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Jobs : un film sur un visionnaire qui croque la pomme

Jobs : Un anti héros Rebelle, Visionnaire, Enfoiré, Sensible et Milliardaire

Synopsis : Steve Jobs est célébré comme un concepteur de génie dont les inventions ont révolutionné notre façon de vivre et de communiquer. Il est aussi connu comme l’un des chefs d’entreprise les plus charismatiques et les plus inspirants qui soient. 
Mais qui connaît l’homme derrière l’icône ? Qui sait quel parcours humain se cache derrière la destinée de ce visionnaire d’exception ? De l’abandon de ses études universitaires au formidable succès de sa société, voici l’incroyable histoire de Steve Jobs, co-créateur d’Apple Inc., l’un des entrepreneurs les plus créatifs et respectés du XXIe siècle.

Steve Jobs, fondateur de l’entreprise à la pomme croquée, l’inventeur très controversé du Macintosh, derrière la commercialisation de l’Iphone et L’ipad est mort le 5 octobre 2011. Sa vie a fait l’objet d’une biographie officielle, écrite par Walter Isaacson. Depuis le 21 Août 2013, un premier film réalisé par Joshua Michael Stern retrace vingt années de la vie d’un visionnaire qui sans aucun doute a changé les méthodes de communication de la population à l’échelle mondiale.

Le genre biopic geek intéresse Hollywood puisque avoir raconté l’histoire de la création de Facebook, The Social Network réalisé par David Lynch, Jobs narre une partie de la vie de Steve Jobs, un homme convaincu que « Ceux qui sont assez fous pour penser qu’ils peuvent changer le monde sont ceux qui le font »

Jobs est interprété par un Ashton Kutcher qui nous livre une prestation plus que troublante, allant jusqu’à imiter certaines mimiques. Il est bon dans son rôle, car jouer un personnage aussi emblématique en avance sur son temps, mené par une intuition profonde, faire d’Apple «un statut social», est un vrai défi pour son jeu d’acteur plutôt défini par des rôles comiques linéaires . Incarner un personnage avec tant de facettes n’est pas chose aisée or Kutcher se transforme véritablement en Jobs : entre autres, la scène de la présentation de l’iPod est impressionnante !!

Quant au film lui même s’il souffre d’un manque d’action, d’une certaine lenteur et d’une forme de non prise de risque en donnant une vision parcimonieuse de certains aspects du personnage, bien que l’on puisse voir pas mal de choses sur la jeunesse de Jobs, l’avant Apple. On comprend aussi qu’il était d’un charisme hors du commun et qu’il avait une manière de diriger une entreprise en avance sur son temps selon l’adage « soit vous êtes avec moi soit contre moi. » Le film dans sa première partie met en avant la jeunesse de Jobs avant Apple, un étudiant lisant des bouquins sur le bouddhisme, un voyage initiatique en Inde, la prise probable d’LSD et le retour à la réalité : son boulot chez Atari, où il traite tout le monde de crétins.

Puis vient la rencontre avec Wozniak, (Josh Gad, un acteur vraiment très bon, une révélation) co-fondateur d’Apple, un ingénieur autodidacte, qui a inventé selon la légende dans un garage nommé Palo Alto : « Un lieu destiné à changer le monde pour toujours », le concept de relier tout en un c’est-à-dire clavier, carte-mère à un écran. En 1984 grâce au financement de l’entrepreneur et ancien ingénieur d’Intel Mike Markkula (Dermot Mulroney), il sort le premier ordinateur Macintosh.

Dans cette première partie, le film fait le portrait du caractère d’un homme complexe, passionné, arrogant, chiant machiavélique, lunatique, sensible en somme un génie visionnaire, transpercé par le feu sacré de la création.

Atmosphère Année 70

Un grand bravo à la production pour sa retranscription de cette période hippie, coupe de cheveux, mobilier, bagnoles, fringues colorés, musiqueTout y est et justement c’est le début de la création de l’empire Apple, avec ses jeux de chaises et l’introduction de la bourse, une arrivée qui change fondamentalement les relations humains.

Dans la seconde partie du film, certainement la moins intéressante du film Jobs, avec un passage trop rapide sur les coulisses de la Silicon Valley et une minute consacrée au problème que représente Bill Gates. Pourtant il s’agit là d’une partie très intéressante : les négociations, les coups retords entre ses deux businessmans impitoyables… En fait, certaines parties sont  survolées, notamment comment Jobs a « remonté » Apple après son retour aux affaires.

Résultat final : une fin qui laisse sur sa faim

Que l’on n’apprécie ou pas le personnage, Jobs est fascinant, c’est une légende et comme toute légende il est fantasmé. La réalité est plus complexe et les biopics ne peuvent retranscrire la vie d’un homme en 2 heures. Malgré tout, le film montre une part sombre, bien que certaines parties de sa vie soient occultées, son adoption, le vol de l’interface graphique avec la souris inventé par Xerox; on ne dit pas un mot sur Pixar, et on ne fait qu’entrevoir le dessin de l’Imac G3

Au final, les 30 premières minutes sont captivantes, mais le film tombe très vite dans des non dits. il laisse le spectateur sur sa faim. Le film s’arrête à mi chemin au moment même où Jobs allait changer nos habitudes et faire face aux plus grands défis de sa vie. Toutefois, bien que cela soit frustrant dans l’ensemble, Jobs reste un bon film retraçant le parcours d’un homme passionné avec une vision du futur technologique. Et bonne nouvelle, un deuxième biopic sur Steve Jobs serait en préparation, avec à la barre, le scénariste Aaron Sorkin (auteur du scénario de The Social Network).

Fiche technique Jobs

Date de sortie : 21 août 2013 (2h7min)
Réalisé par : Joshua Michael Stern
Avec Ashton Kutcher Rôle : Steve Jobs, Josh Gad Rôle : Woz, J.K. Simmons Rôle : Arthur Rock, Dermot Mulroney Rôle : Mike Markkula, James Woods Rôle : Jack Dudman, Lukas Haas Rôle : Daniel Kottke, Matthew Modine Rôle : Sculley…
Genre : Biopic, Drame
Nationalité : Américain
Distributeur : Metropolitan Film Export
Budget : 8 500 000 $

Red 2 de Dean Parisot

Red 2 le film  : une comédie où l’action est à l’honneur…

Synopsis : Lorsque l’agent retraité de la CIA Franck Moses apprend la mort de son ancien collègue Marvin, il se rend à son enterrement avec sa compagne Sarah, sans se douter qu’il va au-devant de gros problèmes… Arrêté et interrogé par le FBI au sujet d’un mystérieux « Projet Nightshade », il ne doit son salut qu’à l’intervention de Marvin qui avait simulé sa mort. Ils se lancent alors dans une course poursuite à travers le monde pour découvrir le secret du « Projet Nightshade ».

Retraités Extrêmement Dangereux

Quelques années après Red, nos Retraités Extrêmement Dangereux se retrouvent une fois de plus plongés dans une mission dangereuse malgré eux.

En 2010, Red a bénéficié d’une vague d’enthousiasme pour les comédies d’action où des papy-boomer’s, sont aussi performants et enthousiastes que de jeunes comédiens dans des rôles physiques tout en étant drôles.

Red 2 est un suite basée sur le concept d’agents secrets retraités reprenant du service. Bruce Willis revient dans son rôle de Frank Moses, un ancien black-ops agent de la CIA avec dans le rôle de sa petite amie, la jeune gal Sarah (Mary-Louise Park), une jeune femme qui va adorer ce monde où l’action est perpétuelle.

Red 2, c’est avant tout un globe-trotter, Londres, Paris et la Russie sont les lieux où fusillades, explosions, scènes de poursuite prodigieuses alternent avec des moments d’humours et des dialogues plutôt bien écrits, certains d’ailleurs résument bien ce film où il s’agit surtout de passer un bon moment tout en légèreté.

« Frank Moses : C’est un bâton de dynamite dans votre poche. Marvin Boggs : Je le garde pour les urgences. Frank Moses : Eh bien, c’est une sorte d’urgence, n’est-ce pas ? »

Nous retrouverons aussi Edward Bailey dans la seconde partie du film un (Anthony Hopkins), époustouflant dans un rôle de génie apparemment fou enfermé durant 32 ans dans une prison psy britannique tandis que (Catherine Zeta-Jones) interprète le rôle sexy d’un espion russe Katja l’ancienne flamme de notre héros, elle est « la kryptonite » de Frank.

N’oublions pas Victoria (Helen Mirren), un ancien agent du MI6 et le meilleur tueur à gage du monde le coréen Lee Byung-Hun avec son personnage de Han Cho Bai impressionnant aussi bien dans la conduite de sa Lotus, que dans les scènes de combats, notamment dans la scène d’action contre des policiers Russes dans une épicerie.

En conclusion, Red 2 (Retired, Extremely Dangerous), basé sur la bande dessinée écrite par Warren Ellis et Cully Hamner, n’est rien d’autre une comédie surannée, bourrée d’action du début jusqu’à la fin, un humour contagieux et bien-entendu un peu d’amour…

Fiche Technique – Red 2

Société de production : A di Bonaventura Pictures Production
Casting : Bruce Willis, John Malkovich, Mary-Louise Parker, Anthony Hopkins, Helen Mirren, Catherine Zeta-Jones, Byung Hun Lee, Brian Cox, David Thewlis, Neal McDonough
Réalisateur : Dean Parisot
Scénaristes : Jon Hoeber, Erich Hoeber
Producteurs : Lorenzo di Bonaventura, Mark Vahradian
Producteurs exécutifs : Jake Myers, David Ready
Directeur de la photographie : Enrique Chediak
Décorateur : Jim Clay
Concepteur des costumes : Beatrix Aruna Pasztor
Editeur : Don Zimmerman
Musique : Alan Silvestri

Les Flingueuses (The Heat) de Paul Feig : Critique d’une comédie déjantée

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Les Flingueuses de Paul Feig : un buddy movie au féminin

Après l’énorme succès de Mes Meilleures amies (2011), Paul Feig est de retour avec Les Flingueuses (The Heat), avec un scénario de Katie Dippold, abonnée à MADtv et Parks and recreation. Si l’idée de deux protagonistes que tout oppose, contraints de faire équipe, est un classique [i], cela fonctionne très bien ici.

Ce buddy movie au féminin est bien rythmé et doit sa réussite à son irrésistible duo d’actrices, dont la complicité est bien visible à l’écran : Sandra Bullock en experte bien élevée, coincée et minutieuse, mais surtout l’hilarante Melissa McCarthy (révélée dans Mes meilleures amies) dans la peau d’un agent volcanique et imposante, rebelle et roublarde. Melissa McCarthy, prête à sortir à tout moment un lance rocket ou une grenade de son frigo, vole ici la vedette à sa partenaire, comme elle la volait déjà à Kristen Wiig dans Mes Meilleures amies. On adore particulièrement la voir chercher les « couilles » de son patron devant un commissariat bondé. Ce tandem de choc réussit à dynamiter l’image que l’on se fait des flics en talons depuis la série Cagney et Lacey.

Ce petit duo explosif parfois caricatural, nous évoque sans l’atteindre, Rush Hour (1998) avec son duo masculin de flics. De même si l’humour, parfois grossier et souvent gras, est bien présent, en alternant parfois avec quelques scènes rares au ton plus sérieux, il n’égale en rien celui de Mes meilleures amies. Néanmoins, la mise en scène totalement ludique s’adapte parfaitement avec le ton du film décomplexé et à ses dialogues salés.

The Heat n’a d’autres prétentions que d’être une comédie loufoque et légère, à l’humour graveleux, et parvient à trouver son identité et son propre rythme. Ce film à sketchs réussi, à la bande-son très groovy, trouvera assurément son public.

Synopsis : Sarah Ashburn (Sandra Bullock) agent spécial du FBI, est une enquêtrice méthodique et psychorigide, détestée de ses collègues ; elle a la réputation d’être une pimbêche coincée mais brillante, qui se la joue « solo » sur le terrain. Shannon Mullins (Melissa McCarthy), agent de police de Boston, est considérée comme une grande gueule au vocabulaire fleuri, qui n’a peur de rien. Lorsque ces deux représentantes de la loi atypiques sont contraintes de faire équipe pour arrêter un baron de la drogue, elles se retrouvent à devoir lutter non seulement contre un puissant syndicat du crime, mais aussi et surtout contre l’envie de s’entretuer. La complicité voire l’amitié entre les deux policières, vont pourtant s’affirmer au fil de l’enquête…


[i] Le buddy movie est un genre cinématographique typiquement américain, qui faisait fureur dans les années 80 (Eddie Murphy, Mel Gibson); il consiste à placer dans l’intrigue principale deux héros très différents, souvent aux antipodes l’un de l’autre, qui doivent travailler ensemble et qui finiront bon gré mal gré, par s’entendre. Aujourd’hui un peu vieillot, le buddy movie reste un genre efficace souvent employé dans les comédies ou dans les films d’action.

Kick-Ass 2 de Jeff Wadlow : Critique

Kick-Ass 2, un flm bourré de délires, de violences, geek et complémentent déjanté

Synopsis : »L’audace insensée de Kick-Ass a inspiré une pléthore de vengeurs masqués autodidactes, le Colonel Stars & Stripes en tête, auxquels notre héros va s’allier pour patrouiller les rues de la ville et assurer la sécurité générale. Mais quand Red Mist, réincarné en Mother F***** , décide de s’attaquer à ces super-héros amateurs, seuls les sabres acérés de Hit Girl sauront les sauver de la destruction. » 
>L’esprit du film peut se résumer dans ses répliques cultes :

« Sois sage ou je te sors le c** par la bouche 

Ce n’est pas la force qui fait le super-héros, c’est le courage. »

D’après les comics « Kick-Ass 2 » et « Hit Girl », de Mark Millar et John Romita, Jr., nos héros amateurs sont de retour pour une nouvelle aventure trois ans après le premier opus. Ce second long métrage n’est pas réalisé par Matthew Vaughn mais par Jeff Wadlow, un réalisateur très influencé par Quentin Tarentino comme on peut le constater, le rythme est effréné et ne faiblit pas, de la première à la dernière séquence.

Une suite très trash drôle déjanté, Kick Ass (Aaron Taylor-Johnson), et Hit girl sont toujours aussi puissant et près à vaincre les plans du machiavélique mother f***** .

Kick-Ass 2 bien que corrosif à souhait et violent, n’en reste pas moins un divertissement, jouant avec les codes de célèbres justiciers masqués comme Batman Punisher et autres super héros. Même si le scénario est prévisible, l’action est omniprésente, avec un côté très fun, il y a des moments de franches rigolades.

Au niveau du casting, il y a une pléiade de nouveaux, mais c’est surtout les anciens qui se surpassent, Hit Girl alias Chloë Grace Moretz, la révélation du premier volet explose l’écran par son charisme, elle fait presque le film à elle toute seule. Jim Carrey est à mourir de rire, il est démentiel dans son rôledu Colonel Stars and StripesDonald Faison n’en est pas en reste, il est tout aussi hilarant.

Quant à notre super vilain, Red Mistle rebaptisé Mother Fucker, (Christopher Mintz-Plasse), un méchant toujours aussi sadique, assoiffé de vengeance. ..Il rassemble une équipe de vilains avec un look ridicule que l’on dirait sorti tout droit d’un comics des années 60.

JUSTICE FOREVER !!!

Plus fidèle aux comics, Kick-Ass 2 restaure un univers de supers héros de tous les jours dans une ambiance décalée, les scènes de combats sont explosives et les personnages attachants. Restez jusqu’à la fin et ne ratez pas la scène après le générique de fin « Maintenant, j’ai envie de devenir un super héros ! « .

Quant à la musique de ce film, elle renvoie du rêve avec d’excellents musiciens comme Jessie J chantant Hero où Hanni El Khatib entre autres. Apprécier la bande son…

« Kick-Ass 2 » Soundtrack Tracklisting

1. Carry You – Union J
2. Euphoria, Take My Hand – Glasvegas
3. No Strings – Eg White, Chlöe Howl
4. Motherquake – DJ Fresh VS Diplo feat. Dominique Young Unique
5. Yeah Yeah – James Flannigan
6. Nobody Move – Hanni El Khatib
7. Pussy Drop – Lemon
8. Dance – Danko Jones
9. A Minha Menina – The Bees
10. Bust Out Brigade – The Go! Team
11. Korobeiniki – Ozma
12. When The Saints Go Marching In – St. Snot
13. Danger – Marco Polo & Torae

Fiche Technique – Kick-Ass 2

Réalisé par : Jeff Wadlow.
Avec : Aaron Taylor-Johnson, Chloë Grace Moretz, Christopher Mintz-Plasse, Jim Carrey, John Leguizamo, Yancy Butler, Lyndsy Fonseca et Donald Faison.
Genre : Action, Comédie.
Nationalité : Américain.
Distributeur : Universal Pictures International France.
Durée : 1h43min.
Date de sortie : 21 août 2013.
Public : Interdit aux moins de 12 ans

 

Drôles d’oiseaux de Wayne Thornley : Critique du film

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Drôles d’oiseaux de Wayne Thornley : Un conte africain déplumant aux couleurs flamboyantes

Ici, l’animation met l’Afrique à l’honneur ! Premier long-métrage des nouveaux studios sud-africains de Triggerfish Animation, Drôles d’oiseaux de Wayne Thornley (Zambezia) marque la première incursion de l’Afrique du Sud dans le film d’animation. Avec un joli casting vocal et petit budget de 20 millions, le long-métrage de Wayne Thornley séduit d’abord par son rythme bien pensé, et l’usage malin de la 3D, qui donne l’impression de voler avec les personnages. Les protagonistes sont attachants et délurés, comme Gogo la Jabiru protectrice ou encore Ezee l’engoulevent charmeur ; le méchant quant à lui est une véritable saleté…

Cette animation dégage surtout une vraie beauté visuelle avec ses mille couleurs flamboyantes, ses paysages africains et les images extraordinaires du fleuve Zambèze en Afrique, mais aussi musicale, avec une bande son aux résonances africaines. Surtout destiné à un jeune public et soutenue par un scénario simple inspiré de Rio, la morale n’en n’est pas moins universelle : il faut accepter les différences, fuir ses a priori ; c’est toujours mieux de travailler ensemble et de s’entraider, l’union fait la force…

Si la problématique du héros est très proche de celle de Nemo des studios Pixar, il y a dans cette animation débutante, une conviction et de véritables moments de magie comme les parties nocturnes éclairées par une lune gigantesque et les vues quasi subjectives lors des courses poursuites aériennes. Un véritable voyage, une rêverie multicolore est offerte au spectateur.

Malgré ses imperfections, Drôles d’oiseaux est un film divertissant et très agréable, qui offre un bon moment d’animation pour toute la famille. Son humour, sa féérie et ses scènes de voltige suscitent la curiosité de la nouveauté ; Un très bon -début pour l’animation sud-africaine. Il faut espérer que Khumba, qui sortira dans quelques mois, et qui accentuera davantage ses racines sud-africaines, prouvera définitivement que Triggerfish mérite son surnom de Pixar austral.

Synopsis : Un jeune et impétueux faucon Kai s’ennuie dans la brousse austère, sous l’égide de son père Tendai, qui lui interdit de s’aventurer au-delà des frontières du Katungu. Kai rêve de découvrir le monde. Un jour, il apprend qu’au-delà du fleuve, bord des majestueuses chutes Victoria, se dresse la fantastique Cité des Oiseaux Zambezia, perchée sur un baobab géant. Débarquant en pleine effervescence des préparatifs de la Fête du printemps, il rencontre entre autres Jed, un oiseau oisif et farceur ainsi que la belle Zoe. A eux trois, ils vont découvrir que la cité est sous la menace d’une attaque des marabouts commandés par un lézard géant, et qu’ils sont les seuls à pouvoir en sauver les habitants. A partir de 6 ans.

 

 

Elysium de Neil Blomkamp : Critique cinéma

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Elysium : Une critique sociale d’un futur pas si éloigné de notre monde contemporain.

C’est clairement le blockbuster de l’année, largement au dessus de la moyenne de ceux que l’on a pu voir cette année, riche en films décevants. On peut évidemment reprocher à Elysium d’être une copie du brillant District 9, en reprenant le même thème de base, c’est-à-dire l’apartheid. Mais Elysium est bien plus, il s’agit de montrer les conséquences tragiques d’un système ultra libéral qui ne fait pas dans la dentelle, séparant clairement les gens selon leurs degrés de richesses. On peut d’ailleurs penser que le film traite d’une manière manichéenne ce problème, mais cela n’en est pas moins une réalité dérangeante. Dans les faits deux mondes se font face sans jamais se côtoyer, séparés par un mur infranchissable, celui de la ségrégation économique entre pauvre et riche comme dans le film Time Out.

Le sujet est en effet similaire mais abordé d’une manière différente, ceux que l’on peut voir dans Elysium n’est rien d’autre qu’une peinture de notre société actuelle, où la Terre devient un monde sans espoir s’étendant à perte de vue. Sur Terre vivent les damnés, la plèbe, ceux qui n’ont presque plus rien dans un univers où déportations, arrestations arbitraires, maladies, violences et famines sont le lot du quotidien, tandis que chez les nantis vivent sur une station spatiale construite pour être en orbite de la Terre, Elysium.

Une sorte d’Olympe spatiale pour des demi-dieux, vivant dans l’abondance et où guérir des maladies les plus graves est un acte presque banal. La critique sociale est très bien menée, Los-Angeles est décrite comme une gigantesque favela, un bidonville, une ruine où la mort peut sonner à chaque instant à votre porte. La crédibilité de cet univers apocalyptique est parfaitement décrite à travers l’ambiance d’oppression, d’étouffement. C’est sale, poussiéreux, on voit toute la misère, on ressent la pauvreté, la peine, la précarité de ses gens, prisonniers d’une terre ravagée par la pollution. Évidemment la politique de répression envers l’immigration clandestine est sans pitié, le monde des Élus, des Citoyens comme ils se nomment eux-mêmes, n’est pas accessible pour cette majorité sous peine de se faire exploser par les drones. Neill Blomkamp, le cinéaste sud-africain, dresse ici un portrait contemporain de notre monde, sa critique d’un monde où des systèmes sont mis en place sciemment pour vous faire croire que vous ne valez rien que le monde ne peut que fonctionner en ayant une large majorité de pauvres, de laisser pour compte, bien que si on y pense une seconde c’est certainement l’un des plus gros mensonges de la galaxie.

Des effets visuels époustouflants

L’aspect crade de Los Angeles est magnifiquement peint, ses plans de cette Terre ravagée rendent parfaitement l’ambiance de misère. Quant aux plans de la station orbitale ils sont magnifiques. Elyisum, ce paradis aseptisé, visuellement semblable au vaisseau de 2001, L’Odyssée de l’Espace de Stanley Kubrick est superbement filmé. L’ensemble du film est dopé par le design cyberpunks et les jeux vidéo comme Hallo. Elysium fait d’ailleurs penser à la Citadelle de Mass Effect. Et cerise sur le gâteau, les plans de l’Espace de la Terre sont également à tomber, c’est gigantesque, impressionnant surtout sur un écran de cinéma. Le film est violent, c’est gore et les scènes d’actions superbes, notamment, la fusillade dans la décharge, on peut bien sur reprocher la caméra tremblotante, mais cela apporte de la vélocité et du réalisme. C’est une SF sanglante, « dystopienne », décrivant un monde pas si éloigné que ça du nôtre !

Bien entendu on peut critiquer certains aspects comme l’écriture du film, trop prévisible, un scénario trop attendu, avec des personnages probablement stéréotypés. Toutefois Neill Blomkamp est un grand cinéaste avec un style propre et pour une première grande production à gros budget, c’est certainement un film à voir. On peut s’attendre à des corrections de la part de ce jeune cinéaste dans son prochain film « Chappie » un film plutôt satirique que politique (toujours avec Sharlto Copley).Coté casting, Matt Damon livre une performance physique incroyable, quant à Sharlto Copley, qui jouait déjà dans Discrit 9, il interprète un Bad Guy impitoyable, charismatique, un tueur terrifiant, un acteur qui promet. Ensuite Jodie Foster joue très bien son rôle de politicienne : elle fait penser à la dirigeante du FMI. Pour compléter la distribution nous retrouvons Alice Braga, Diego Luna et William Fichtner.

Musique du film Elysium

La BO est composée par Ryan Amon, du son comme dans Inception, et elle est juste aussi violente que le monde décrit par Neil Blomkamp.

C’est un vrai film de SF sombre dans la lignée d’un Blade Runner, d’un Mad Max, ou encore d’un Robocop, avec des effets spéciaux rendant l’univers crédible et réaliste. Bien sur le scénario aurait pu être meilleur, plus en subtilité dans sa description de cet univers riche/pauvre. Elysium ne fait pas dans la demi-mesure, mais quand on décrit un monde inhumain et désespéré où la majorité est considérée comme des non citoyens, on montre une réalité brutale, crade et sanglante.

Elysium : Bande-annonce

https://www.youtube.com/watch?v=oseeVF3qhgM

Synopsis : En 2154, il existe deux catégories de personnes : ceux très riches, qui vivent sur la parfaite station spatiale crée par les hommes appelée Elysium, et les autres, ceux qui vivent sur la Terre devenue surpeuplée et ruinée. La population de la Terre tente désespérément d’échapper aux crimes et à la pauvreté qui ne cessent de ne propager. Max (Matt Damon) travaille comme ouvrier, à L.A, une ville aux couleurs grises, dans une usine de la société Armadyne, qui fournit à Elysium une partie de sa technologie. Max DaCosta est accidentellement contaminé par des radiations et n’a plus que cinq jours à vivre. Sa seule chance de survie : partir sur Elysium, une station où la Secrétaire Delacourt (Jodie Foster) mène une politique sécuritaire. Avec l’aide de Spider (Wagner Moura), il devient une sorte d’androïde paré d’un exosquelette. Dans son désir de vivre, il s’en va pour Elysium, mais un enjeu beaucoup plus vaste va se jouer et Max, pourrait bien se métamorphoser en celui qui va sauver des millions d’être humains coincés sur une terre délabrée.

Elysium : Fiche Technique

Réalisateur : Neil Blomkamp
Scénario : Neil Blomkamp
Avec : Matt Damon, Jodie Foster, Sharlto Copley, Alice Braga, Diego Luna, William Fichtner, Faran Tahir…
Musique : Ryan Amon
Budget : 115 millions $
Producteurs : Simon Kinberg, Bill Block, Neil Blomkamp
Photographie : Trent Opaloch
Montage : Julian Clarke, Lee Smith
Direction Artistique : Nancy Anna Brown, Ross Dempster, Don Macaulay, Hania Robiedo
Décors : Peter Lando Syd Meal
Design : Philip Ivey, Syd Meal
Costumes : April Ferry
Distribution : Sony Pictures
Durée : 1h49
Genre : SF/Anticipation
Sortie en salles : 14 août 2013

États-Unis / Afrique du Sud – 2013

 

 

Low Winter Sun : la nouvelle série d’antihéros

Low Winter Sun : la nouvelle série d’antihéros rejoint  le club des séries dans le même genre d’AMC avec Breaking Bad et Dexter.

Après la vision du premier épisode de l’adaptation de la série britannique par AMC,  Low Winter Sun vous saisit par le revers et vous tire de force dans un monde d’intrigues avec ses antihéros complexes. La série a pour toile de fond, une ville en décomposition, en état de déliquescence, la ville de Détroit d’une beauté mélancolique.

Lugubre ville de Détroit

L’atmosphère sombre de cette série est d’ailleurs largement due à cette ville, Détroit une ville délabrée, ravagée par la faillite de l’industrie de l’automobile. Cette misère se palpe, elle a une réalité tangible brisant le rêve américain. Dans cette série la ville devient un personnage avec ses grands terrains vagues sinistres, ses ruelles bordées d’ordures, ses trottoirs défoncés et ses maisons brisées amplifiant l’ambiance d’une série noire à souhait.

La série s’inspire de la mini série anglaise du même nom de Channel 4, elle met en vedette Mark Strong (reprenant son rôle), David Costabile (Gale de Breaking Bad ) James Ransone de (The Wire), Lennie James (Jericho, Snatch, The Walking Dead)

Des acteurs aux jeux intenses insufflant de la vie aux personnages.

Bien entendu, le thème du « flic torturé » a été souvent abordé dans les séries, et on pourrait se demander pourquoi regarder encore une série sur le même sujet, qu’apporte t elle de plus ?  La musique peut-être, elle est une âme, elle capture l’essence même de ce personnage qu’est cette ville de Détroit magnifiquement lugubre. Et je ne parle pas de la performance des acteurs, rien que le jeu des comédiens pousse à voir cette série qui au premier abord semble too much…

Il y a de ses séries télévisées qui sont inoubliables, notamment Breaking Bad, Mad Men, Oz, Dexter, Soprano…, des drames qui détiennent le pouvoir de forcer le téléspectateur à rentrer dans le chaos du monde qu’ils sont entrain de dépeindre, interpellant à la fois l’émotionnel et l’intellect. Low Winter Sun possède un potentiel, celui de vous faire rentrer dans un univers et de le faire votre…

Soulignons encore une fois la musique, la série met en vedette la musique originale du compositeur Tyler Bates (God of War, 300…), comme le personnage qu’est la ville de Détroit dans cette série, la musique est aussi un être à part entière. Le son capture l’ambiance d’une ville qui a perdu sa grandeur avec ses accents mélancoliques.

Synopsis : Frank Agnew (Mark Strong) et Joe Geddes (Lennie James) deux inspecteurs de la police de Détroit tuent un de leurs collègues, ce qui semble être un terrible acte de vengeance. Maquillé en suicide, Frank ignorait que la victime était surveillée par la police des polices.

Hustlin ‘In The Motor la musique d’ouverture de la série Low Winter Sun chantée par City par Bettye LaVette

Le titre principal est co-écrit par la légendaire Bettye Lavette, Tyler Bates, Nan Vernon et le créateur de la série Chris Mundy. On entend chanter une femme dans un club de Détroit introduisant le générique et l’oreille est prise par cette voix graveleuse en écho à la douleur de la ville et des personnages tourmentés.

Synopsis : Ivre de vengeance, Frank Agnew, un inspecteur de la police de Détroit, franchit la ligne en tuant un de ses collègues. Maquillé en suicide, le meurtre revient très vite le hanter. Il ignorait que la victime était surveillée par la police des polices. Et cerise sur la gâteau, il découvre que son complice de crime lui a caché bien des choses..

Percy Jackson : La mer des monstres : Critique du film

Percy Jackson : La mer des monstres, un teenage Movie bien trop mièvre malgré quelques effets visuels intéressants, en un mot un film oubliable…

Chris Colombus réalisateur du premier volet des aventures de Percy Jackson (Le Voleur de Foudre), est remplacé par Thor Freudenthal (Palace pour chiensJournal d’un dégonflé) pour ce seconde volet épique, intitulé La Mer des Monstres. Nous pouvons certainement nous attendre à des suites : l’écrivain Rick Riordan à l’origine du succès de ses blockbusters a écrit 3 autres opus (Le Sort du Titan, La Bataille du Labyrinthe et Le Dernier Olympien).

Après le demi-échec du premier opus, le second Percy Jackson : La mer des monstres, est mieux loti. L’image est plutôt belle. Il y a de l’action et une certaine dose d’humour. Pour ceux qui ont lu la saga de Rick Riordan, le film ne suit pas la trame du livre sauf dans les grandes lignes : des personnages comme Scylla, Circée, les sirènes et des scènes de combats comme celle de Tyson/Percy contre les géants Lestrygons passent à la trappe.

Ainsi, il faut bien le dire, il s’agit avant tout d’un Blockbuster où la magie de l’heroic fantasy est remplacé par une mythologie grecque, à la sauce ketchup, avec un arrière goût plutôt fade, même si certains effets ne sont pas mal comme l’animation de la reconstitution du corps avec des pierres volantes. Cependant, pour les lecteurs de la saga on reste sur sa faim, le méchant Cronos n’est pas si terrible que ça; le Titan qui devrait faire trembler tout le monde est très vite expédié par le héros Percy Jackson.

Il manque beaucoup d’éléments du livre sans parler d’un méli-mélo, entre les 4 tomes : normalement, Cronos n’apparaît pas avant le volume 4; Percy commence son aventure à l’âge de 12 ans; ensuite l’île de Polyphème Circéland est un parc d’attraction; l’entrée des enfers se trouve normalement dans un studio; quant à la prophétie, elle n’existe pas dans le tome 2, mais bien dans le tome 5. On a la vague impression que la saga Percy Jackson prend un bout de chaque livre, pour en faire des films.

Toutefois n’oublions pas que le nettoyage de la narration, la simplicité de l’intrigue s’explique. C’est une odyssée visant avant tout un jeune public. C’est un blockbuster US et Percy Jackson 2 s’amuse avec les codes de la mythologie en le faisant vivre au 21ème siècle. C’est un bon divertissement, un bon film d’aventures, qui sans être transcendant, est regardable. Bien sur, ceux qui n’ont pas lu le livre apprécieront le film, quant aux fans des romans de Rick Riordan, ils seront forcément déçus.

En conclusion, dans l’ensemble le film reste bien meilleur que le premier, quelques scènes sont comme dans le livre, on retrouvera la scène du char de la damnation et la scène finale avec l’arbre de Thalia.

Espérons que le prochain opus vise un public plus large et soit plus fidèle au tome 3 : Le sort du Titan, normalement prévu pour 2015.

Synopsis : Percy Jackson ne sent pas vraiment l’âme d’un héros. Même s’il a déjà sauvé le monde, ce demi-dieu se demande si ce n’était pas tout simplement un coup de bol extraordinaire. Lorsqu’il découvre que son demi-frère est un monstre, il commence même à penser qu’être le fils de Poséidon est peut-être une malédiction. Mais il ne va pas avoir le temps de méditer sur le sujet car la barrière de protection divine qui protège le Camp des Sang-Mêlé est attaquée par une horde de monstres mythologiques, menaçant de détruire le sanctuaire des demi-dieux. Pour sauver leur seul refuge, Percy et sa bande doivent se lancer à la recherche de la légendaire Toison d’Or. Leur périple va les conduire dans une odyssée à hauts risques sur les eaux inexplorées et mortelles de la Mer des Monstres – plus connue des humains sous le nom de Triangle des Bermudes. Ils devront faire face à d’incroyables créatures fantastiques : d’un taureau mécanique cracheur de feu, à des créatures des mers terrifiantes, en passant par des cyclopes géants. Et même d’autres demi-dieux à la loyauté douteuse… Les enjeux sont plus importants que jamais : si Percy échoue, le Camp des Sang-Mêlé disparaîtra à jamais et l’Olympe s’effondrera.

Fiche Technique : Percy Jackson : La mer des monstres

Titre original : Percy Jackson: Sea of Monsters
Genre : Aventures, Fantastique, Teen movie, 3D
Nationalité : Américain
Date de sortie : 14 août 2013
Durée : 1h46mn

Conjuring : une musique envoûtante de Joseph Bishara

Conjuring : une bande son terrifiante

Conjuring est ce genre de film qui garde le public scotché sur son siège, tout au long de ce film des reliques et autres artefacts sont distillées par petite touche d’une manière tellement flippante, que l’horreur vous prend aux tripes. Tout le décor de ce film, avec sa poupée effrayante, ses entités démoniaques, sa boite à musique dans lequel un fantôme apparaît, ses spectres et son étrange cave avec tous  ses objets que l’on croirait presque vivant, surtout ce sinistre piano…On pourrait d’ailleurs presque raconter une histoire avec chacun de ses objets, à eux seuls ils donnent cette impression de choses innommables cachées derrière une inertie de façade. Ce décor par petite touche renforce l’idée que quelque chose de terrible va arriver mais on ne sait pas quoi…

Voici les trois étapes de l’activité démoniaque :
L’infestation…
Des chuchotements, des bruits de pas, une présence étrangère… qui nous amènent à la deuxième étape :
L’oppression…
La victime est prise pour cible par une force extérieure… Elle pulvérise son libre-arbitre et aboutit à la troisième et ultime étape…
La Possession.

Toute cette tension, ce suspense s’accompagne aussi d’une incroyable musique, les fantômes et autres êtres sournois font connaitre leurs présences par d’étrange bruits, suivi par des grincements, et des silences qui crient…Une grande partie de l’épouvante qui se dégage du film Conjuring est dû au travail sonore de Joe Dzuban, un compositeur ayant déjà travaillé sur des films comme Fast & Furious 6 (2013), The Devil Inside (2012), Call Me Kuchu (2011), Insidious (2010) et à une magnifique partition musicale de Joseph Bishara. Cet artiste, a été à l’origine de la musique de films comme 11-11-11 , Night of the Demons et n’en est pas à sa première collaboration avec le réalisateur James Wan, ce dernier confirme  via Twitter que Joseph Bishara, composera également pour le chapitre deux d’Insidious, reprenant peut être à nouveau son rôle du démon à rouge à lèvre.

https://www.youtube.com/watch?v=I-WUZ-9b-7I

La musique de Joseph Bishara est efficace, elle crée une parfaite ambiance sinistre grâce à cette alliance d’éléments allant du classique au punk, passant soudainement d’un genre à une autre, d’un mur de cacophonie, vous plongez dans une douce musique clairsemée toute aussi menaçante. Le décor ajouté à une bande son parfaitement schizophrène ne font que renforcer le suspense, hypnotisant le téléspectateur, l’empêchant littéralement de sortir de l’horreur. Incontestablement la tension n’est pas que visuelle, entre la musique sombre de Bishara et les effets sonore de Dzuban, les téléspectateurs ne peuvent même pas fermer les yeux, car l’évocation sonne aussi dans leurs oreilles.

Playlist, Musique sombre, schizophrénique du film Conjuring par Joseph Bishara  …à écouter !

Note : Bishara a commencé sa carrière en tant que guitariste et a contribué à des remixes pour de nombreux artistes dont Marilyn Manson, Nine Inch Nails, Danzig, Christian Death…Ses prochains travaux comprennent la production de la bande sonore pour le film culte Repo et The Genetic Opera. Pour plus d’informations, visitez le site Web de Joseph Bishara et le label, enregistrements Void.

Variantes des titres : Conjuring

Conjuring : Les dossiers Warren

The Conjuring : Site officiel Warner Bros

 

Conjuring : Petites anecdotes paranormales sur le tournage

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Conjuring : Petites anecdotes de tournage pour les esprits les plus rationnels :

On se souvient de la malédiction Poltergeist : quatre acteurs sont morts entre le début du tournage du premier épisode et la fin du tournage du troisième. A commencer par la jeune Heather O’Rourke (Carol Anne), décédée alors qu’elle tournait dans Poltergeist III. La fillette avait 13 ans et aurait succombé suite à une infection intestinale. Quelque temps après le tournage de Poltergeist, c’est la jeune Dominique Dunne (Dana Freeling) qui est morte après avoir été assassiné par son petit ami, le 4 novembre 1982 à Los Angeles. Julian Beck, interprète du sinistre Kane dans Poltergeist II, est mort pendant le tournage du film, à la suite d’un cancer à l’estomac. L’acteur Will Sampson l’amérindien sorcier Taylor, ami et protecteur de la famille Freeling est mort d’une complication suite à une chirurgie du cœur, le 3 juin 1987. Le tournage du second épisode est devenu une sorte de cauchemar le jour où l’équipe du film a découvert que les cadavres utilisés dans les séquences de la caverne étaient réels. On ignore comment ces cadavres sont arrivés sur le tournage. Lors du premier épisode de Tobe Hooper, il y eut un incident qui faillit coûter la vie au jeune Oliver Robins (Robbie Freeling) pendant la scène où une marionnette manipulée par des câbles devait étrangler le garçon. C’est Spielberg qui sauva de justesse la vie du jeune enfant. Louis « Lou » Perryman, qui jouait Pugsley dans le premier film, a été assassiné chez lui, à Austin, Texas, à l’âge de 68 ans à la maison en avril 2009, par Seth Christopher Tatum, un fan de la série des Poltergeists, avec une hache ! Les deux premiers films parlent justement de la malédiction des esprits s’acharnant contre une famille innocente et leur jeune fillette. Le troisième film est dédié à la mémoire de la jeune actrice.

Conjuring : le témoignage de la vraie Lorraine Warren

Pour Conjuring, Les conversations téléphoniques des frères Hayes avec Lorraine ont souvent été interrompues par des phénomènes mystérieux, bruits ou parasites. Alors que l’équipe recevait la visite des Perron sur le tournage, un vent s’est levé, laissant anormalement les arbres immobiles et Carolyn Perron s’est blessée en trébuchant et a fini à l’hôpital. Peu de temps après, comédiens et techniciens ont été évacués de leur hôtel en raison d’un incendieWan a également été témoin d’un étrange incident, un soir, en envoyant un email au sujet du scénario. Son chiot, qui était dans son bureau, a commencé par grogner : «Il n’y avait pourtant personne dans la pièce (…) Il s’est mis à suivre ce qu’il regardait – autrement dit, rien – à travers la pièce, sans le lâcher à aucun moment ». Vera Farmiga a découvert cinq marques de griffes sur son écran d’ordinateur : « C’était inexplicable. Je savais pertinemment que je n’avais pas fait tomber mon ordinateur, et que mes enfants n’y avaient pas touché »… D’après Lorraine Warren, ces phénomènes paranormaux lors du tournage ne sont pas étonnants. Le combat entre les forces du Bien et du Mal est un combat éternel, et les forces occultes du Mal ne souhaiteraient pas que l’on révèle ses secrets : « Les ténèbres et la lumière… C’est un combat éternel».

 

Conjuring : Les dossiers Warren, un film de James Wan : Critique

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Conjuring : Les dossiers Warren – Critique cinéma

Attention, après son ras de marée au box-office US (pas moins de 100 millions de dollars de bénéfice après trois semaines d’exploitation!)  Conjuring : Les dossiers Warren débarque dans l’hexagone ! Aux commandes le maître de l’épouvante, James Wan, créateur de la franchise Saw, et réalisateur du brillant Insidious (2011). Le réalisateur sino-malaisien laisse ici la responsabilité du scénario aux deux frères Chad Hayes et Carey W. Hayes. L’histoire est racontée du point de vue des Warren et des Perron et met en exergue le décalage entre les deux couples. D’un côté, il y a les Warren, catholiques pratiquants et exorcistes réputés, qui estiment qu’il faut exorciser l’entité qui se nourrit de l’énergie de la famille, et de l’autre les Perron, totalement dépourvus de sentiment religieux. Wan livre un long-métrage au climat anxiogène maîtrisé, inspiré d’une histoire vraie, qui eut lieu bien avant la célèbre affaire d’Amityville, également traitée par les deux démonologues Warren. Les principaux protagonistes de cette histoire, la famille Perron (à l’exception de la mère Carolyn Perron, encore traumatisée par ces événements datant d’une trentaine d’années) et Lorraine Warren, ont participé au tournage et ont donné leur aval au long-métrage.

Wan et l’Art de la Suggestion

Le cinéma de Wan est avant tout un cinéma où la suggestion prévaut sur le sensationnel, le pouvoir de l’imaginaire sur celui de la vision, ce qui lui a valu parfois le qualificatif élogieux d’« Hitchcock de l’épouvante ». Ici, pas de jumps-scare inutiles, pas même une goutte de sang. Le spectateur ne voit rien, mais tout lui fait peur. Avec Wan, les portes de maison claquent ; des grincements, des bruits sourds se font entendre ; les horloges de la maison s’arrêtent toujours à la même heure ; des odeurs nauséabondes de putréfaction apparaissent ; les jeux de cache-cache et de claquements de main familiaux accueillent des intrus peu désirables; les fillettes sont tirées du lit par une main invisible ; des mystérieuses ecchymoses apparaissent sur le corps de Carolyn : les corbeaux s’écrasent sur la façade de la maison ; la cave devient une véritable plongée en enfer et le vide sanitaire, filmé caméra à l’épaule par des cadreurs rampants, un espace exigu encore plus lugubre …

dosssier-warren-icone-du-film-horreurLa caméra subjective de Wan, accompagnée d’une musique grinçante, parvient à sublimer une esthétique tendue parfaitement maîtrisée, et allant crescendo. Les amateurs de paranormal apprécieront cette montée en puissance, qui respecte l’ordre des trois stades de l’activité démoniaque : l’Infestation, l’Oppression, la Possession. Mais c’est surtout la mise en scène simple et discrète de Wan qui impressionne : la caméra investit l’espace, adopte un mouvement fluide et mystérieux avec des plans fixes sur les portes, des jeux de reflets, une utilisation vintage de zooms lents et contemplatifs, qui feront frissonner le spectateur de bout en bout.

conjuring-CSM--poster7Conjuring est également porté par des acteurs incroyables, surtout par un duo d’actrices au sommet de leur performance : Vera Farmiga (In the air, 2009, Source Code, Insidious, 2011, la série Bates Motel, 2013) est décidément une actrice impériale : elle campe ici une Lorraine Warren plus vraie que nature, et confirme sa prédisposition aux thrillers horrifiques après Joshua (2007) et Esther (2009); Lili Taylor (Short Cuts, 1993, Prêt-à-porter, 1994) impressionne par son interprétation de Carolyn Perron, une mère de famille pragmatique, qui passe par des sensations émotionnelles et physiques extrêmes lors du stade de possession. Patrick Wilson (le déroutant Hard Candy, 2006, Watchmen, 2009, Insidious, Prometheus, 2012,), dans le rôle de Ed Warren (décédé en 2008) est un mari romantique et aimant; son alchimie avec Vera Farmiga est visible à l’écran. Ron Livingston (Petits cauchemars entre amis, 1997, The Dinner, 2010) est un père de famille attachant qui cherche à protéger sa famille, mais qui est totalement dépassé par les forces surhumaines qui se manifestent.

Conjuring, possède tous les ingrédients pour être le nouveau phénomène fantastique de l’été 2013. Conjuring évoque par ses décors et son esthétique les années 70, âge d’or du cinéma d’horreur, et témoigne de l’amour de Wan pour les films d’horreur à l’ancienne : L’Exorciste de William Friedkin (1973), Amityville : La Maison du diable de Stuart Rosenberg (1979). Malgré un cadre conventionnel, Conjuring est un thriller psychologique intelligent et élégant, une œuvre honnête et volontaire, au scénario véritablement angoissant et doté d’une grande richesse dramaturgique .

Synopsis: 1971, Harrisville, Rhode Island. Roger (Ron Livingston) et Carolyn Perron (Lili Taylor), ainsi que leur cinq filles, sont terrorisés par une présence maléfique dans leur ferme isolée. Le couple va faire appel à Ed (Patrick Wilson) et Lorraine Warren (Vera Farmiga), des experts de renommée mondiale en activités paranormales, pour sauver leur famille. Contraints d’affronter une créature démoniaque d’une force redoutable, les Warren comprennent qu’ils s’apprêtent à livrer la plus grande bataille de leur carrièreInterdit aux moins de 12 ans

Conjuring : Les dossiers Warren de James Wan : Bande-annonce

Titre original : The Conjuring
Réalisateur : James Wan
Scénariste : Chad Hayes, Carey Hayes
Interprétation : Vera Farmiga, Patrick Wilson, Lili Taylor, Ron Livingston, Shanley Caswell, Hayley McFarland, Joey King, Mackenzie Foy
Durée :1h52
Genre: Horreur
Date de sortie : 18 juillet 2013

Etats-Unis – 2013

Les Derniers jours : un film apocalyptique sur la fin d’un monde

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Les Derniers Jours : Thriller apocalyptique des frères Pastor sur la fin d’un monde et non la fin du monde

Avec Les Derniers jours, les frères Pastor raconte l’histoire de Marc, un ingénieur en informatique, qui se retrouve comme le reste de l’humanité atteint d’une forme d’agoraphobie radicale. Ce thriller apocalyptique explore les réactions et conséquences sur l’humanité d’une incapacité à vivre dans des lieux ouverts…

Après Infectés, David et Alex Pastor reviennent avec un second long métrage Los Ultimos Dias, un film avec un budget modeste, d’à peine 5 millions de dollars. L’idée du film est excellente, le pari de montrer une humanité terrifiée, incapable de sortir, cloîtrée dans des bureaux, gares, maisons, et qui désormais doit se battre pour survivre.

L’idée de filmer une Barcelone dévastée réservent une bonne surprise, les images de cette fin d’un monde sont très belles. Il faut bien le reconnaître, le film le Derniers jours, est esthétiquement une bonne surprise. Les frères Pastor montre que l’on peut filmer des scènes post-apocalyptiques aussi bien à New-York que dans une ville comme Barcelone. L’effet est le même, rappelant par moment « L’armée des douze singes », avec de beaux plans d’une ville ravagée, avec ses voitures vides, ses déchets, le retour de la nature avec ses animaux en liberté sous une lumière sublime.

les derniers jours realisation freres pastorSes séquences alternant paysages très sombres dans les souterrains, les égouts où courent une humanité perdue et paysages silencieux, sous le soleil éclatant de la ville de Barcelone valent bien les blockbusters américains.

L’idéologie économique en ligne de mire

Ce Road movie à travers les entrailles de la ville de Barcelone s’inscrit dans une série de films tels L’Ange exterminateur (Luis Buñuel,1962) Les Fils de l’Homme (Alfonso Cuarón, 2006) ou Perfect Sense (David MacKenzie, 2012) décrivant le motif de l’épidémie, une détestation du corps et de l’esprit de ce monde bâti sur une idéologie économique toxique, quasi asphyxiante pour l’homme et l’environnement naturel.

La fin du monde amène l’aventure à notre porte

Dans ce film les héros nous ressemblent, ce n’est pas World War Z, les héros ne sont pas invincibles, Marc et Enrique sont des êtres humains qui plongés dans une situation extraordinaire montrent qu’il y encore de l’espoir. Les Derniers jours est non seulement un film avec une réflexion sur des styles de vies aux conséquences dévastatrices, (obésité galopante, pilules zombifiantes, anesthésiantes…) mais aussi un film sur une relation entre deux hommes l’un à la recherche de son père et l’autre de sa femme. Dans ce nouveau monde où les êtres humains se battent pour survivre pour avoir un peu de nourriture, comme cette scène de guerres tribales se déroulant dans un centre commercial, nos deux protagonistes, vont au fil des embûches tisser une complicité inattendue.

Même si ce film comporte des maladresses, la part accordé à cette histoire de GPS captant les signaux même six pieds sous terre, un rythme un peu lent, quoique pour ma part j’ai trouvée justement intéressant d’avoir enfin des dialogues un peu plus long que deux minutes. Bien sur les thèmes comme l’enfermement et ses conséquences sur l’être humain sont survolés, mais les Derniers jours n’en reste pas moins une bonne surprise, il n’a rien à envier aux blockbusters made in US.

Au final Les Derniers jours narre l’histoire d’un naufrage, celui d’une humanité engluée dans un somnambulisme détruit brutalement, sauvagement par un virus,

où encore une réaction inconsciente de l’Homme face à un mode de vie dont il devient l’esclave se termine sur une note de renaissance rappelant the Last of Us. La fin peut être considéré comme cucul la praline avec ses adolescents nés après la catastrophe, filmés dans un paysage magnifique partant vers la construction d’un autre monde…

Ce (survival) est interprété par d’excellents acteurs convaincants dans leurs rôles, une mention spéciale pour le duo José Coronado et Quim Guitiérrez dans leurs interprétations respectives des personnages d’Enrique et Marc Delgado. Évidemment tout n’est pas parfait dans les derniers jours, mais c’est un film à voir. Les frères Pastor ont su développés  l’ambiance, la tension et la souffrance des survivants, ce reste d’humanité qui se meurt dans ses lieux clos, sans pouvoir se déplacer sous peine de mourir…

Synopsis : Piégé dans son bureau Marc, se retrouve séparé de sa femme Julia, pour l’a rejoindre il fera équipe avec Enrique son pire ennemi en passant par les tunnels du métro.

Fiche technique

Réalisé par : Alex Pastor et David Pastor.
Avec : Quim Gutiérrez, José Coronado, Marta Etura.
Genre : Action, Science fiction.
Nationalité : Espagnol.
Titre original : Los últimos días.
Distributeur : Rezo Films.
Durée : 1h40min.
Date de sortie: 7 août 2013.