge Dale) Engagé dans la 1ère Division de Marines le jour suivant l’attaque de Pearl Harbor, le première classe Robert Leckie est le mitrailleur de son unité. Après-guerre, il écrira ses mémoires, tout comme Eugene Sledge.

Fiche Technique

Titre original : The Pacific
Durée : 50min. ( 22H25 – 23H15 )
Genre : Série – Historique
Origine : Etats-Unis
Année de réalisation : 2009
Réalisation : Timothy Van Patten
Scénario : Bruce C. McKenna
Casting : On retrouve de nombreux comédiens du petit écran dans cette distribution James Badge Dale « 24 heures chrono, Rubicon » dans le rôle du Première Classe Robert Leckie, Ashton Holmes « Boston Justice »  dans le rôle de Sidney Phillips, Jon Seda  «  Homicide, New York 911, Oz, Juste cause » dans le rôle de John Basilone.

William Sadler (Colonel Lewis «Chesty» Puller), Isabel Lucas (Gwen), Penny McNamee (Hope), Cariba Heine (Phyllis), Jacob Pitts (Bill «Hoosier» Smith), Matt Craven (Dr. Grant), Joseph Mazzello (Caporal Eugene «Sledgehammer» Sledge)Jon Bernthal (Sergent Manuel Rodriguez), Joshua Bitton (Sergent J.P. Morgan), Tom Budge (Ronnie Gibson), Linda Cropper (Mary Frank Sledge).

Steven Spielberg : Une troisième série sur la guerre

Selon le site Deadline, les deux cinéastes Spielberg et Tom Hanks vont unir leurs talents une troisième fois pour la chaîne américaine HBO. En effet les deux cinéastes vont prochainement produire une nouvelle série sur la Seconde guerre mondiale.

Inspiré de l’ouvrage de l’historien Donald L. Miller, « Masters of the Air », cette nouvelle série sans titre officiel, se focalisera sur l’armée de l’air, et plus précisément de l’escadron Mighty Eighth. Avec cette nouvelle mini-série, la chaîne HBO compte bien renouveler le succès des deux séries précédentes. L’adaptation est confié par celui qui a signé le scénario de The Pacific et Band of Brothers Graham Yost. Autant dire que l’évènement a déjà un sacré visage.

Festival

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

Deauville 2026 : Test, la force fragile

Au contraire des films Hollywoodiens qui nous ont habitués à un bodybuilding viril souvent très macho, "Test" offre une plongée sensible au cœur du culturisme et ose briser les tabous. En s'inspirant de sa propre expérience, Brock Yurich incarne un athlète mal dans sa peau en quête d'affirmation. Un récit à fleur de muscles prodigieusement mis en scène.

Deauville 2026 : The Last Pickpocket in New York, les mains dans les poches

Comment survivent les voleurs à la tire dans notre société moderne ultra connectée, où l'argent est devenu virtuel et les téléphones des traceurs ambulants ? En partant de cette question simple, "The Last Pickpocket in New York" propose un polar urbain délicieusement rétro qui rend hommage aux classiques du genre. Porté par la performance impeccable de John Turturro, le film convainc plus par son atmosphère nostalgique que par son scénario ingénu.

Newsletter

À ne pas manquer

Salvation, un petit cru d’Emin Alper

En Turquie, la tension monte entre deux villages. Paranoïa et manipulations religieuses attisent la violence. Adoptant les codes des films de genre, Emin Alper ne parvient guère à convaincre, malgré une photographie de qualité, une interprétation impeccable et un final malin.

L’Âme des guerriers (1994), de Lee Tamahori : une tentative de réaffirmation identitaire

Œuvre sur le déclin culturel des Maoris, ce premier long-métrage de Lee Tamahori propose un portrait sans concession de la misère et de la violence dans lesquelles patauge une communauté déracinée. Aux côtés de La Leçon de piano de Jane Campion, sorti un an plus tôt, cette tragédie grecque doublée d’une œuvre choc a permis de mettre la Nouvelle-Zélande sur la carte du cinéma mondial.

La frappe : Sans les mots

La frappe explore avec une caméra au plus près des visages les cicatrices laissées par un père abuseur. Julien Gaspar-Oliveri signe une œuvre tendue et rugueuse, entre drame intime et chronique familiale. Un film qui déroute par son refus de trancher mais finit par séduire lorsqu'il renoue avec une narration plus ferme. Une proposition fragile, parfois monotone, mais qui s'essaye à une certaine forme.

Utu Redux : quand la vengeance devient un incendie sans fin

Le western maori de Geoff Murphy plonge dans la guerre de Te Kooti, tourné à cru dans le bush néo-zélandais. Entre villages incendiés, humour noir et camps jamais figés, le film capture un engrenage de vengeance coloniale où personne ne reste épargné, jusqu'à une scène finale qui vide le mot "utu" de son sens.

Smash Palace : au pays de la casse

Dans une casse automobile perdue en Nouvelle-Zélande, un ex-pilote confond amour et possession jusqu'à traiter sa fille comme un trophée. Son couple se déchire, son garage déborde de carcasses, et le paysage tout entier se referme sur lui comme un piège dont personne ne ressort.

Off Campus : les hockeyeurs mis à nu

Après le succès de "L'été où je suis devenue jolie", Prime Video offre avec "Off Campus" une nouvelle romance destinée aux jeunes adultes. La série relate les histoires d'amour de quatre amis hockeyeurs, partageant leur temps entre les études, les matchs et les conquêtes féminines. Malgré son déroulé très convenu, "Off Campus" compose une romance agréable à condition de l'accepter pour ce qu'elle reste : une série ado qui mise sur le sex-appeal de ses acteurs pour attirer ouvertement le public féminin. Oubliable, mais pas déplaisant.

Spider-Noir : dans les toiles de la Grande Dépression

Après des années de flops et de faux espoirs, Sony surprend tout le monde avec "Spider-Noir", disponible sur Prime Video. Nicolas Cage incarne un Spider-Man vieillissant et désabusé dans le New York de la Grande Dépression. Un polar élégant, une esthétique soignée, et une belle réussite qu'on n'attendait plus vraiment.

Harry Hole : Le Prince d’Oslo

Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.