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Les Amants du Texas, un film à l’esthétisme léché mais sans réelle fulgurance

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Lorgnant esthétiquement du côté de Malick, Les Amants du Texas, en version originale  » Ain’t Them Bodies Saints » est un western romantique bien trop lisse, bien trop convenu..

Synopsis : Bob et Ruth s’aiment, envers et contre tout. Et surtout contre la loi. Un jour, un braquage tourne mal et les deux amants sont pris dans une fusillade. Quand Bob est emmené par la police, Ruth a tout juste le temps de lui annoncer qu’elle est enceinte. Dès lors, Bob n’aura qu’une obsession : s’échapper de prison pour rejoindre sa femme et son enfant. Mais quand il y parvient, quatre ans plus tard, le rêve correspond mal à la réalité. En fuite, poursuivi par la police et par les membres d’un gang, Bob peine à rétablir le lien avec sa famille. Ruth est devenue mère et elle ne veut pas d’une vie de cavale : courtisée par un policier attentionné, la jeune femme devra choisir entre le passé et l’avenir.

Les Amants du Texas : Un Bonnie & Clyde trop sage

Présenté à Cannes et à Deauville, les Amants du Texas est une histoire d’amour d’un couple marginal, le réalisateur David Lowery a présenté ce second long-métrage au Festival du film de Sundance avant d’arriver en Europe.

David Lowery lorgne dans ce film, du côté Terrence Malick, en particulier de sa « Balade Sauvage » puisqu’il met en scène les déchirements d’un couple maudit évoluant dans de magnifiques paysages crépusculaires.

La photographie y est d’ailleurs magnifique, d’un esthétisme sophistiqué, les paysages baignent dans une lumière mordorée, les plans larges sont de toutes beautés,  les couleurs sont chaudes, c’est le Texas rural avec ses champs de blé effleuré par la brise, ce calme, ces ralentis donnent la sensation que le temps s’est suspendu quelque part autour des années 70.

Les Amants du Texas est une partition en trois étapes, le réalisateur commence par la relation très passionnée entre les deux protagonistes, Ruth « Rooney Mara » et Bob « Casey Affleck ». Puis un braquage qui tourne mal, Bob se voit envoyer en prison. Le film se concentre alors sur la relation entre Ruth enceinte lors de l’arrestation de Bob et Sylvie. Après 4 ans de captivité, Bob est en cavale, il veut revoir sa femme, sa fille qu’il ne connait pas. Dans la dernière partition, 3 personnages  se retrouvent face à face, d’un côté  le passé, de l’autre, le futur incarné par Ben Foster, un flic intègre, sensible finissant par tomber amoureux de Ruth.

Malgré une histoire simple, l’approche individualiste et psychologique des personnages permet d’apporter une réflexion sur le couple et l’éloignement. Un film intimiste sur le parcours d’un couple qui au fil de 4 ans de séparation prendront un chemin différent.

Les Amants du Texas est touchant, épuré, presque muet, emmené par un trio d’acteurs tous exceptionnels. Pourtant même si le film est tourné dans une belle lumière, même si la mise en scène est bien faite, c’est trop lent, beaucoup trop lent à un point que ça en devient soporifique. En conclusion bravo pour la photographie, le casting, mais il manque dans ce film, l’émotion, elle reste à la surface…

Les Amants du Texas : Bande-annonce

Fiche Technique

Titre originale : Ain’t Them Bodies Saints
Date de sortie : 18 septembre 2013
Réalisé par : David Lowery
Avec : Casey Affleck, Rooney Mara, Ben Foster
Durée : 1h 37min
Genre : Drame
Nationalité : Américain
Distributeur : Diaphana Distribution

Riddick, un film de David Twohy : Critique

Riddick the survivor !

Après The arrival, Twohy nous régale avec Pitch Black (2000) un succès, il y avait tout, une excellente mise en scène, magnifique musique, paysage sublime, puis en 2004 nous avons eu les Chroniques de Riddick, avec les Necromongers, une saga incroyable, à revoir…

Voici un 3eme opus, intitulé sobrement Riddick, un survival en trois parties, dans la  première, il s’agit de survivre sur une planète hostile, la meilleure partie du film, puis nous avons la confrontation avec les chasseurs et le combat contre les aliens.

L’anti-héros, le survivant, le prédateur est toujours là, mais le budget plutôt limité et un scénario écrit sur un post-it, car passé les 30 premières minutes, le film s’enlise, même si les bestioles et la faune sont plutôt bien faits ainsi que la photographie impeccable avec ses ombres et ses lumières stupéfiantes.

Un film bourrin, qui certainement plaira aux amateurs du genre, mais qui décevra les fans de science fiction, il faut bien le dire ce huis clos planétaire n’apporte rien de plus, il n’y aucun suspense, on devine aisément la suite…

On pourrait arrêter le film après la première partie, même si certaines incohérences demeurent, comme celle où Riddick jette un os pour se débarrasser d’une espèce d’hyène-chien-tigre, on sent bien que les scénaristes ne savaient pas quoi faire de la scène et malheureusement c’est comme ça tout au long du film.

Un bon point par contre pour le décor, ambiance post apocalyptique, proche de l’univers Métal Hurlant, les paysages arides sont grandioses ramenant à « Pitch Black« .

Un retour aux sources marqué un manque d’imagination, un scénario creux, vidé de toutes substances et un casting où aucun des comédiens n’arrivent à tirer son épingle du jeu, à part Vin diesel qui reprend son rôle de prédateur, d’anti-héros prêt à faire ce qu’il faut pour survivre.

Même si le film dégage une réelle atmosphère, l’action est en dent de scie, ça manque de punch, quant aux dialogues ils sont creux, l’humour y est gras et l’insulte facile. Alors que Riddick n’était pas vulgaire et sortait rarement une insulte, voilà que l’on en fait un personnage plutôt prompt à l’insulte.

C’est l’opus de trop, il n’y a aucun lien entre Les chroniques de Riddick et ce pseudo Pitch Black 2, d’ailleurs la liaison est fort peu crédible, l’idée de revenir en arrière ne pouvait que rater, une suite aux chroniques auraient été plus avisés, le voir évoluer alors qu’il est au pouvoir avec son côté prédateur ça aurait pu avoir de la gueule, comme en savoir plus sur son monde dorigine Furya, en le faisant rencontrer d’autres Furiens.

Riddick est au final un film à l’intrigue basique, où les personnages « blablatent » et s’insultent, un opus qui se termine d’ailleurs bizarrement, Katee Sackhoff que l’on a vu voir dans Battlestar Galactica, tiens le rôle d’une lesbienne, changeant de personnalité à la fin du film sans que personne n’en comprenne la raison…

Le film plaira certainement aux fans de cocktails alliant survival gore et humour gras, quant aux autres ils devront attendre une suite des aventures de Riddick, en espérant que Twohy et Diesel se rattraperont en livrant un film où l’intelligence et l’imagination seront aux rendez –vous.

Synopsis : Laissé pour mort sur une planète désertique, Riddick doit affronter de nombreuses créatures sauvages qui tentent de le dépecer tout en soignant ses blessures. Sa seule option est bientôt de lancer un appel au secours qui alerte des chasseurs de primes qui comptent bien ramener sa tête dans une boîte. Deux vaisseaux répondent à son appel : le premier rempli de mercenaires, le second d’un homme qui souhaite capturer Riddick vivant pour l’interroger. Alors que s’approche une dangereuse tempête, Riddick réclame un vaisseau pour quitter la planète, sans quoi il tuera tous les membres d’équipage.

Riddick : Fiche Technique 

Réalisateur(s):David Twohy
Scénariste(s): Oliver Butcher, Stephen Cornwell, David Twohy
Acteurs: Vin Diesel, Jordi Mollá, Matt Nable, Katee Sackhoff, Dave Bautista, Bokeem Woodbine, Raoul Trujillo
Date de sortie: 18 septembre 2013
Durée: 1h 59
Budget: 38 000 000 $
Genre: Action, Science-ficton
Pays: États-Unis

Les Miller, une famille en herbe

Les Miller : un road-movie familial évoquant Little Miss Sunshine

Les Miller, une famille en herbe (c’est le cas de le dire) raconte l’histoire d’un dealer qui pour passer la douane sans se faire attirer l’attention sur recrute une strip- teaseuse, un ado puceau niais et une ado fugueuse. Une bonne famille américaine prétendant jouer le stéréotype de la WASP population, propre sur elle, religieuse mais pas trop…Sauf que la famille bien proprette n’est là que pour gagner quelques dollars, le faux père est un dealer (Jason Sudeikis), la charmante épouse est une strip-teaseuse (Jennifer Aniston) sans le sous, la fille est rebelle paumée (Emma Roberts) et le fils un niais incarné par (Nick Offerman).

We’re the Millers est une bonne comédie, plutôt drôle, on rit de bon cœur, les personnages sont attachants, point de lourdeur ici, les situations hilarantes s’enchaînent. Le scénario a su mettre en place une histoire assez bien rythmée où les répliques sont piquantes et certaines scènes sont cocasses.

Une famille déjantée, dynamique avec une Jennifer Anniston sexy en diable, une famille composée de 4 membres différents, ce qui ajoute du charme à cette comédie où les situations comiques sont piquantes comme quand le faux fils Kenny se fait prendre par son amoureuse à apprendre à embrasser avec sa fausse mère et sa pseudo sœur où encore quand il se fait piquer par une araignée et voit son testicule gonflé, et j’en passe.

Les acteurs interprètent avec brio leurs rôles, même si le méchant de l’histoire Tomer Sisley, un Parrain de la drogue, ne fait pas peur, ça reste une bonne histoire dans l’ensemble avec un scénario, une rareté à souligner à l’heure où Hollywood bombarde des films qui ressemblent de plus à plus à de la publicité.

Évidemment LE happy end à l’Américaine est bien entendu de mise, nos amis les Miller font un d’ailleurs un Carton au U.S.A. Au final une comédie bien distrayante, un bon divertissement popcorn sans prise de tête avec des scènes amusantes.

Synopsis : David Burke est un dealer à la petite semaine qui se contente de vendre sa marchandise à des chefs cuisiniers et des mamans accompagnant leurs fils au football, mais pas à des ados – car, au fond, il a quand même des principes ! Alors que tout devrait se passer au mieux pour lui, les ennuis s’accumulent… Préférant garder profil bas pour des raisons évidentes, David comprend, à son corps défendant, qu’on peut subir la pire injustice même lorsqu’on est animé des meilleures intentions : tentant de venir en aide à des jeunes du quartier, il se fait agresser par trois voyous qui lui volent sa marchandise et son argent. Il se retrouve dans une situation des plus délicates puisqu’il doit désormais rembourser son fournisseur, Brad.Afin d’éponger sa dette – et de rester en vie –, David n’a d’autre choix que de jouer dans la cour des grands en se rendant au Mexique pour ramener une importante cargaison de drogue à Brad. Réussissant à convaincre ses voisins – Rose, une strip-teaseuse cynique, Kenny, qui aimerait bien tester la marchandise et Casey, une ado débrouillarde couverte de tatouages et de piercings – de lui venir en aide, il met au point un plan censé être infaillible : avec ses complices qu’il fait passer pour sa femme et ses deux grands enfants, il met le cap sur le Mexique au volant d’un camping-car flambant neuf le jour de la fête nationale. Ce week-end risque bien d’être explosif…

Fiche Technique

Réalisateur : Marshall Thurber, Rawson – Les événements home générale
Acteurs : Jennifer Aniston, Emma Roberts, Ed Helms, Jason Sudeikis, Nick Offerman, Tomer Sisley, Will Poulter, Kathryn Hahn, Molly C. Quinn
Genre : Comédie
Nationalité : Américain
Date de sortie : 18 septembre 2013
Durée : 1h50mn
Titre original : We’re the Millers

 

Le Majordome, de Lee Daniels

Le Majordome : l’Homme noir aux gants Blancs

Lee Daniels, réalisateur afro-américain (Precious, The Paperboy), s’attaque  à la lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis, en utilisant comme trame la vie de Cecil Gaines qui servit sept présidents des Etats-Unis. The Butler est un film tiré d’une histoire vraie, celle de Cecil Gaines (Eugene Allen dans la vraie vie), un majordome noir qui a travaillé à la maison blanche sous huit mandats au total.

Le film retrace l’évolution de la politique américaine durant 30 ans. Cecil Gaines en sera le témoin direct en étant le majordome, des différents présidents se succédant à la Maison Blanche. Il faut le dire on a rarement vu un casting aussi prestigieux au sein d’un seul film (Robin Williams «Dwight Eisenhower», James Marsden «John Fitzgerald Kennedy», Liev Schreiber «Lynden B. Johnson», John Cusack «Richard Nixon» et Alan  Rickman «Ronald Reagan). Notons que deux présidents Gérald Ford et Jimmy Carter sont juste évacués, un mystère, une question à poser au réalisateur…

Lee Daniels dans ce film nous fait vivre une gigantesque fresque sur l’évolution de la condition des afro-américains, l’avancée de leurs droits civiques en partant des champs de coton des années 20, jusqu’à l’élection de Barack Obama en 2008.

On y suit deux histoires en parallèle, celle de la famille de Cecil avec ses drames et celle de la vie politique américaine durant l’une des périodes les plus riches, les plus incroyables avec ses troubles, changements et agitations. Une période trop riche en histoire, c’est quasi impossible de narrer une période de 50 ans en deux heures de films, d’où la brillante idée de se centrer sur la personne de Cecil Gaines, avec pour arrière fond l’aspect social, à travers le personnage de Louis, fils de ce dernier.

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C’est un point de vue intéressant qui permet de voir l’histoire de la lutte pour les droits civiques à travers ce fils Louis Gaines (David Oyelowo) militant, un temps engagé dans le célèbre groupe des Black Panthers, rejoignant Martin Luther King et Malcolm X. Faire vivre les événements de l’intérieur est pour le réalisateur Lee Daniels, une façon de nous faire vivre cette période allant de l’assassinat du président Kennedy, de Martin Luther King, à la guerre du Vietnam et le scandale du Watergate.

Greffer une histoire familiale dans la grande histoire était la seule manière de couvrir une aussi vaste période, en utilisant la vie d’un père de famille Majordome à la Maison Blanche, interprété par un exceptionnel Forest Whitaker. Un père plus conformiste que son fils révolutionnaire, c’est à travers lui que l’on touche au mieux cette lutte pour les droits civiques.

Le Majordome doit sa principale réussite à l’interprétation de Forest Whitaker, toute en retenue, même si pour certains il est un « Oncle Tom », un résistant passif pour d’autres. C’est le genre d’hommes qui permet de prendre conscience que l’inégalité entre les êtres est une horreur.

Ce n’est pas un chef d’œuvre, ce n’est pas Precious, le film est bien trop académique, taillé pour la course aux Oscars, il est touchant, émouvant oui, mais on ne peut s’empêcher de se demander quelle aurait été la vision d’un Spike Lee, réalisateur bien plus « rentre dedans ».

Un film, porteur d’un message de tolérance, à voir pour Forest Whitaker, tout simplement magistral et pour revoir les moments les plus forts de l’histoire américaine et de la ségrégation raciale.

Synopsis : Le jeune Cecil Gaines, en quête d’un avenir meilleur, fuit, en 1926, le Sud des États-Unis, en proie à la tyrannie ségrégationniste. Tout en devenant un homme, il acquiert les compétences inestimables qui lui permettent d’atteindre une fonction très convoitée : majordome de la Maison-Blanche. C’est là que Cecil devient, durant sept présidences, un témoin privilégié de son temps et des tractations qui ont lieu au sein du Bureau Ovale.
À la maison, sa femme, Gloria, élève leurs deux fils, et la famille jouit d’une existence confortable grâce au poste de Cecil. Pourtant, son engagement suscite des tensions dans son couple : Gloria s’éloigne de lui et les disputes avec l’un de ses fils, particulièrement anticonformiste, sont incessantes.
À travers le regard de Cecil Gaines, le film retrace l’évolution de la vie politique américaine et des relations entre communautés. De l’assassinat du président Kennedy et de Martin Luther King au mouvement des « Black Panthers », de la guerre du Vietnam au scandale du Watergate, Cecil vit ces événements de l’intérieur, mais aussi en père de famille…

Fiche Technique – Le Majordome

Titre:Le Majordome
Titre original:Lee Daniels’ The Butler
Réalisateur(s):Lee Daniels
Scénariste(s):Lee Daniels, Danny Strong
Acteurs:Forest Whitaker, Oprah Winfrey, David Oyelowo, Cuba Gooding Jr., Lenny Kravitz, Terrence Howard, John Cusack, Mariah Carey, Jane Fonda, James Marsden, Vanessa Redgrave, Alan Rickman, Liev Schreiber, Robin Williams, Alex Pettyfer, Melissa Leo
Date de sortie:11 septembre 2013
Genre:Biopic, Drame
Durée:2h 12
Pays:États-Unis
Budget:25 000 000 $

 

Copains pour toujours 2, de Dennis Dugan : Critique du film

Copains pour toujours 2 : humour scatologique et triomphe de la médiocrité

Descendu en flèche par la presse à juste raison, Copains pour toujours 2  ne vole pas bien haut. Une succession de sketchs d’une nullité affligeante, de l’humour régressif niveau pipi-caca-prout-vomi...

Cette comédie est pathétique, aucune écriture, aucune narration, les gags sont d’une rare lourdeur. Ce film semble être écrit par une bande de demeurés décrivant la vie d’une bande de copains éloignés de toute réalité, du bon sens commun, où les adultes sont tous idiots. On en arrive à se sentir presque gêné devant tant de médiocrité.

Ridicule, gras, graveleux, débile, Copains pour toujours 2 est le genre de cinéma qui touche les abîmes de la médiocrité, ça en devient même perturbant, on en vient à se demander comment ce film a pu être financé ??

Il n’y a rien, à part une vague lutte entre jeunes symbolisés par Taylor Lautner et des quadras en crise, le récit commence d’ailleurs par un cerf urinant sur Adam Sandler pour finir par le même Sandler rotant et pétant au lit auprès de sa femme !!!

Copains pour toujours 2 est dénué de toute émotion, sans la moindre once de passion, ce film est réglé sur une seule onde radio celle de la nullité !!!

Un film catastrophique, pitoyable, scénario 0, niveau jeu des acteurs 0, ils n’y croient pas et pour cause, en tout cas Copains pour toujours 2 mérite certainement l’oscar du navet de l’année.

Synopsis : Désireux d’offrir à sa famille une vie plus équilibrée et calme, Lenny quitte Hollywood et sa folie hystérique pour s’installer dans la banlieue calme où il a grandi. Calme, du moins en apparence. Entre ses amis et leurs problèmes d’adultes, un chauffeur de bus défoncé aux médicaments, des flics complètement frappés, une ancienne connaissance qui le martyrisait étant enfant, des gamins qui défendent leur territoire, la vie est nettement moins tranquille que prévue…

Fiche Technique – Copains pour toujours 2 

Nom : Grown Ups 2
Réalisateur : Dennis Dugan
Casting: Adam Sandler (Dennis), Kevin James (Eric), Chris Rock (Kurt), David Spade (Marcus), Nick Swardson (Nick), Salma Hayek (Roxane), Maya Rudolph (Deanne), Maria Bello (Sally), Shaquille O’Neal (officier Fluzoo), Jon Lovitz (faux prof de fitness), Colin Quinn (Dickie), Tim Meadows (Malcolm), Milo Ventimiglia (Milo), Taylor Lautner (Andy)…
Date de Sortie : 11 Septembre 2013
Nationalité : USA
Durée : 1h41
Budget : 80 millions $

 

 

No Pain No Gain, un film de Michael Bay : Critique

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No Pain No Gain, une comédie noire d’inspiration tarantinesque

No Pain No Gain s’inspire de l’histoire incroyable mais vraie de ces trois kidnappeurs amateurs qui, à la recherche d’une vie meilleure, se retrouvent embarqués dans une série d’actes criminels qui dégénèrent rapidement… Rien ne se déroule jamais comme prévu!

Michael Bay, est le réalisateur connu de films comme 2 Bad Boys, la trilogie blockbusters des Transformers ou encore Armageddon et Pearl Harbor, des films grands spectacles, du lourd.

Loin des blockbusters explosifs, Michael Bay signe ici une comédie noire de son vrai titre Pain & Gain traduit en français « No Pain No Gain », sur fond de rêve américain, à partir d’une histoire basée sur des faits réels, où 3 culturistes dégénérés décident de monter un plan et de braver la loi en kidnappant un self-made man « qui aura une réplique à retenir » «T’es fauché parce que t’es un gros con qu’a jamais fait d’études» pour le forcer a leur donner tout ce qu’il a.

S’inspirant de Pulp Fiction et de Fargo, Michael Bay livre un film où il traîne dans la boue la notion de rêve américain, en prenant pour héros des décérébrés qui voulaient croquer la Big Apple.

L’idée de mettre sur pellicule des criminels idiots, la vraie histoire du gang Sun Gym, ne va pas être appréciée par tous le monde. Le film a des imperfections mais il n’en reste pas moins drôle, violent, cynique par moment, voire dérangeant. Michael Bay fait preuve de sarcasme, d’autodérision en critiquant ce qu’il a érigé en valeurs, le patriotisme et le fameux American Dream.

Ce film joue sur le décalage, l’humour noir est omniprésent. Il est fascinant de voir le prix qu’est prêt à payer le chef de Gang, Daniel Lugo incarné par l’excellent Mark Wahlberg, un idiot congénital qui croit que la vie se résume en belle voiture, maison et argent en abondance. Ce film est une véritable critique du mode de vie à l’américaine, où tuer et torturer son prochain sans jamais prendre conscience de la monstruosité de ses actes est juste un moyen comme un autre d’arracher le rêve. Les 3 criminels réalisent l’adage du tout est possible aux USA avec une telle innocence idiote que même les moments les plus durs prêtes à rire.

Le style outrancier de Bay parvient à nous dresser un tableau des dérives de cette Amérique avec son culte du corps, la glorification de bimbos décérébrés où n’importe quel crétin peut devenir un modèle.

A travers des images très travaillées, de beaux ralentis, la voix off constante avec en arrière plan la bannière étoilée, une bonne bande son, Mickael Bay réalise un film délirant, une fable cruelle qui lève le voile sur cette illusion qu’est le rêve américain …

Pour le reste du casting il est bon de retrouver le formidable Tony Shalhoub (que certain reconnaîtront pour avoir joué dans la série Monk), le charismatique Ed Harris et Dwayne Johnson qui interprète un personnage surréaliste, grâce à sa dualité morale, une montagne de muscles, un fou de dieu, amoureux du Christ au visage béat, ne supportant pas la violence et qui tabasse des mecs car tuer un homme c’est lui éviter de souffrir. Un rôle de tordu croyant franchement hilarant!

Un film un peu trop long, mais un scénario totalement déjanté, de l’humour noir grinçant décapant. No pain No gain est à la fois drôle et sarcastique, il transforme le rêve en cauchemar et la laideur en une sorte de beauté.

Synopsis : A Miami, Daniel Lugo, coach sportif, ferait n’importe quoi pour vivre le « rêve américain » et profiter, comme sa clientèle fortunée, de ce que la vie offre de meilleur : maisons de luxe, voitures de course et filles de rêve…Pour se donner toutes les chances d’y arriver, il dresse un plan simple et (presque) parfait : enlever un de ses plus riches clients et… lui voler sa vie. Il embarque avec lui deux complices, Paul Doyle et Adrian Doorbal, aussi influençables qu’ambitieux.

Fiche Technique – No Pain No Gain

Réalisé par: Michael Bay.
Avec: Mark Wahlberg, Dwayne Johnson, Anthony Mackie, Tony Shalhoub, Ed Harris, Rob Corddry, Bar Paly, Ken Jeong et Rebel Wilson.
Genre: Action, Drame, Comédie.
Nationalité: Américain.
Titre original: Pain & Gain.
Distributeur: Paramount Pictures France.
Durée: 2h09min.
Date de sortie: 11 septembre 2013.
Public: Interdit aux moins de 12 ans.

 

La Danza de la Realidad, un trip poético baroque

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Poétique, complétement fou, surréaliste, La Danza de la Realidad d’Alejandro Jodorowsky, est une œuvre surprenante, pleine d’audace et de magie.

Après 20 ans d’absence cinématographique, le poète cinéaste chilien Alejandro Jodorowsky, underground et psychédélique revient avec La Danza de la Realidad, un long métrage audacieux, kitsch, une autobiographie fantasmée à l’ambiance fellinienne où il explore la psychogénéalogie des Jodorowsky.

Alejandro Jodorowsky est un scénariste de bande dessinée, romancier, tarologue comptant parmi ses inconditionnels David Lynch et Nicolas Winding Refn (Only God Forgives) Ses films sont poétiques, singuliers, mystiques, surréalistes et l’image sert de métaphores à des thèmes comme la question sociale, l’engagement politique, la violence, le sexe, la mort ou encore la spiritualité. Un cinéma underground certes dérangeant mais surtout magiquement réaliste comptant des œuvres cultes comme d’El Topo (1970) Montagne sacrée (1973) Santa Sangre (1989).

(Jodo) est un film personnel, le cinéaste-shaman-tarologue évoque son enfance durant les années 1930-40 dans sa ville Tocopilla. Ce film familial, où son propre fils Brontis Jodorowsky joue le rôle du père est tourné d’ailleurs dans cette ville avec un petit budget.danza-de-la-relidad-baroque-poetiqueLa danza de la realidad est un trip poétique coloré, une fable politique à la Pablo Neruda où l’image est utilisée comme une métaphore pour parler du fascisme, de son regard sur le Chili, d’une enfance dans un milieu où ses origines juives sont perçues comme un travers, avec un père autoritaire tendance stalinienne niant toute spiritualité, prônant une discipline de fer, et une mère douce s’exprimant par des chants lyriques.

Le film peut dérouter par son aspect burlesque, surréaliste, fantasmagorique, un conte avec des scènes où l’on voit des hommes asexués, des éclopés, des travestis, des nains, des saints, un homme qui devient le drapeau chilien… Cette succession de séquences peut paraître comme un grand cirque mais chacune d’elle raconte une histoire, un souhait comme quand la mère chante de l’opéra, il lui fait réaliser son rêve.

Derrière l’aspect comique, excentrique, il s’agit de voir dans cet univers ésotérique, une thérapie poétique exorcisant les démons familiaux à travers des images fortes et symboliques. Lorsque le père est torturé par des agents de la CIA, il s’agit là d’un parcours vers la rédemption.

La Danza de la realidad est une œuvre mystique d’une grande richesse. Cet univers onirique crée par Alejandro Jodorowsky nous emporte dans une danse enivrante, où jeter un caillou dans la mer tue des milliers de poissons, où des sardines descendent du ciel, où un clochard céleste est assis sur un ponton…

– Meurs et deviens –

A travers cette psychomagie se déroule une quête initiatique entre un père et un fils finalisée par une réconciliation et un nouveau départ. Il est inutile d’être un spécialiste de la filmographie de Jodorwsky, La danza de la Realidad est un trip baroque de l’âme guérissant de ses poisons à travers l’imagination, l’art…

 Synopsis : « M’étant séparé de mon moi illusoire, j’ai cherché désespérément un sentier et un sens pour la vie. » Cette phrase définit parfaitement le projet biographique d’Alexandro Jodorowsky : restituer l’incroyable aventure et quête que fut sa vie. Le cinéaste d’origine chilienne se livre dans une autobiographie imaginaire. Né au Chili en 1929, dans la petite ville de Tocopilla, Jodorowsky est confronté à une éducation très dure et violente, au sein d’une famille déracinée. Bien que les faits et les personnages soient réels, la fiction dépasse la réalité dans un univers poétique où le réalisateur réinvente sa famille et notamment le parcours de son père jusqu’à la rédemption, réconciliation d’un homme et de son enfance.

Fiche Technique – La danza de la Realidad

Réalisateur : Alejandro Jodorowsky
Acteurs : Brontis Jodorowsky, Axel Jodorowsky, Adan Jodorowsky, Pamela Flores, Alejandro Jodorowsky, Jeremias Herskovits, Cristobal Jodorowsky
Scénario : Alejandro Jodorowsky
Images : Jean-Marie Dreujou
Montage : Maryline Montieux
Musique : Adan Jodorowsky, Jonathan Handelsman
Son : Claudio Vargas
Décors : Alejandro Jodorowsky, Alisarine Ducolomb
Costumes : Pascale Montandon-Jodorowsky
Effets visuels : Ekkarat Rodthong
Production : Caméra One (France), Le Soleil Films (Chili)
Producteurs : Alejandro Jodorowsky, Michel Seydoux
Producteurs exécutifs : Moisés Cosío, Xavier Guerrero Yamamoto
Distributeur français : Pathé Distribution
Vente internationale : Pathé International

 

You’re Next, un film d’Adam Wingard : Critique

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Après V/H/S, le scénariste Simon Barrett et le réalisateur Adam Wingard reviennent avec un film horrifique You’re Next.

Le film s’ouvre par une réunion familiale dans une vaste demeure de campagne isolé où Les Davison (Rob Moran et Barbara Crampton) invitent leurs 4 enfants et leurs conjointes et conjoints respectifs à l’occasion de leur anniversaire de mariage. Alors que la famille dîne, la maison est prise d’assaut par des tueurs masqués brutaux, des psychopathes, dénués de toutes formes de compassions.

 Tu es le prochain en lettres de sang sur les murs

Les tueurs mettent en place une traque progressive des membres de la famille dans le cadre d’un huis clos terrifiant comme dans le film American Nightmare, même si le concept est différent de l’ordre du 1er degré. You’re next met en scène des envahisseurs guidés par une seule envie tuer, ce qui entraîne des combats gores où l’hémoglobine fusse avec un usage bien spécial d’appareils ménagers.

Bien que le film ne révolutionne pas le genre, Wingard joue la carte de la dérision avec des moments d’humour qui ne porte pas atteinte à la tension, les rebondissements sont bien ficelés et la narration tient la route. Quant à la mise en scène, des plans fixes alternent avec de long travelling au ralenti et les séquences nerveuses scotchent jusqu’au bout le spectateur. Un home invasion d’une efficacité indéniable, un habile mélange des genres notamment entre Assaut de John Carpenter et les Scream de Wes Craven.

Le plus dans You’re the next, c’est Erin (Sharni Vinson), une vraie warrior à la Sarah Connor, une bad-ass qui change de ses classiques où la fille hurlant de peur se fait zigouiller dans les 20 minutes. L’héroïne est rusée, et elle va faire très mal aux tueurs masqués, une survivante qui attire la sympathie du spectateur.

Dans l’ensemble ce Slasher est bien rythmé, des tueurs masqués impitoyables, une héroïne qui n’a pas froid aux yeux, la vraie vedette de ce film, Sharni Vinson, une actrice à suivre, ajouté à cela une musique récurrente à découvrir Looking for the magic (Dwight Twilley Band) repris par Mind the gap, que vous aurez envie d’écouter une fois que vous avez vu le film. En somme, un spectacle jouissif, percutant, un bon moment pour les amateurs d’hémoglobine.

Synopsis : Une réunion de famille, celle des Davidson, tourne brusquement court lorsque leur demeure est prise d’assaut par un groupe de tueurs psychopathes en déguisement d’animaux. Un à un, les membres de la famille périssent dans des pièges sophistiqués, sous les coups de hache, de machette et autres tirs d’arbalète. La maison, recluse, n’offre aucun lieu de repli. Mais ni les tueurs ni leurs victimes n’avaient envisagés qu’Erin, sous ses airs d’innocente petite amie, avait l’instinct viscéral de rendre les coups…

You’re Next : Fiche Technique  

Réalisateur  : Adam Wingard
Interprétation :Sharni Vinson, Nicholas Tucci, Wendy Glenn, AJ Bowen, Joe Swanberg
Distributeur :Synergy Cinema
Durée : 94 MIN
Date de sortie :04 septembre 2013
Genre  : Thriller, Horreur, Slasher, Comédie

Etats-Unis – 2011

White House Down de Roland Emmerich : Critique du film

White House Down : Critique d’un film Pop Corn assumé

Après La chute de la Maison Blanche, White House Down est le deuxième film sur la thématique de la destruction de la Maison Blanche par des groupes terroristes, Roland Emmerich en est à sa troisième destructions de l’Aigle, après les Aliens d’Independence Day, les catastrophes naturelles du Jour d’après, il réitère avec White House Down, une version super pop corn de Die Hard.

Dans ce blockbuster, un groupe de mercenaires s’attaque au fief présidentiel, avec dans le rôle du Président Sawyer (Jamie Foxx), qui a affirmé « avoir essayé de garder la ligne comme Barack Obama afin d’incarner le rôle du président américain dans « White House Down ».

Fort heureusement, John Cale (Channing Tatum), membre de la police du Capitole, sur les lieux, avec sa fille en simple visiteur se verra offrir l’opportunité de protéger le président.

Le film raconte le sauvetage du président des Etats-Unis, un président pas comme les autres, puisque lui aussi sera dans l’action, on le verra ramper à quatre pattes, tirer au bazooka, conduire la voiture présidentielle dans les jardins de la Maison-Blanche et en plus il porte des baskets, un président trop cool…

Le film joue avec l’humour décalé et le second degré, en nous montrant un président très héroïque et la star montante, Channing Tatum vraiment «too much», tout est permis, tout est possible, on dirait un super héros, rien ne l’arrête… White House Down oscille entre situations rocambolesques, chaos, rires et excentrisme. Un film à regarder si on ne cherche pas une mise en scène irréprochable et que l’on n’a pas peur de l’exagération, ça peut même être fun.

Toutefois le scénario téléphoné reste un copié collé moins bon que Die Hard à la sauce de buddy movie, même si l’alchimie entre les deux acteurs (Tatum et Foxx) fonctionne parfaitement. Hélas ce n’est pas le seul reproche que l’on peut faire à ce film, les effets spéciaux sont ratés, de toute évidence une grosse partie du tournage à eu lieu sur des fonds verts, comme la discussion dans une bagnole sur fond extérieur, quant aux scènes introduisant des hélicos, les avions de chasse c’est du numérique et ça se voit…

Pour le reste, si vous êtes un afficionado des films d’action et si la glorification du patriotisme très second degré comme dans ce dernier plan au ralenti où (la fille de Tatum fait flotter le drapeau américain au-dessus de sa tête). Au final, ça reste un bon divertissement Pop Corn revendiqué d’ailleurs par le réalisateur Allemand.

Synopsis : Membre de la police du Capitole, John Cale vient de se voir refuser le job dont il rêvait : assurer la protection du président des États-Unis. Espérant éviter à sa fille une déception lorsqu’il lui apprendra la nouvelle, il l’emmène visiter la Maison-Blanche. C’est à ce moment qu’un groupe paramilitaire lourdement armé attaque le bâtiment. Alors que le gouvernement américain sombre dans le chaos, Cale va tenter de sauver sa fille, le président, et le pays tout entier…

Fiche Technique : White House Down

Réalisateur : Roland Emmerich
Casting : Channing Tatum, Jamie Foxx, Maggie Gyllenhaal et l’actrice québécoise Rachelle Lefevre.
Genre : Action, Drame
Durée : 2H11 mn
Distributeur : Sony Pictures
Année de production : 2013

Sortie en salles le 04 Septembre 2013

Notons que la musique aux accents métallique et électronique a été écrite par le producteur Harald Kloser en collaboration avec son partenaire Thomas Wander.

 

« Alabama Monroe » : une histoire bouleversante sur fond de musique bluegrass

Alabama Monroe : Musique du film

Tout commence par une belle rencontre, une histoire d’amour entre un cowboy flamand amoureux de l’Amérique, celle des grands espaces et une jeune femme multi- tatouée. Le tout sur fond de musique

Felix van Groeningen explique « La musique du film peut aussi bien être un élément narratif que servir d’ellipse. A d’autres moments, nous l’avons choisi car elle permet de souligner les différentes émotions du film. Nous avons adapté les musiques de la pièce tout au long du scénario. La chance de travailler avec un musicien comme Bjorn Eriksson est que vous vous trouvez face à quelqu’un qui est passionné de bluegrass depuis ses 16 ans ! »

The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band : un mélodrame intense, passionnant à l’image de sa musique.

Playlist Alabama Monroe

1. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – Will The Circle Be Unbroken
2. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – The Boy Who Wouldn’t Hoe Corn
3. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – Dusty Mixed Feelings
4. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – Wayfaring Stranger
5. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – Rueben’s Train
6. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – Country In My Genes
7. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – Further On Up The Road
8. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – Where Are You Heading Tumbleweed?
9. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – Over In The Gloryland
10. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – Cowboy Man
11. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – If I Needed You
12. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – Carved Tree Inn
13. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – Sandmountain
14. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – Sister Rosetta Goes Before Us
15. The Broken Circle Breakdown Bluegrass Band – Blackberry Blossom

Alabama Monroe de Felix Van Groeningen

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Alabama Monroe : une bombe sentimentale sur fond de musique

Synopsis : Bluegrass Didier (Johan Heldenbergh) et Élise (Veerle Baetens) vivent une histoire d’amour passionnée et rythmée par la musique. Lui est joueur de banjo dans un groupe de Bluegrass Country et vénère l’Amérique. Elle, tient un salon de tatouage et chante dans le groupe de Didier. De leur union fusionnelle naît une fille, Maybelle (Nell Cattrysse). Un couple fusionnel qui va être confronté à la très grave maladie de leur petite fille.

Alabama Monroe met la Belgique à l’honneur ! Quatre ans après La merditude des choses (premier film du cinéaste),le talentueux Felix van Groeningen réalise un véritable mélodrame, poignant, d’une force et d’une délicatesse extrêmes. L’histoire de ce beau film dépeint la rencontre d’un couple passionné, fusionnel, dont l’alchimie est sublimée à l’écran par l’interprétation remarquable de Veerle Baetens et de Johan Heldenbergh, en parfaite osmose. Ces acteurs sont tellement brillants que l’on oublie très vite qu’ils jouent un rôle. L’humanité des deux personnages crée une empathie immédiate et émeut le spectateur. La toute jeune Nell Cattrysse, livre également une prestation étonnante, qui vous demandera un effort personnel pour ne pas fondre en larmes.

Outre un casting formidable, l’intelligence du film tient en la destruction chronologique, qui transcende un scénario linéaire, et qui permet d’explorer les émotions et de varier les tons, la joie, la gaieté, le bonheur familial, puis la descente aux enfers, la déstructuration d’un couple face au drame, la tristesse, le malheur inéluctable… La musique Bluegrass est au final le cœur de cette belle histoire et transcende le drame; elle s’accorde parfaitement au tempo d’Alabama Monroe, et ponctue brillamment la variété des émotions fluctuantes des personnages, en permettant de cristalliser immédiatement un sentiment. La technique du film est sans défaut avec des tons sombres, un cadrage et des mouvements de caméra imperturbables. Dans une esthétique à la photographie irréprochable de Ruben Impens, le film prend des couleurs captivantes et des lumières rougies.

Alabama Monroe accède en son dénouement à une surprenante dimension onirique, par un mélange parfait des deux tons du film, une séquence criante de bonheur, et de tristesse. L’histoire est psychologiquement violente : c’est un film où le spectateur souffre avec les personnages, compatie à leurs malheurs. C’est un film dramatique d’une grande puissance émotionnelle, un discours à la fois réaliste, idéologique et utopique sur l’amour, le deuil et la religion, avec parfois quelques envolées d’humour. Il est presque nécessaire de découvrir une telle œuvre bouleversante, troublante et touchante, une ode à la vie et à la musique d’une poésie envoutante. Alabama Monroe est une révélation, un gros coup de cœur, un film magnifique, dont le sujet lourd est abordé ici avec force, sensibilité et élégance.

Fiche technique : Alabama Monroe

Titre original : (The Broken Circle Breakdown)
Réalisation : Felix Van Groeningen
Scénario : Carl Joos, Felix Van Groeningen
Interprétation : Veerle Baetens (Élise), Johan Heldenbergh (Didier), Nell Cattrysse (Maybelle)
Image : Ruben Impens
Son : Jan Deca
Montage : Nico Leunen
Musique : The Broken Circle Breakdown Band, dirigés par Bjorn Eriksson
Producteur(s) : Dirk Impens
Production : Menuet, Topkapi Films
Distributeur : Bodega Films
Date de sortie : 28 août 2013
Durée : 1h52

Rimbaud, Françoise Hardy : Jeune & jolie en Poésie !

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Le portrait d’une jeune fille de 17 ans en 4 saisons et 4 chansons.

Elle est une belle de jour, même si les esprits conservateurs l’a regarde comme une invitation aux commerces charnels sur la toile. Très critiqué à Cannes, pour son regard ambiguë sur la prostitution, Jeune et Jolie n’est il vraiment qu’un documentaire vulgaire sur la vente d’un corps juvénile où une ode aux errances adolescentes, une belle fable sur l’insouciance des jeunesses perdues au temps où nous osions comme Ozon.

(Rimbaud extrait du poème on n’est pas sérieux quand on a 17 ans)

Nuit de juin ! Dix-sept ans ! – On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête…
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête…

Jeune & jolie explore, vagabonde sur les chansons légères de Françoise Hardy et le poème intemporel de Rimbaud « On n’est pas sérieux quand on a 17 ans », ramenant ce beau film à sa juste hauteur : une poésie contemporaine de l’adolescence, une nouvelle approche du mystère féminin, bref un joli conte juste et sensible.

Propos du réalisateur François Ozon concernant le choix de la BO

Les chansons arrivent comme des ponctuations, des moments de suspension. C’est la troisième fois que j’utilise des chansons de Françoise Hardy après Traüme dans GOUTTES D’EAU SUR PIERRES BRÛLANTES et Message personnel dans 8 FEMMES.

Ce que j’aime particulièrement dans ses chansons c’est qu’elle retranscrit l’essence de l’amour adolescent : un amour malheureux, de désillusion romantique… Je trouvais intéressant de synchroniser cette vision iconique sur un portrait plus cru de cette adolescente. Au fond d’elle, Isabelle a aussi envie de coller au modèle d’une adolescence sentimentale et idéalisée, que ses parents souhaitent pour elle, mais elle a d’abord besoin de se trouver elle, de se confronter aux désirs conflictuels qui la traversent pour pouvoir tomber amoureuse.

Jeune & Jolie : Tracklist

1. Eté – Philippe Rombi
2. L’amour d’un garçon – (Remastered – Les années Vogue 62-68) – Françoise Hardy
3. True Romance – The Citizens – (M. Swinnerton/M. Evans/L. Diamond/T. Burke)
4. Poison Lips – Vitalic
5. The Sense Of Me – Mud Flow
6. Chambre 6095 – Philippe Rombi
7. A quoi ça sert ? – Françoise Hardy
8. Young Americans – Poni Hoax
9. Midnight City – M83 – (A. Gonzales/M. Kibby/J.-M. Jonhsen)
10. Baptism – Crystal Castles
11. Première rencontre – Françoise Hardy – (M. Berger)
12. Jeune et jolie – Philippe Rombi
13. Je suis moi – Françoise Hardy – (Michel Berger)

B.O. Jeune & Jolie : Françoise Hardy

4 saisons et 4 chansons

L’amour d’un garçon

A quoi ça sert ? – Françoise Hardy

Première rencontre – Françoise Hardy – (M. Berger)

Je Suis Moi – Françoise Hardy (Michel Berger)