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Skrill vs PayPal : quelle est la meilleure option pour les transactions de casino en ligne ?

Dans l’univers des jeux d’argent en ligne, la sécurité et l’efficacité des transactions financières sont des critères essentiels pour les joueurs. Parmi les nombreuses solutions de paiement disponibles, Skrill et PayPal se distinguent comme deux des portefeuilles électroniques les plus populaires, chacun offrant ses propres avantages et inconvénients. Pour les amateurs de casino en ligne avec Skrill, il est crucial de comprendre les différences entre ces deux services afin de choisir celui qui répond le mieux à leurs besoins spécifiques en matière de jeu en ligne.
Skrill-vs-Pay-Pal

Disponibilité et Acceptation dans les Casinos en Ligne

La première considération dans le choix d’une méthode de paiement concerne sa disponibilité sur les plateformes de jeu que vous fréquentez. À cet égard, Skrill et PayPal présentent des différences significatives qui peuvent orienter votre décision.

Les principaux points de différenciation en termes de disponibilité incluent :

  • Skrill est accepté dans pratiquement tous les casinos en ligne légitimes à travers le monde ;
  • PayPal est principalement disponible dans les casinos opérant au Royaume-Uni, en France, et dans certains autres pays européens avec une réglementation stricte ;
  • Les nouveaux casinos intègrent généralement Skrill dès leur lancement, tandis que l’ajout de PayPal intervient souvent plus tard ;
  • Les casinos mobiles sont plus susceptibles de proposer Skrill que PayPal ;
  • Les sites de paris sportifs acceptent plus largement Skrill que son concurrent.

Cette différence d’acceptation s’explique en partie par les exigences plus strictes imposées par PayPal aux marchands qui souhaitent proposer son service. L’aspect financier des transactions représente naturellement un critère de choix important pour les joueurs, particulièrement pour ceux qui effectuent des mouvements de fonds fréquents ou des transactions de montants élevés.

Service Frais de Dépôt Frais de Retrait Frais de Conversion Frais d’Inactivité Délai de Traitement
Skrill 0-1,9% selon méthode 1,45€ fixe vers banque 3,99% 5€/mois après 12 mois Instantané à 3 jours
PayPal 0% depuis banque 0% vers banque (standard) 4% Aucun Instantané à 1-3 jours

Skrill applique une structure tarifaire axée sur les utilisateurs actifs, offrant des remises aux membres du programme VIP et des promotions régulières qui réduisent considérablement les coûts de transaction pour les clients réguliers. Le programme de fidélité Skrill offre des avantages progressifs qui peuvent rendre le service très économique pour les utilisateurs réguliers, avec la possibilité de bénéficier de remises allant jusqu’à 100 % sur certains frais. 

Selon les conditions officielles du programme VIP Skrill, les membres bénéficient de frais de transaction réduits, de retraits bancaires gratuits et d’un accès à un gestionnaire personnel, ce qui rend le service particulièrement attrayant pour les utilisateurs actifs.

Sécurité, Confidentialité et Expérience Utilisateur

Au-delà des considérations de disponibilité et de coût, les aspects liés à la sécurité, la confidentialité et l’expérience utilisateur jouent un rôle déterminant dans le choix d’un portefeuille électronique pour les transactions de casino.

L’expérience utilisateur présente également des distinctions importantes :

  • L’interface de PayPal est généralement considérée comme plus intuitive et accessible aux débutants ;
  • L’application mobile Skrill est optimisée spécifiquement pour les transactions de jeu, avec des fonctionnalités dédiées ;
  • Skrill propose une carte prépayée physique reliée directement au compte, facilitant l’accès aux fonds ;
  • PayPal s’intègre plus harmonieusement avec d’autres services en ligne et plateformes de commerce ;
  • Les délais de vérification initiale du compte sont généralement plus courts avec Skrill ;
  • Le service client de PayPal est plus développé, avec plus d’options de contact et de support dans diverses langues.

La question de la confidentialité mérite une attention particulière pour les joueurs. Les transactions via Skrill apparaissent généralement sur les relevés bancaires sous le nom générique de Skrill, sans mention spécifique du casino, tandis que les transactions PayPal peuvent parfois inclure des références plus explicites au marchand. Cette nuance peut être importante pour les utilisateurs préférant une discrétion accrue concernant leurs activités de jeu.

La tendance actuelle montre une spécialisation croissante de Skrill dans le secteur des jeux et paris en ligne, avec des fonctionnalités et des offres promotionnelles ciblant spécifiquement cette audience, tandis que PayPal maintient une approche plus généraliste tout en élargissant progressivement sa présence dans les marchés de jeu réglementés. Cette évolution parallèle offre aux joueurs un choix enrichi qui leur permet d’optimiser leur expérience de paiement selon leurs habitudes de jeu personnelles.

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« Downlands » : la mélodie des fantômes

Sous les paysages pastoraux du sud de l’Angleterre peut couver une noirceur silencieuse, prête à ressurgir. Avec Downlands, son nouveau roman graphique publié aux éditions Glénat, Norm Konyu nous emmène sur ces chemins tortueux où le surnaturel côtoie intimement les douleurs du réel.

James Reynolds, 14 ans, perd brutalement sa sœur jumelle Jennifer, qui l’abandonne à un vide insupportable et avec cette question obsédante : quel est donc ce chien noir, sinistre présage que seule Jen avait aperçu avant sa mort ? Cette apparition, puisée dans les méandres du folklore britannique, pousse James à plonger dans le passé secret de son village, aux côtés de l’inquiétante Mme Walker, une vieille femme que la rumeur locale affuble du sobriquet de « sorcière ». Entre légendes macabres et récits troubles des générations passées, le jeune garçon est entraîné dans une enquête initiatique qui dépasse ses peurs, ses croyances, mais surtout l’imagination.

Norm Konyu, canadien d’origine désormais enraciné au Royaume-Uni, célèbre avec virtuosité la tradition littéraire britannique, entre la mélancolie trouble des récits de Daphné du Maurier et le frisson subtil des histoires de fantômes de M.R. James. Mais il ne s’arrête pas à une simple réminiscence stylistique : sa narration, aux frontières mouvantes entre réalité palpable et atmosphère inquiétante, érige le jeune James en enquêteur du surnaturel, affrontant le deuil à sa manière, en remuant un passé que beaucoup rejettent pudiquement.

Mais ce qui rend Downlands si fascinant, c’est précisément son équilibre fragile entre les genres et les tonalités. Là où l’horreur flirte avec une poésie douce-amère, où le surnaturel révèle une profonde humanité, Norm Konyu opère, faisant de chaque histoire locale un chaînon d’une trame narrative complexe. On découvre, en même temps que le protagoniste, ce qui fonde les présages funestes, ce qui a présidé à la disparition soudaine d’une famille, et même ce qui advient après la mort.

Graphiquement, Downlands se distingue par une esthétique puissante et singulière. Avec un dessin anguleux et minimaliste, à très forte personnalité, Norm Konyu insuffle à chaque personnage, même au plus secondaire, une profondeur émotionnelle saisissante. Les décors, méticuleusement travaillés, s’animent sous des palettes chromatiques évoluant subtilement selon l’époque et l’intensité dramatique des scènes. 

Mais le cœur véritable du récit repose sur le processus de deuil. L’auteur explore avec à-propos le lien intime et indestructible entre James et Jennifer, offrant ainsi une réflexion pertinente sur la perte, la mémoire et la difficulté d’apprivoiser l’absence. Un exemple en témoigne : les lettres que continue d’écrire James à sa sœur défunte, comme si elles constituaient une médiation dialogique entre eux.

Avec ce deuxième ouvrage graphique, après une adaptation de L’Appel du Cthulhu, Norm Konyu s’impose comme une voix importante du roman graphique contemporain. Au départ, ce n’est peut-être qu’une rue dans un village, mais Downlands y puise sans mal de quoi tenir quelque 300 pages très inspirées, et substantielles. Qui reposent longtemps sur un duo improbable, constitué d’un jeune adolescent et d’une vieille femme solitaire. Et qui finissent par emporter pleinement l’adhésion du lecteur, émerveillé par le visuel et touché par le propos.  

Downlands, Norm Konyu
Glénat, avril 2025, 304 pages

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4

« Dragon Ball Full Color – Le Roi Démon Piccolo » : plonger dans l’ombre

Après les aventures plus légères de « L’Enfance de Goku », Dragon Ball entre dans une phase bien plus sombre avec l’arrivée du nouvel arc Le Roi Démon Piccolo, fraîchement publié en Full Color par les éditions Glénat. Ce premier tome entraîne une rupture dans le ton du manga : la mort, la terreur et la lutte désespérée prennent désormais le pas sur l’humour et l’insouciance.

Pour Goku et ses amis, le choc est brutal : Krilin est retrouvé mort au cœur du Tenkaichi Budokai, qui vient de se clôturer. Un événement tragique qui propulse notre héros dans une nouvelle dimension, où la violence la plus vile prend le pas sur les duels amicaux. Ce point de bascule est un moment-clé dans l’évolution de Dragon Ball. Pour la première fois, c’est une menace d’ampleur planétaire qui advient. La focale change, la gravité des enjeux s’accroît.

Et derrière ce climat d’urgence plane l’ombre terrifiante de Piccolo Daimaô, un ancien démon, jadis scellé, aujourd’hui libéré par Pilaf (oui, ce méchant maladroit et pathétique) dans l’espoir mal avisé de conquérir le monde. Mais Pilaf lui-même est vite dépassé : Piccolo n’est pas un allié, c’est un fléau. Un être capable d’écraser d’une pichenette ses adversaires. Pis : un monstre qui engendre ses propres créatures, véritables armes vivantes destinées à terroriser la planète. Tambourine et Cymbale viennent ainsi grossir les rangs d’une terreur qui semble impossible à contenir. Le monde de Dragon Ball n’a jamais paru aussi fragile, aussi exposé.

Dans cette édition Full Color, Glénat offre un écrin à la hauteur de cette transformation narrative. La colorisation permet de donner une tout autre dimension aux scènes dramatiques : les choix visuels accentuent la perte de repères des personnages – et des lecteurs. Le travail d’Akira Toriyama, déjà impressionnant en noir et blanc, prend ici du relief : la brutalité des affrontements, l’expression de la peur, la rage sourde de Goku… tout est amplifié par la mise en couleurs et le format agrandi de cette édition.

Le premier volume de cet arc baptisé « Le Roi Démon Piccolo » s’achève sur une scène lourde de menaces : Piccolo, désormais rajeuni grâce aux Dragon Ball, se dresse devant le Roi de la Terre. Plus qu’un simple antagoniste, il est désormais l’incarnation d’un mal ancien, d’une violence sans limite, d’une prédation totale. Pour Goku, c’est une nouvelle épreuve initiatique qui s’annonce : combattre au péril de sa vie un danger pour l’humanité. Une situation dans laquelle il se retrouvera souvent par la suite.

Un tournant majeur sublimé par une édition soignée : voilà ce que propose ce nouveau tome. Un passage incontournable pour tout lecteur désireux de comprendre comment Dragon Ball est devenu une œuvre culte, en se portant bien au-delà de son apparente simplicité initiale.

Dragon Ball Full Color – Le Roi Démon Piccolo, Akira Toriyama
Glénat, mai 2025, 224 pages

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5

Le retour du fascisme sur le petit écran : M – L’Enfant du siècle (M – Il figlio del secolo)

Que vaut « M – Il figlio del secolo », la mini-série télévisée italo-française réalisée par Joe Wright et interprétée par Luca Marinelli, la dernière production de Sky tirée du roman homonyme de 2018 d’Antonio Scurati ?

L’écrivain italien, qui a reçu le prix Strega 2019 – l’équivalent du Goncourt – pour M. L’enfant du siècle, campe le portrait de Mussolini en un triptyque romanesque d’une ampleur inédite. La première partie, qui paraît aujourd’hui en français, traite de la période 1919-1924 et comprend déjà plus de 800 pages. Biopic de Mussolini, elle dresse le paysage de l’Italie au sortir de la première guerre mondiale, frustrée des fruits territoriaux d’une victoire qui a coûté plus d’un million de morts civils et militaires, déchirée par des affrontements pré-guerre civile entre les militants révolutionnaires et la poignée de fascistes lancés à la conquête de Rome.

Jeudi 9 janvier 2025, à 20 h 35, « les chaînes de télévision généralistes et les principales radios de notre pays ont diffusé simultanément un « discours à la nation » de Benito Mussolini », relate La Stampa. Il s’agissait en réalité d’une bande-annonce, celle de M. Il figlio del secolo (« M. L’Enfant du siècle »). Le sensationnalisme des médias désespère comme toujours mais son exagération dit quelque chose de la vérité. Dans un pays qui voit de plus en plus de saluts fascistes dans ses rues, une société qui a à sa tête la petite-fille du personnage central, dans une Europe qui voit revenir doucement la bête tout en empruntant le même flegme inquiétant, la presse italienne avait-elle raison ? Y a-t-il un danger à produire et regarder un biopic stylisé sur l’ascension d’un des plus grands criminels du XXe siècle ? Est-ce une fiction bien faite ou une production flatteuse d’autant plus dangereuse pour la société qu’elle ne se rend pas compte de son éloge du Duce ? Si Mussolini est le fils du siècle, de quel siècle parle-t-on ? Car les parallèles avec le présent sont inévitables mais cela ne signifie pas qu’ils soient pertinents.

Il faut voir M – Il figlio del secolo car c’est une bonne série. Et même une bonne série historique. Qui veut en apprendre davantage sur l’ascension de Mussolini et sur les squadre fasciste en aura pour son argent. Les faits qui composent le premier volet du triptyque romanesque et mis en scène sur huit épisodes sont aussi bien relatés que les historiens ont pu en juger ; des débuts socialistes et désargentés du futur dictateur, jusqu’à son triomphe devant le roi et le peuple en passant par le moment grand-guignolesque de la retraite de D’Annunzio à Fiume – autant de péripéties dans la résistible ascension du fascisme que M se charge de décrire avec force détails. Rien n’est oublié, ni par le scénario ni par la réalisation car rien n’y est ennuyeux et c’est bien évidemment la marche sur Rome qui sert de point d’orgue à la narration (et y parvient donc à peu près au milieu) et dont le showrunner se paie le luxe de nous la laisser imaginer.

Une peinture historique satisfaisante

Au sortir de la première guerre mondiale, l’Italie est rangée du côté des vainqueurs mais un peu par hasard et les territoires conquis sur l’Autriche déclinante sont autant de nouvelles difficultés pour un État mal unifié, mal géré et de toute façon exsangue des millions de morts de la guerre. Les conquêtes libérales ont eu le temps de se sédimenter depuis le Risorgimento mais le jeune royaume d’Italie est encore aux prises avec un processus d’unification qui ne suit pas (et ne suivra jamais) les inégalités de développement économiques et géographiques. Ainsi, les quelques poches productives qui combinent les méthodes industrielles de « la maison France-Angleterre » comme disait Lénine se situent en Lombardie et dans le Piémont tandis que le Sud est voué à la continuation indolente du travail agricole arriéré. C’est bien cette confrontation entre l’arretratezza – le retard d’un pays encore immergé solidement dans son passé et ses traditions versus les idées nouvelles qui viennent d’au-delà des Alpes que l’on voit aussi à l’écran, notamment dans le dialecte que parlent Mussolini et sa femme. C’est cependant surtout le vent de liberté apporté dans le monde entier par « les dix jours qui ébranlèrent le monde » selon le titre de l’article de John Reed qui suscitèrent sur un terreau ancien de nouveaux espoirs et de brutales révoltes. Le biennio rosso (« les deux ans rouges ») de 1919-1920 qui forme le point de départ narratif de la série, se constitue de deux années de luttes proto-révolutionnaires de révoltes et violences. Confondant peur du changement et goût de la liberté nouvelle (un cocktail classique dans le cinéma italien, qu’on pense au Guépard de Visconti), les élites prennent peur et se réfugient chez les fascistes. Eux-mêmes ont certes au départ partie liée avec les socialistes, mais sont surtout comme la série le montre bien, opportunistes. Craignant le spectre communiste, ils entraînent la société italienne tout entière dans une course frénétique. Gavés d’argent de la jeune bourgeoisie industrielle du nord, Mussolini peut marcher sur Rome. La série commet le tour de force de décrire adéquatement ce tourbillon historique et social, en combinant un montage rapide et énergique avec une bande-son techno anachronique mais parfaitement à propos pour représenter ce sentiment d’urgence qui n’est en fait qu’un pur désordre.

Les interprétations y sont précises et justes. Celles de Luca Marinelli sont époustouflantes (il n’a pas volé son prix au festival Séries Mania de Lille) et semblent à elles seules résumer le sentiment que l’on peut retirer du visionnage de cette bonne série. À aucun moment, le Mussolini campé par Marinelli ne semble à côté de son personnage – de son personnage historique, en dehors des clous du vraisemblable et du réel. Luca Marinelli en Mussolini fait Mussolini comme un bon comédien – ou un bon menteur – fait vrai, en étant juste. Il est tour à tour magnifié par la puissance d’un charisme qu’on prêterait volontiers au Duce puis tourné en ridicule en privé lors de ses déconfitures conjugales et adultérines, en passant par les instants de doute, les moments de dégoûts et les postures risibles de mégalo de province. Tout ce que l’on sait, mais aussi tout ce que l’on imagine du dictateur sont interprétés à la perfection par Marinelli.

Locomotives, saluts romains et techno

Mais encore une fois c’est le même commentaire que l’on peut adresser à la série tout entière dans la mesure où la narration ne semble jamais à côté de la plaque historique et ce d’autant mieux que la tâche s’annonçait extrêmement périlleuse. Il y a toujours en effet un danger à filmer l’histoire pris comme on est entre la tentation d’un réalisme juste mais plat façon documentaire de télé et un romantisme exacerbé, d’autant plus déplacé qu’il est faux façon hagiographie politique douteuse voire scandaleuse. M réussit parfaitement à faire la part des choses par son choix d’authenticité déjà mentionné dans la mesure où rien n’est épargné au spectateur : la bassesse comme l’héroïsme, les victoires comme les coups bas ridicules. Mais ce danger de filmer l’histoire est ici élevé au rang de véritable gageure car il ne s’agit pas de n’importe quelle histoire mais celle qui approche le mieux de l’invisible, posant à la série la question devenue classique depuis sans doute les documentaires de John Ford sur le front du Pacifique, comment représenter l’irreprésentable ? L’histoire immonde qu’on ne peut pas voir, celle de la seconde guerre mondiale, de la guerre industrielle, des camps et donc du fascisme. Là encore, à première vue, la série s’en sort extrêmement bien.

Un de ces points forts est en effet son style qui a l’air de cadrer parfaitement son sujet, non pas le fascisme des années 20 et 30 « en général » mais ce moment particulier qu’est le fascisme italien – un pays dominé par l’écrasant sentiment du retard sur les autres puissances européennes. Habilement, sans se départir de cette impression d’authenticité, de cet effet de réel historique qu’elle devait proposer pour atteindre une certaine qualité, M parvient aussi non à esthétiser cette période mais à l’habiller en lui donnant un style qu’on ne lui aurait pas prêté. Ainsi, dans le droit sillage du futurisme de Marinetti (qui apparaît toujours ridicule et exagéré), toute la période semble non seulement accompagner la modernisation de l’Italie mais sa steampunkisation. Ainsi, les rails et les locomotives, les usines qui crachent sans cesse des panaches de fumée ou de vapeurs. Le bruit de la machine qui fait ressembler la ville éternelle à une usine. Le tout baigné dans une photographie très artificielle et pour tout dire très Netflix, prenant toujours le parti du chiaroscuro, mais qui se marie parfaitement à l’ambiance industro-fasciste qui prolifère tout autour.

Dans la mesure où la série ne semble commettre aucun impair historique, filmique, esthétique ou narratif, on peut dire que M est une bonne représentation du fascisme italien et de cette période historique qu’est le biennio rosso – d’autant plus qu’elle aligne les qualités qu’on attend de cette série sans tomber dans la fascination perverse pour une période noire. Le spectateur est pris dans l’action et dans la succession des épisodes parce qu’il veut savoir ce qu’il va arriver aux fascistes et surtout au Duce. Bien qu’il le sache, il veut en avoir la confirmation de même qu’on sait qu’un héros d’aventure va forcément s’en sortir et qu’un méchant de film noir forcément tomber au profit du héros. M arrive en effet à être une franche réussite sur le fascisme mais demeure une série avant tout ; avec ses intrigues, ses personnages, ses cliffhangers, tous des marqueurs obligés pour cette forme audiovisuelle désormais balisée et nécessairement consumériste.

De quoi M est-elle le nom ?

De ce point de vue-là, on peut se demander si la réussite de la série n’est pas le meilleur aveu de son échec. En transformant le biennio en feuilleton façon plateforme, la série s’expose à rater son objet au moment même où elle le saisit – puisqu’il manque la distance qui sied forcément à cette période historique et à ses monstres. De la même manière qu’on ne regarde ni le soleil, ni la mort en face, comme disait le moraliste, il faut sans doute si l’on veut le comprendre, regarder le fascisme et ses crimes dans le lointain, de peur d’être envahi par la multiplicité de ses phénomènes qu’on a bien du mal à réunir, et unifier, à l’inverse justement des branches du faisceau des licteurs. À l’image d’une locomotive lancée à pleine vitesse sur de l’électro, M fonce en se complaisant dans son allure folle et nous emporte au risque de faire oublier à quel point nous sommes devant une période dont la complexité est à ressaisir sous peine de la reproduire – et elle se reproduit à l’heure de Meloni, Trump, etc.

Si on ne peut décemment par reprocher aux showrunners de n’avoir pas trouvé le traitement ultimement adéquat pour montrer et construire une narration sur le fascisme italien (peut-on vraiment y arriver ?), il reste vraiment dommage qu’elle ne se soit pas inspirée de la maestria de ses aïeuls. Là où un Bertolucci (dans Le Conformiste), un Petri (Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon mais aussi Todo Modo) trouvaient la distance juste pour poser un regard qui ne soit ni trop lointain au point d’en troubler la compréhension, ni trop proche au point de s’exciter du plaisir de voir l’invisible, M semble être le fils du siècle certes, mais pas du nôtre. Agamben dans Che cosa è il contemporaneo ? (Qu’est-ce que le contemporain ?) montrait à l’aide d’une métaphore astrale, que « le sens du contemporain » dans le domaine de l’art était précisément pour une œuvre de faire ressortir l’obscurité de ce qui est en train de se passer à son époque, telles les étoiles dont la lumière vient mieux accentuer le noir intersidéral. M ne semble hélas pas être notre contemporain puisqu’il n’a, curieusement, rien à nous dire sur notre présent.

N’est-ce pas le meilleur indice de la banalisation des thèmes, de l’esthétique et finalement du retour fasciste ? Non pas que la série tombe dans le piège facile de poser un regard absorbé, rivé à son objet horrible comme un enfant fasciné par le mal et la transgression. Mais au contraire quelque chose de plus retors, comme si le fascisme et tout ce qu’il promet n’était pas quelque chose à comprendre ou dont il faut craindre l’avancée, mais une marchandise de plus dont il faut d’autant plus jouir dans le temps rapide et consumériste d’un visionnage de série, que le marché en est saturé.

Bande-annonce : M – Il figlio del secolo

Fiche technique – M : Il figlio del secolo

  • Titre français : M. L’Enfant du siècle
  • Format : Mini-série télévisée (8 épisodes)
  • Réalisation : Joe Wright
  • Scénario : Adaptation du roman d’Antonio Scurati
  • Interprétation : Luca Marinelli, Barbara Ronchi, Greta Scarano
  • Production : Sky Studios, The Apartment, Pathé
  • Nationalités : Italie, France
  • Langue : Italien (VOSTFR)
  • Genre : Drame historique, Biopic
  • Durée : 8 x 52 minutes (environ)
  • Première diffusion : Janvier 2025 (Sky Italia)
  • Adaptation : Tirée du roman M. L’enfant du siècle (Antonio Scurati, Prix Strega 2019)
  • Période traitée : 1919–1924 (Biennio rosso, montée du fascisme)

« Les Vacances chez Pépé-Mémé » : folklore rural

Avec Les Vacances chez Pépé-Mémé, Guillaume Bouzard échafaude une BD humoristique décapante, fidèle à l’esprit corrosif de l’éditeur Fluide Glacial. 

L’auteur nous plonge dans les aventures estivales de trois enfants, Lisa, Lucas et surtout Ethan, en vacances chez leurs grands-parents, au cœur des Deux-Sèvres rurales. Rapidement, ces vacances tournent au cauchemar loufoque : entre égorgement de cochons, histoires autour des pendus locaux et quiproquos sexuels savoureux, rien n’est épargné aux pauvres citadins débarqués à la ferme.

Le ton adopté par Guillaume Bouzard est volontairement provocateur, flirtant joyeusement avec l’absurde et le grotesque. Les personnages, caricaturaux à souhait, deviennent immédiatement attachants malgré leur comportement outrancier. Pépé Fernand, amateur de bon vin et champion des petites tricheries à la belote, et Mémé Colette, souvent lassée par l’énergie que nécessite la garde de ses petits-enfants, campent une sorte de folklore rural poussé à l’extrême.

La force humoristique de l’œuvre repose beaucoup sur Ethan, véritable souffre-douleur de l’auteur, qui subit chaque catastrophe avec une naïveté comique portée à incandescence. Du cochon « Cassoulet » égorgé devant ses yeux horrifiés à une malheureuse rencontre avec des frelons asiatiques, Ethan porte le récit un peu malgré lui, avec une maladresse pathétique et délectable. Des planches fragmentées en petites cases jouent sur l’effet de répétition pour témoigner de la catastrophe ambulante que représente ce jeune gamin encore candide.

Le dessin simple mais efficace de Guillaume Bouzard, couplé à une mise en couleur vive et estivale, accentue encore davantage l’impact des nombreux gags visuels et des situations grotesques. Chaque séquence, étalée sur plusieurs pages, fait montre d’humour noir et de satire sociale. Il faut toutefois noter que l’album s’adresse aux adultes – ce que sa couverture ne suggère pas –, car les allusions d’ordre sexuel sont nombreuses. Citons à ce titre la fameuse tarte aux poils de Mémé (le cunnilingus) ou le personnage de Paulo, qui passe ses journées à réclamer aux différentes femmes du village des faveurs charnelles, dans des termes plutôt fleuris.

Les Vacances chez Pépé-Mémé constitue ainsi une lecture divertissante, souvent cocasse, mais réservée toutefois à un public averti. L’humour, délibérément cru et caustique, ne conviendra pas aux jeunes lecteurs mais ravira sans doute les adultes amateurs d’irrévérence et de dérision. Bien qu’on tombe par moments dans la facilité, il s’agit d’un retour réussi de Guillaume Bouzard dans l’univers déjanté de Fluide Glacial.

Les Vacances chez Pépé-Mémé, Guillaume Bouzard
Fluide glacial, avril 2025, 64 pages

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3

« Duncross » : action, mystère et aventures en duo improbable

Derek Laufman nous propose Duncross, paru aux éditions Bamboo dans la collection « Aventuriers d’ailleurs ». Il s’agit d’une plongée amusée dans un univers de dark fantasy où les monstres abondent et où le duo principal, constitué d’un guerrier impitoyable et d’un prêtre moins peureux qu’il n’y paraît, donne une saveur unique aux aventures racontées.

Ce qu’il faut souligner en première intention, c’est la dichotomie de façade entre les deux héros : d’un côté, Sir Duncross, mercenaire colossal et téméraire, prêt à défier le danger sans sourciller pour peu qu’on y mette le prix ; de l’autre, un prêtre craintif et maladroit, constamment entraîné malgré lui dans des situations à risque, au cours desquelles il va révéler une bravoure insoupçonnée. Cette combinaison improbable, sorte de bromance inavouée, constitue le moteur principal d’un récit dynamique, rythmé par des dialogues inspirés et des luttes spectaculaires.

Le récit se divise en deux aventures distinctes mais complémentaires, qui ont en commun leurs protagonistes mal assortis. La première emmène nos héros à la poursuite du Roi Rouge, un monstre terrifiant responsable du massacre de moines innocents. Les séquences de combat, comme celle particulièrement réussie de la page 17, offrent des mises en page inventives et un sens visuel affirmé, rendant palpables l’intensité et la brutalité des affrontements. Il est par ailleurs amusant de voir le père McKellen enquêter sur un phénomène paranormal… en dépit de son instinct de survie.

Dans la seconde histoire, l’intrigue s’épaissit lorsqu’un roi missionne le duo pour enquêter sur une île mystérieuse. Là-bas, Duncross et le prêtre font face à un couple de vieillards énigmatique, un trésor protégé par les dieux de la mer et une perfidie inattendue de la part du souverain lui-même. L’action se double d’une atmosphère mystérieuse teintée de duplicité, amplifiant encore l’intérêt du récit. Nos deux héros y laissent quelques plumes, mais renouvellent surtout leur entente initiée à l’occasion de la première intrigue, dans une formule qui fait mouche.

Derek Laufman réussit finalement à conjuguer habilement humour, action et mystère, offrant une lecture de qualité où chaque page réserve son lot de surprises et de rebondissements. Ce nouveau volume de la collection « Aventuriers d’ailleurs » est sans aucun doute une belle découverte pour tous ceux qui aiment les récits épiques avec une touche d’ironie et beaucoup d’énergie.

Duncross, Derek Laufman
Aventuriers d’ailleurs, avril 2025, 88 pages

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4

Gérardmer 2025 : Quel bilan de cette édition du célèbre festival vosgien ?

Quel plaisir de retrouver le lac qui se blanchit de moins en moins à mesure que le dérèglement climatique progresse… Mais pas besoin de neige pour se sentir comme chez soi, dans un petit cocon d’horreur niché au creux des montagnes, tout tranquille, attendant que les monstres attaquent.

Côté organisation, le festival, bien que vivant surtout grâce à ses bénévoles, a changé de direction et d’organisation. À notre connaissance, la passation a été si bien gérée que les problèmes logistiques que nous avions à déplorer les années précédentes ont tout simplement disparu. Ainsi, les réservations pour journalistes et festivaliers ont été simplifiées, de même que le système de votation du prix du public et la distribution des places. Malgré une affluence approchant celle record de l’année dernière, aucun problème n’était à signaler et les festivaliers avaient le sourire, prêts à s’amuser de se faire peur tout en sirotant du vin chaud.

L’année 2025 fut, pour Gérardmer, ce qu’on appelle un « bon cru », bien que, mis à part Else, qui aura divisé les festivaliers, tous les films du festival aient eu leur part d’intérêt, qu’il soit esthétique, artistique au sens large ou tout simplement jouissif comme une soirée film gore entre amis.

L’inventivité, l’audace formelle et parfois narrative semblent être le fil rouge qui relie les œuvres de cette année, de In a Violent Nature, slasher movie prenant le point de vue du tueur, à Azrael, film d’action post-apocalyptique dénué, à une scène près, de tout dialogue, en passant par l’humour surréaliste de Rumours ou l’extravagance plastique de Else. Même Les Maudites, bien que plus classique en apparence, étonne par le partage fait entre ce qu’on appellerait les scènes de vie et les scènes d’horreur, allongeant la durée des unes et réduisant celle des autres, ainsi qu’en débutant une nouvelle histoire, ou presque, à la moitié du film. Sans conteste un des films marquants de cette année et promis à un bel avenir s’il est bien distribué dans nos contrées. The Wailing, El llanto reprend le mythe/copypasta du Slender Man pour le transfigurer en une aventure féminine tout en tensions et jeux visuels qui surprend aussi bien par sa narration que par sa précision, en dépit pourtant de la jeunesse de son réalisateur. Affirmant avec force son style, et nous donnant une fois de plus une pépite argentine, on espère que Pedro Calero continue sur cette voie.

Oddity, Exhuma, Grafted furent certes moins surprenants, plus convenus mais tout aussi divertissants et c’est cela aussi qu’on vient chercher près du lac gérômois. Quant à Rich Flu, l’originalité de la situation initiale, un virus qui ne tuerait que les plus riches, finit par décevoir en débouchant sur des péripéties plus conventionnelles. Est-ce l’impact du confinement ou une question de budget, mais la plupart des films en compétition se déroule dans un espace clos, dont les protagonistes cherchent à sortir et vers lequel ils sont sans cesse ramenés, que ce soit une maison (Oddity), un appartement (Else), une forêt (Rumours, Azrael, In a Violent Nature).

Faut-il attribuer la qualité de cette sélection à la nouvelle équipe en charge d’organiser le festival ? Aucun rapport évidemment, on doit en réalité supposer que le festival a simplement accompagné ce qui semble être un renouveau du genre horrifique ces derniers temps, et particulièrement ces deux dernières années dans le cinéma. Tout en respectant la diversité de ses formes et de ses codes, même en France, le cinéma de genre, pourtant si pauvre, reprend des couleurs et étonne parfois en accouchant dans la douleur de chefs-d’œuvre comme The Substance. Plus généralement, de nouvelles pépites viennent tenir la dragée haute aux auteurs de l’elevated horror qui, quoique ne réinventant rien, attirent toujours plus de spectateurs et font le bonheur d’une critique forcément conquise.

Dans le droit sillage de ce renouveau, le festival nous a offert une sélection non seulement de qualité comme on a dit, mais diverse, dans laquelle tous les goûts de l’épouvante pouvaient se régaler. Ainsi l’horreur ambitieuse et intello dans Else voire She Loved Blossoms More peut côtoyer des exemplaires volontiers plus plateform-oriented mais tout aussi plaisants et fun (The Moogai, Companion) comme on aime. Grand gagnant, In a Violent Nature se paie le luxe d’allier ces deux tendances en offrant une lecture très abstraite, soustractive, des codes du genre et finalement très sérieuse du slasher tout en y incluant des moments gore savoureux dont le contraste ponctue parfaitement cet OVNI horrifique.

Ce moment de grâce en forme de renouveau à confirmer, pour nous, amateurs de films de genre, sera-t-il un feu de paille ou le début d’un nouvel âge d’or ? Impossible de le prédire, mais le festival, chaque année et exemplairement en 2025, nous offre comme un coup de sonde bienvenu dans l’ambiance et l’univers du cinéma de genre international, et c’est pourquoi il faut y retourner.

Le cinéma de Sorrentino après Partenope

Après The Consequences of Loves, Il divo, La grande Bellezza, Loro, Youth et La main de Dieu, et deux saisons d’une série sur la papauté, le dernier film de Paolo Sorrentino nous transporte à Naples pour suivre le destin de Parthenope, une femme incarnant l’esprit de la ville antique sur une période de cinquante ans. Sublime par sa beauté qui captive tous ceux qu’elle croise, Parthenope est une figure énigmatique qui, tout en suscitant le désir, semble en être elle-même détachée. L’occasion de revenir sur le cinéma de son réalisateur, qui incarne pour beaucoup le renouveau de l’art cinématographique italien, alliant une référence – voire une déférence – assumée aux glorieux aïeux de la péninsule, avec une interrogation (qui se veut?) profonde sur les mystères de la Beauté et du Temps, l’hommage au style des premiers servant d’écrin pour le spectateur et le réalisateur.

Si l’on reconnaît le style particulier de Sorrentino dans son dernier film, c’est de La Grande Bellezza (2014) que Parthenope semble se rapprocher le plus. La beauté italienne ( que les spectateurs transalpins n’ont pas manqué de célébrer avec leurs nombreuses venues en salle) telle qu’on se la représente avec douceur et nostalgie, en en ramenant l’image de nos voyages ou de nos souvenirs, y était célébrée par des plans somptueux sur les monuments, les dorures des palais secrets, une musique classique du plus haut effet, et une langue italienne ample, déclamée avec saveur et profondeur par un Toni Servillo au sommet de son jeu d’acteur. Campant un Jep Gambardella, mondain blasé et désabusé, les répliques au scalpel, amusantes et pleines d’une fausse profondeur, ont su convaincre dès son entrée tonitruante dans le cadre. Très vite, la désillusion du roi des mondains ne put réchauffer la beauté froide d’une ville certes éternelle mais dont les «vrais habitants sont les touristes » et qui oscille désormais entre son illustre passé perdu, et l’image de carte postale figée sur papier-glacé bon marché que les tour operator distribuent chaque été. Ainsi ce touriste asiatique pris du syndrome de Stendhal (ou une banale crise cardiaque ? ) sur une place de Rome qui ouvre le film – signe que même dans un contexte vulgaire le sublime frappe comme la foudre.

Mais la foudre ne frappe jamais deux fois au même endroit ; si la vulgarité de la mondanité, d’une vanité toute pascalienne ( on se souvient du personnage étrange de la sœur valétudinaire qui semble, comme par hasard, offrir un semblant de réponse à la quête stérile de Jep) rehaussait la splendeur de Rome et marchait main dans la main avec sa propre dénonciation, c’est bien parce que cette vanité était le sujet même du film. Si Proust est cité dès les premières minutes, c’est que Sorrentino lui emprunte sa satire féroce et acerbe des mondains ( qu’on pense aux Verdurins de Sodome et Gomorrhe) pour la transformer alchimiquement en une représentation qui se justifie immédiatement par une beauté décapante. Le film que nous regardions était la réponse à la fuite en avant de Jep. Métaphorique, mélancolique, à l’allure marmoréenne, La Grande Bellezza n’en était pourtant pas moins claire dans son propos : le cinéma (et sans doute spécifiquement le cinéma italien) sauve le monde de la vulgarité en la métamorphosant en beau.

Ce n’est assurément pas le cas dans Parthenope, ce qui pose la question à la fois simpliste et pertinente de savoir où va le cinéma de Sorrentino ? Aurons- nous des films de la trempe de La Grande Bellezza ou dans un autre genre Il Divo ? Ou Faudra-t-il se contenter d’allégories appauvries de leurs modèles comme Loro ou – sans doute – Parthenope ? La jeune et magnifique Celeste Della Porta n’est peut-être pas en effet la sirène qu’elle croit être.

Le charme du style de Sorrentino.

Disons le tout de suite, le spectateur ne sera pas surpris et trouvera dans Parthenope exactement ce qu’il veut y trouver : une peinture cinématographique ample et généreuse qui projette sur la rétine des cadres somptueux, rehaussés d’une photographie comme sculptée pour attacher et attaquer le regard. La métaphore est usée jusqu’à la corde mais convient pertinemment – hélas peut-être – à cette œuvre puisqu’en effet chaque cadre est véritablement composé comme un tableau avec en son centre Parthenope, souvent d’ailleurs exhaussée par un surcadrage qui ne se préoccupe pas d’être subtil. L’héroïne semble comme se détacher de tout, de la réalité, des autres qui flottent autour d’elle mais surtout de la profondeur de champ à travers l’usage de la courte focale qui floute l’arrière-plan pour mieux la laisser dominer le cadre. La mise-en-scène offre un contrepoint bienvenu à ces exiguïtés en s’ouvrant souvent sur de plans plus amples et parfois même larges et fixes qui essaient de capturer l’infini de la mer napolitaine ou de ses cieux, captant la lumière méditerranéenne. Comme pour mieux nous indiquer d’y plonger méditativement les yeux et l’âme, ces plans sont souvent fixes. Là encore, on peut comparer ces cadrages aux longs plans de Rome dans La Grande Bellezza qui s’attardaient sur ses monuments pour mieux nous faire ressentir le poids écrasant du temps, de l’histoire et de la beauté de la cité éternelle. Comme pour son aïeul, des moments de mélancolie sublimes s’arrachent parfois de tous ces plans qui accusent de plus en plus leur artificialité. La soirée boudée par l’écrivain très cliché-Hemingway joué par Gary Oldman par exemple, on pense aussi à la réunion, pour ainsi dire, des deux familles interlopes de Naples. Le rythme même des séquences semble se reproduire facilement comme s’il butait sur ce qu’il n’arrivait pas à saisir ou à raconter : ainsi aux scènes et décors ouverts, remplis de convives qui dansent, suivent des moments plus intimistes où le rythme se calme, comme s’il s’agissait toujours de se recentrer sur Parthenope. Des scènes donc très vaporeuses et évanescentes où nulle part ailleurs Sorrentino ne semble mieux toucher du doigt ce qu’il veut atteindre.

La grande Beauté avec un grand « B ».

Et c’est là que le bât blesse, la sensation de doux étouffement, la beauté éphémère livrée aux ravages du temps (il tempo scorre accanto al dolore – « le temps file aux côtés de la douleur » dit le cardinal lubrique) et du souvenir qui la force à fuir comme Parthenope – toute cette esthétique de l’effleurement mélancolique semble s’épuiser à la longue. On peut se lasser de regarder la mer, fut-elle napolitaine – e Dio non ama il mare (« et Dieu n’aime pas la mer »). Et surtout, ces thèmes ne représentent qu’une vision très particulière de la beauté, et pour tout dire très romantique (façon XIXe siècle désabusé) avec laquelle on peut tout à fait être en désaccord, sinon plus grave, y être insensible. Comme cela a été souvent remarqué par les critiques, Parthenope se rattache certes à La Grande Bellezza dans ses scènes contemplatives comme dans ses scènes de liesse, mais peut-être jusqu’à l’auto-caricature qui a poussé certains à comparer le style du film avec les pubs pour parfum ou lessive les plus vulgaires. Mais c’est que précisément à l’instar de ces pubs (et c’est ce qui les rend si artificielles et reconnaissables à nos yeux), la vulgarité ou un quelconque degré de laideur est proscrit. Leur beauté est froide et comme statique, à l’instar d’une statuaire grecque qui aurait perdu son aura. Hugo disait « que le beau n’a qu’un type, le laid en a mille » ; on comprend donc pourquoi à force de se concentrer sur une image marchandisée de la beauté, Sorrentino en vient à ressasser son style, ses thèmes, son image décongelée de la Beauté parfaite.

A l’image ( si l’on peut dire) de son traitement allégorique de Naples/Parthenope, la beauté qu’il poursuit semble inatteignable en raison même de son abstraction quasi-platonicienne et même pour tout dire surannée et convenue : tout au long de l’oeuvre nous est répété que Parthenope/ Naples est « envoûtante » et « fugace », que le charme de la cité italienne n’a d’égale que son intangibilité, comme une réaction chimique qui ne vient pas. Essayant de cadre, surcadrer Celeste Dalla Porta, l’objectif ( en cela et sur beaucoup d’autres points très évidents – très male gaze) tente de saisir oude capturer tangiblement la beauté qu’incarne l’actrice, toujours susceptible d’un aggiornamento infini qui donne son prétexte et son thème au film. On a vu plus original comme traitement du Beau. En sorte qu’il se crée un étrange sentiment de trop et de trop peu, comme si le réalisateur avait voulu approcher son sujet fuyant en l’extrayant de son milieu mal dégrossi, comme Michel-Ange extirpant la statue du bloc de pierre, tout en y ajoutant des couches toujours plus artificielles : l’écrivain à la Hemingway dont on se demande ce qu’il fait là, la relation incestueuse tragique, l’étude anthropologique des hommes qui consiste finalement à rien de plus qu’à « voir les choses » (« vedere le cose »), le temps qui passe aux côtés de la douleur, la vulgarité de Greta Cool versus l’authenticité des habitants des bas fonds et pour finir sur une touche toujours aussi hétéroclite, l’équipe de foot napolitaine.

N’oublions pas du reste que Parthenope est une divinité marine, allégorie de Naples mais également jeune brillante anthropologue, féministe convaincue et intraitable mais femme traumatisée par la mort de son frère dont elle se sent responsable. Parthenope, le personnage est tout cela à la fois mais doit également incarner ce que le réalisateur cherche (le secret de la grande Beauté donc) tout en représentant cette recherche même à travers le thème de ses études anthropologiques qui finalement se réduisent à être … une forme de cinéma (« Billy Wilder est un anthropologue »). Pas plus que l’ajout de distance à la surface ne dessine une profondeur, pas plus l’ajout de dizaines de thèmes ne fait une esthétique qui évite d’être creuse – on ne se déplace que sur une superficie, fut-elle le territoire de Naples.

La beauté à couper le souffle ou essoufflée ?

Tout se passe comme si Sorrentino nous resservait les mêmes thèmes, la même esthétique, que La Grande Bellezza dans l’écrin de La main de dieu, sa ville de cœur, Naples. Bref, pour un film qui se clôt sur l’importance intellectuelle et artistique de voir les chose, il nous sert du vu et revu. Quoiqu’il soit un très grand metteur-en-scène éduqué à l’école des maestri du cinéma italien, on peut se demander si ce glorieux héritage n’est pas plutôt un testament tant il s’évertue à filmer quelque chose d’inerte qui semble étouffer sous l’odeur de la mort. Les styles qu’il emprunte à Fellini, Visconti (et Rosi dans ses films dossiers comme Il Divo et Loro) documentaient avec brio une réalité qui n’est plus vraiment la nôtre : Il boom de l’après guerre, la stratégie de la tension, l’impression d’être dans l’histoire et en dehors, mais ici, qu’ a à nous dire Sorrentino sur le contemporain ? L’idée que sa beauté évanescente fuit à mesure que l’on tente de l’agripper ? Que les divinités ont quitté la terre, que nous sommes rivés à leur trace dans un poursuite vaine et désespérée hors du vulgaire ? Soient les vieux mythes romantiques. Bref, encore une fois le style est somptuaire mais s’abîme avec nos regards dans un ennui prévisible tant il se révèle au service d’un propos auto-complaisant.

Que nous dit sorrentino de l’état actuel du cinema italien contemporain ?

Si le contemporain est l’intempestif comme le dit Nietzsche, ou s’il est l’obscurité du présent comme le dit Agamben, alors forcément le cinéma de Sorrentino nous aide à y voir moins clair au sens où il révèle en creux à quel point même une valeur esthétique comme la Beauté semble toujours déjà appartenir à un passé révolu, dont l’écho ou la lumière rémanente, comme celles des étoiles de la métaphore d’Agamben, ne peut nous venir que d’une distance très lointaine et pour tout dire incompréhensible. La phrase de fin de Parthénope « forse non è cosi » « peut-être n’est ce pas ça… » répétée deux ou trois fois dans le film pour contredire le fait que le temps qui passe ne serait que douleur, semble offrir une porte de sortie dérobée, de même que la jouissance finale qui accompagne le travelling très composé et esthétisé des supporters de l’équipe de Naples. Peut-être donc faut-il jouir de la vie en ne se posant plus la question de ce qu’est la beauté, de ce qu’est l’anthropologie… à moins qu’il s’agisse de comprendre « que la douleur passée avec le temps » ne résume pas la vie entière, il vaut mieux en jouir comme ces supporters dont la joie certes simple n’en est pas moins belle ? La réponse est indécidable tant elle semble plate et jetée à la face du spectateur comme pour mieux et plus rapidement clore tout un montage alambiqué qui ne sait pas très bien où il va – mais peut-être l’important pour Sorretino n’est pas de raconter quelque chose, de faire sentir le passage du temps – pourtant un de ses thèmes de prédilections, mais d’exhiber un voir ( « vedere le cose ») qu’il prend pour universel.

Pour comprendre l’Italie contemporaine et pour un cinéma moins abstrait, on préférera peut-être l’alter-ego diabolique de Sorrentino, S. Sollima dont le dernier polar Adagio était une petite perle qui n’a évidemment pas attiré l’œil des aficionados de la prima vista. Car ce que semble oublier Sorrentino un peu plus à chaque film, c’est que la grandeur du cinéma italien n’est évidemment pas épuisé par son trio préféré Visconti, Antionioni, et Fellini (agrémenté d’un F. Rosi pour le versant politique) mais se trouve exemplairement – peut-être davantage que nul autre cinéma au monde – dans la coexistence de ces maestri avec un cinéma de genre affirmé, assumé et fier qui trouve dans ses propres ressources de quoi documenter le contemporain. Même au sein des chefs-d’œuvre de la culture haute italienne se trouve ce goût décidément très transalpin pour la culture basse, parce qu’elle a aussi quelque chose à nous dire. Ainsi le cirque chez Fellini, le goût du concret chez Visconti, et sans doute le meilleur exemple : le plan de fin explosif de Zabriskie Point d’Antonioni, où la maison du promoteur immobilier vole en éclats subitement comme par la magie du regard de la personnage, laissant longuement voir à l’écran un tourbillon de marchandises qui ne se consomment plus mais se consument. La lenteur du montage et de la séquence nous indique s’il le fallait, que ce bric-à-brac de la laideur et de la vulgarité capitaliste est le temps d’une séquence transformé en beauté. C’est bien à peu près de la même chose dont il s’agit dans l’ultime séquence de Parthenope mais qui semble ajouté là – parce qu’il fallait bien faire un dernier plan en forme d’hommage à la beauté de Naples. Bref, le problème de ce dernier plan comme du reste finalement, c’est son artificialité gratuite.

Tu ne mentiras point de Tim Mielants : Secrets et mensonges irlandais

Tu ne mentiras point, décidément le cinéma irlandais est en forme. Après le tout récent et ténébreux Clan des bêtes de Christopher Andrews, ce nouveau film irlando-belge de Tim Mielants est une preuve supplémentaire de la beauté d’un cinéma qui s’appuie sur une certaine authenticité.

Synopsis : Irlande, 1985. Modeste entrepreneur dans la vente de charbon, Bill Furlong tâche de maintenir à flot son entreprise, et de subvenir aux besoins de sa famille. Un jour, lors d’une livraison au couvent de la ville, il fait une découverte qui le bouleverse. Ce secret longtemps dissimulé va le confronter à son passé et au silence complice d’une communauté vivant dans la peur.

The Quiet Boy

20 ans déjà se sont écoulés depuis The Magdalene Sisters, le film qui a fait découvrir à grande échelle le scandale de l’Église catholique irlandaise, avec les abusives Sœurs de Marie-Madeleine, des couvents tenus par quatre congrégations religieuses différentes, destinés à accueillir les « fallen women » (prostituées, victimes d’incestes, de viols, et toute grossesse hors mariage). Ces couvents abritaient des laveries, où les jeunes filles placées de force par leurs parents sont taillables et corvéables à merci. Tu ne mentiras point du belge Tim Mielants évoque cet épisode, mais contrairement au célèbre film de Peter Mullan, il n’est ici qu’un des éléments qui tissent la narration.

Nous sommes en 1985, mais compte tenu de la pauvreté ambiante, cela aurait pu être 10 ou 20 ans auparavant, voire beaucoup plus avant encore, tant certaines scènes du film font penser à l’écossais Bill Douglas – c’est un compliment –, et à son immense trilogie : un enfant qui lape, pieds nus dans la neige de Noël, du lait laissé à quelque animal ou humain nécessiteux, un autre qui glane du bois le long des routes pour pouvoir chauffer la maison. Seuls les hits qui passent à la radio arrivent à marquer l’époque. Au milieu de toute cette misère, Bill Furlong (Cillian Murphy), un petit patron charbonnier, passe pour un nanti. Père de 5 belles et joyeuses filles, c’est pourtant un homme malheureux, extrêmement mélancolique, taiseux, douloureux même. L’histoire du film est la sienne, et le présent est entrecoupé de flashbacks qui aident à comprendre la nature de sa tristesse.

En 1985 en effet, l’Irlande se chauffe encore au charbon. C’est sur leur dos que Bill et ses hommes livrent charbon et briquettes dans toute la ville, y compris au couvent. Les évènements que Bill vit tout au long de cette période de Noël, au dit couvent où il assiste sans le vouloir à d’horribles scènes impliquant les « pensionnaires », ou encore dans les rues où la précarité est partout, réveillent son propre passé, le souvenir de sa propre mère, employée comme servante et devenue elle aussi une jeune mère célibataire ; grâce aux bonnes actions de sa patronne, elle a échappé au couvent. Bill est au milieu de sa vie quand il découvre le secret des sœurs Magdalene, et semble se réveiller d’une longue léthargie où il a enfoui ce passé.

Même lorsqu’il n’est pas filmé de nuit, Tu ne mentiras point baigne également dans un clair-obscur ; c’est l’hiver, les charbonniers sont debout avant l’aube et rentrent bien après le coucher de soleil. L’atmosphère générale du film rejoint tout à fait l’humilité de Bill Furlong, mais aussi la cruauté des religieuses (comme dans la fameuse scène dans le bureau de la Mère Supérieure, surprenante Emily Watson) et c’est toute cette belle cohérence qui le rend intéressant.

Cillian Murphy est impeccable comme d’habitude. Se levant au milieu de la nuit, en proie à ses douloureux souvenirs, fixant le vide pendant des heures, le personnage n’a besoin que du regard magnétique de l’acteur pour nous transmettre ses anxiétés, ses traumatismes, ses peurs de l’avenir, voire un vague sentiment de culpabilité par rapport à ce qui se passe dans la communauté. De même, la bonté infinie de Bill se passe également de tout dialogue et de tout superflu. Une ou deux phrases ici et là de la voix grave de Cillian Murphy suffisent à montrer l’empathie de Bill envers le monde qui l’entoure, une empathie qui, sans se réclamer d’une psychologie de bas étage, s’adresse aussi au malheureux petit garçon qu’il fut.

Tu ne mentiras point est le film d’un belge qui a su capter l’essence du réalisme social outre-manche sans en faire une caricature, et surtout en réussissant le côté intimiste du métrage. Le titre original, Small Things Like These, également celui du livre de Claire Keegan (The Quiet Girl) duquel le scénario est tiré, traduit parfaitement l’ambiance de ce film à très bas bruit qui nous transporte pourtant de bout en bout dans son univers, l’univers d’une vie tissée de tous ces petits riens qui reviennent aujourd’hui avec force dans l’esprit du protagoniste. Et même si le scandale des Magdalene Sisters n’est pas son seul sujet, le film rend un bel hommage aux 30 000 jeunes victimes de ce triste scandale de maltraitance.

Tu ne mentiras point – Bande annonce

Tu ne mentiras point – Fiche technique

Titre original : Small Things Like These
Réalisateur : Tim Mielants
Scenario : Enda Walsh, d’après le livre éponyme de Claire Keegan
Interprétation : Cillian Murphy (Bill Furlong), Eileen Walsh (Eileen Furlong), Clare Dunne (Sr. Carmel), Emily Watson (Sr. Mary), Michelle Fairley (Mrs. Wilson), Helen Behan (Mrs. Kehoe), Zara Devlin (Sarah Redmond)
Photographie : Frank van den Eeden
Montage : Alain Dessauvage
Musique : Senjan Jansen
Producteurs : Ben Affleck, Matt Damon, Catherine Magee, Alan Moloney, Cillian Murphy, Co-producteurs : Susan Mullen, Gitte Nuyens, Bert Van Dael, Sasha Veneziano
Maisons de production : Fís Éireann / Screen Ireland, Big Things Films, Co-production : Wilder Content
Distribution : Condor
Durée : 98 min.
Genre : Drame, Hiostorique
Date de sortie : 30 Avril 2025
Irlande· Belgique· Etats-Unis – 2024

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Quand le Cinéma Rencontre le Jeu : Comment les Films Influencent Nos Choix de Casinos en Ligne

Le cinéma et le jeu ont toujours été intimement liés, mais leur relation se manifeste de manière particulièrement évidente dans le domaine des casinos en ligne. Les films façonnent notre perception du jeu, qu’il s’agisse de tournois de poker à enjeux élevés ou de roues de roulette tournant dans une tension palpable. Ces représentations cinématographiques ne se contentent pas de divertir : elles influencent la manière dont les joueurs abordent les jeux, choisissent des thèmes et développent des stratégies. 

Cette relation explique pourquoi certains jeux gagnent en popularité, tandis que la narration renforce l’expérience de jeu.

Vivez la puissance des scènes de casino emblématiques

Des films comme Casino Royale et Ocean’s Eleven ont donné au monde des casinos un statut iconique, laissant une impression durable chez les joueurs. Leur tension à haute intensité, leurs décors sophistiqués et leurs victoires dramatiques créent une atmosphère électrisante tant dans les jeux réels qu’en ligne, incitant les spectateurs à rechercher des expériences similaires – comme des tables de poker élégantes ou des parties de blackjack pleines de suspense.

Les films façonnent également les attentes des joueurs au-delà de l’esthétique. Une étude sur l’influence des médias a démontré que l’exposition au jeu dans les films accroît la propension des spectateurs à prendre des paris plus risqués, en raison d’une représentation romancée du jeu – les protagonistes battent les probabilités, tandis que les conséquences et les pertes sont souvent minimisées.

Principales façons dont les films influencent le comportement des joueurs :

  • Comportement à risque : Les scènes de mises « all-in » inspirent les joueurs à prendre davantage de risques, notamment dans des jeux comme le poker vidéo.
  • Préférences de jeu : Le poker bénéficie d’un attrait cinématographique supérieur au bingo ou au keno, ce qui en augmente la popularité.
  • Ambiance : Les casinos en ligne qui reproduisent l’esthétique sonore et visuelle des scènes de films sont souvent plus prisés. Les plateformes les mieux notées dans un casino en ligne avis proposent souvent ce type d’ambiance immersive.
  • Perception sociale : Des films comme Very Bad Trip présentent le jeu comme une activité sociale agréable, loin de l’image du joueur solitaire.

Machines à sous à thème : la magie du cinéma dans le jeu

Les machines à sous thématiques sont l’une des expressions les plus visibles de l’influence du cinéma. Des franchises comme Jurassic Park, The Dark Knight ou James Bond ont inspiré des machines à sous qui séduisent autant les cinéphiles que les joueurs occasionnels. Ces jeux utilisent des personnages, musiques et scénarios familiers pour créer un lien immédiat, bien plus captivant que les alternatives génériques.

Les développeurs investissent massivement dans les licences, sachant que le contenu de marque augmente l’engagement. Une machine à sous bien conçue ne se contente pas de jouer sur la nostalgie : elle intègre des bonus, des cinématiques et des éléments interactifs inspirés de la narration cinématographique. Par exemple, les machines Le Seigneur des Anneaux intègrent de véritables extraits de films avec les voix des personnages, tandis que Terminator 2 utilise l’image et les répliques emblématiques d’Arnold Schwarzenegger.

Philosophie des machines à sous à thème :

  • La familiarité réduit l’hésitation du joueur.
  • La nostalgie crée un lien émotionnel.
  • Les éléments narratifs prolongent le temps de jeu.
  • Les sorties de films servent de levier de promotion croisée.

Archétypes de personnages et psychologie des joueurs

Les films représentent souvent les joueurs selon des archétypes : le pro froid et calculateur (comme James Bond), le marginal impulsif (Rain Man) ou l’amateur chanceux (Las Vegas 21). Ces modèles influencent inconsciemment la manière dont les joueurs se perçoivent et se comportent. Certains adoptent une stratégie méthodique, d’autres recherchent la gloire immédiate comme dans un film.

Des œuvres comme Very Bad Trip illustrent comment le personnage du « gros parieur » influence les comportements, incitant certains à parier plus qu’ils ne le feraient normalement. Cet effet est particulièrement marqué dans les jeux en direct, où l’interaction rappelle l’expérience d’un vrai casino. Une étude révèle que les joueurs qui s’identifient à ces personnages augmentent leurs mises de 23 % après avoir vu des films sur les casinos.

Les films entretiennent aussi certaines idées reçues :

  • La croyance que les victoires viennent en série, comme dans les montages de films.
  • Une méfiance envers les opérateurs de casino, accentuée par des personnages négatifs (ex. : Casino et Ace Rothstein).
  • Une surestimation de la stratégie dans les jeux comme le poker, au détriment du rôle du hasard.

Son et visuel : une expérience cinématographique

Les casinos en ligne exploitent musiques, animations et effets sonores pour recréer l’ambiance du jeu au cinéma. Le cliquetis des jetons, la roue de la roulette ou la musique de victoire sont conçus pour générer des émotions et retenir les joueurs.

Les concepteurs empruntent les techniques du suspense cinématographique :

  • Musique qui monte en intensité avant les tours bonus (style Les Dents de la Mer).
  • Arrêts sur image façon Tarantino lors des gains importants.
  • Compteurs inspirés de Christopher Nolan pour simuler la dilatation du temps.

Une attention minutieuse à ces détails rend les jeux plus captivants, même en cas de perte. Une étude de 2023 a révélé que les joueurs passent 40 % plus de temps sur des machines dotées de sons dignes du cinéma par rapport à celles à l’audio basique.

L’avenir du jeu inspiré du cinéma

Avec l’évolution technologique, la frontière entre cinéma et jeu s’estompe. Les casinos en réalité virtuelle (VR) permettront bientôt de plonger dans des décors issus de films : marcher dans un casino façon James Bond, jouer avec un croupier IA à l’apparence de personnages cultes…

Tendances émergentes :

  • Machines à sous interactives où les choix du joueur modifient le scénario.
  • Réalité augmentée (AR) pour projeter des tables de jeu dans le monde réel.
  • Expériences de jeu générées par IA, inspirées de films populaires.
  • Objets numériques à collectionner (NFT) à thème cinématographique via blockchain.

Les studios et développeurs collaboreront davantage pour créer du contenu exclusif : des machines à sous liées à la sortie d’un film, des tournois en direct avec une réalisation cinématographique… Objectif : rendre l’expérience de jeu aussi immersive et émotionnelle qu’une projection sur grand écran.

Conclusion

Le cinéma ne se contente pas de refléter la culture du jeu, il la façonne activement. Des machines à sous aux comportements des joueurs, son influence est subtile mais profonde. À mesure que la technologie progresse, cette synergie se renforce, promettant des expériences toujours plus immersives et spectaculaires.

Gardez cela en tête lors de votre prochaine partie sur une machine inspirée du cinéma ou d’un blackjack à la James Bond : vous incarnez un rôle construit au fil de décennies de narration cinématographique.

Guest post

 

Quand les gains filent plus vite que les répliques : le parallèle inattendu entre cinéma et casinos à retrait rapide

Le cinéma et les jeux d’argent en ligne peuvent sembler n’avoir aucun lien évident, et pourtant, ces deux industries partagent un point commun : la vitesse. Les cinéphiles attendent un divertissement sans faille et de haute qualité sans délais, tandis que les joueurs de casino exigent des paiements rapides sans temps d’attente inutile. Ces deux secteurs prospèrent en offrant une gratification instantanée – comprendre ce parallèle éclaire les attentes modernes des consommateurs.

Comment l’indécision a influencé l’industrie du divertissement : L’impatience des consommateurs a transformé ces deux secteurs

Le cinéma a connu une évolution spectaculaire au cours des deux dernières décennies : les spectateurs n’acceptent plus les longues files d’attente au cinéma ou dans les vidéothèques ; ils exigent désormais un accès instantané via les plateformes de streaming. Ce changement fait écho à l’évolution des plateformes de jeux en ligne, où les retraits ne nécessitent plus plusieurs jours de traitement – les deux secteurs valorisent désormais le temps plus que tout. Aujourd’hui, les consommateurs privilégient la commodité dans leurs décisions d’achat.

Ce basculement culturel vers l’immédiateté ne s’est pas produit du jour au lendemain. Dans le cinéma, l’augmentation des vitesses internet et le modèle perturbateur de Netflix ont changé les attentes à jamais ; de même, dans le jeu en ligne, l’arrivée des portefeuilles électroniques puis des retraits en cryptomonnaie, souvent traités en quelques heures au lieu de jours, a conféré un avantage compétitif important aux industries ayant su s’adapter rapidement, tandis que les autres ont vu leur clientèle chuter.

Les principaux facteurs qui ont alimenté cette demande incluent :

  • Irritation des consommateurs : des études montrent une diminution de la capacité d’attention des utilisateurs, nombreux étant ceux qui abandonnent des processus prenant plus de quelques secondes à charger.
  • Révolution mobile : les smartphones ont mis le divertissement à portée de main, créant une attente d’accès immédiat partout.
  • Changement générationnel : les jeunes générations ayant grandi avec le streaming instantané et les applications ont peu de patience pour les délais, qu’ils tolèrent mal.

Comment la technologie accélère la vitesse

La technologie derrière les retraits rapides et le streaming instantané présente des similitudes frappantes. Les cinémas utilisent des réseaux de diffusion de contenu (CDN) pour distribuer les fichiers de films sur des serveurs mondiaux afin que les spectateurs se connectent rapidement au serveur le plus proche ; les casinos en ligne utilisent des systèmes de traitement des paiements distribués de manière similaire, permettant des retraits via les canaux les plus rapides selon la localisation et la méthode de paiement.

Les processeurs de paiement ont évolué en trois grandes étapes, parallèlement aux méthodes de livraison de films. Les virements bancaires traditionnels étaient l’équivalent des DVD physiques – lents et fastidieux. Les portefeuilles électroniques ont offert une alternative semblable au streaming, réduisant le traitement à 24 heures, puis la cryptomonnaie est apparue, offrant un « streaming en direct » avec des transactions parfois finalisées en 10 minutes seulement. L’infrastructure de fond comprend également la détection de fraude en temps réel, similaire à la gestion des droits numériques (DRM) qui protège les flux vidéo.

La psychologie de la gratification instantanée : pourquoi la vitesse compte autant

Les recherches en neurosciences montrent que les récompenses différées activent différentes zones cérébrales que les récompenses immédiates ; les gains immédiats stimulent davantage nos centres du plaisir que les gains différés – ce qui explique pourquoi les casinos à retrait rapide sont si bien classés dans les enquêtes de satisfaction, indépendamment du choix de jeux ou des bonus offerts.

De la même manière, dans le cinéma, les spectateurs évaluent plus favorablement un film lorsqu’ils ont bénéficié d’une expérience de streaming fluide par rapport à ceux qui ont subi des interruptions, même si le contenu reste identique. Ce principe psychologique explique pourquoi les deux industries investissent massivement dans la réduction de la latence. Les casinos misent beaucoup sur l’amélioration de l’« expérience du dernier kilomètre » – l’instant où les gains atteignent le compte du joueur – car ce moment détermine la perception de la marque, tout comme la fin d’un film influence l’impression laissée au public.

Sécurité vs vitesse : un équilibre délicat en coulisses

Les consommateurs exigent la vitesse, tandis que les régulateurs imposent la sécurité – créant une tension permanente dans les deux secteurs. Les plateformes de cinéma combattent le piratage avec des filigranes numériques et des systèmes de cryptage, tandis que les casinos mettent en œuvre des vérifications multicouches. Les opérateurs les plus performants parviennent à minimiser la friction utilisateur tout en garantissant une sécurité solide.

Les processus KYC (Know Your Customer) modernes en offrent un bon exemple. Là où les casinos exigeaient autrefois une documentation lourde avant un premier retrait, beaucoup utilisent désormais :

  • La numérisation automatisée des documents qui vérifie rapidement les identités, réduisant les délais de plusieurs jours à quelques minutes.
  • Les biométries comportementales pour analyser les schémas de jeu et détecter les fraudes.
  • Les services tiers de pré-vérification des joueurs.

Ces innovations reflètent l’évolution du streaming, passé de DRM contraignants à des protections de contenu quasi invisibles. Dans les deux cas, les solutions réussies respectent les normes de sécurité tout en restant presque imperceptibles pour les utilisateurs légitimes.

Quel avenir pour les transactions instantanées et le streaming ?

Les technologies émergentes promettent de rendre les systèmes « rapides » d’aujourd’hui obsolètes. Les réseaux 5G pourraient permettre de télécharger un film en quelques secondes et les contrats intelligents basés sur la blockchain pourraient automatiser les paiements de casino dès la fin d’une partie. Par ailleurs, les deux secteurs explorent l’informatique en périphérie (edge computing) pour éliminer totalement la latence.

Au cœur de cette évolution se trouve leur convergence. De la même manière que les plateformes de streaming intègrent aujourd’hui des éléments de jeux, les casinos pourraient bientôt offrir des contenus premium accessibles instantanément à leurs joueurs. La vitesse reste l’élément clé : dans notre société où l’attention est devenue plus rare que jamais, la vitesse n’est pas seulement une question de commodité, elle est devenue le fondement de la fidélité client.

Conclusion

Le lien entre les casinos à retrait rapide et le cinéma moderne illustre une tendance plus large : les consommateurs privilégient aujourd’hui la rapidité autant que la qualité dans leurs décisions d’achat, qu’il s’agisse d’encaisser leurs gains ou de regarder des films ou des séries. En comprenant ce changement dans les attentes des consommateurs, les deux industries peuvent améliorer leurs services pour répondre – voire surpasser – les besoins des utilisateurs. Ceux qui réussiront dans ce nouveau paysage ne se contenteront pas d’offrir d’excellents contenus ou jeux : ils sauront surtout les livrer rapidement.

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Une pointe d’amour : La beauté est dans les yeux de celui qui regarde

Une pointe d’amour, un film qui célèbre la résilience et l’amour vrai. En traitant sans détours mais avec délicatesse le désir et la difficulté d’aimer dans un corps contraint, le film offre une belle leçon de vie, en utilisant les codes du road-movie. Sans militantisme, il pousse à la réflexion et rappelle, avec intelligence et subtilité, que les émotions et les aspirations profondes transcendent toutes les barrières.

Pour son premier long-métrage, le jeune réalisateur Maël Piriou nous offre, et c’est un vrai cadeau, une touchante comédie romantique. C’est aussi une histoire d’amitié authentique, inspirée du film Hasta la Vista de Geoffrey Enthoven en 2011, mais dont, à vrai dire, il ne reste pas grand-chose, au-delà du road-movie avec un vieux fourgon, le but du voyage et le handicap. Le thème des handicapés est certes très présent dans le film – traitant des questionnements sur l’amour et la tendresse –, mais le réalisateur en atténue avec justesse les effets au fil du film.

En allant droit au but des sentiments, dits ou non-dits, et des faux-semblants, le réalisateur exploite à fond les vertus du road-movie. Ils permettent à ces deux « vieux » amis avocats, Mélanie et Benjamin, de prendre du recul et de se révéler en découvrant qui ils sont vraiment l’un pour l’autre, ainsi que leurs aspirations profondes.

Dans une durée resserrée, traversant de superbes paysages espagnols, le métrage est construit sur un scénario rythmé et original, qui ne manque pas de rebondissements étonnants et certains moments drôles, avec surtout un twist qu’on ne voit pas venir. D’autant que l’accompagnant de circonstance des personnages, Lucas, conducteur-infirmier-homme à tout faire, tout juste sorti de prison, les entoure d’une affection humaine qui semble innée, contribuant à leur faire peu à peu oublier leur handicap, à l’instar de Driss/Omar Sy dans Intouchables.

Oser reconnaître l’amour malgré ses blessures et ses doutes

Mélanie la battante, travaillant malgré son handicap, venant d’apprendre de récentes mauvaises nouvelles sur sa santé, ressent l’urgence d’enfin connaître les bienfaits de l’acte sexuel, quitte à ce qu’il soit tarifé dans un bordel en Espagne s’occupant des handicapés. Car si elle croit en l’amour, il est pour le moment virtuel et platonique, Mélanie n’osant pas provoquer la rencontre dans son état, et ignorant ce qu’elle a sous les yeux.

Ayant réussi à convaincre Benjamin de l’accompagner in extremis dans son périple, ce tétraplégique par accident et amorphe, en apparence en tout cas, elle lui raconte ses états d’âme, n’hésitant pas à lui asséner quelques formules percutantes : « Tu te rends compte qu’on ne m’a jamais caressé les seins ? »

Mais après de nombreux échanges, une rencontre inopinée et révélatrice, à défaut d’être belle et drôle, et aussi grâce à Lucas qui sait provoquer Mélanie et Benjamin en leur faisant le coup de la panne, le but affiché du voyage va évoluer au fil du temps, par la découverte étonnante du vrai Benjamin, dont Mélanie finit par reconnaître le leitmotiv caché : Force et Tendresse, comme un code de ceux qui n’arrivent pas à se parler.

Cette découverte et ses évolutions ne manquent pas de provoquer de beaux moments, où l’on lit dans leurs pensées plutôt qu’ils ne les expriment, avec une profondeur des sentiments et quelques émotions que l’on ne manque pas de ressentir, les libérant ainsi de leurs chaînes apparentes.

On aime ce film par la vitalité conjuguée de ses trois acteurs principaux

  • Julia Piaton, cette actrice déjà reconnue (récemment dans Le Secret de Khéops, Le Mélange des genres), interprète ici un très grand rôle dans le personnage de Mélanie, parfaite en handicapée fonceuse et libre dans son fauteuil roulant, affichant aplomb et vérité, mais aussi beaucoup de sensibilité ;
  • Quentin Dolmaire, ce jeune acteur méconnu, qui a bien failli rater ses auditions pour le film, et qui se révèle d’une écoute et d’une tendresse inouïes dans le rôle de Benjamin, composant avec brio les attitudes du tétraplégique plutôt difficiles à interpréter;
  • Gregory Gadebois, immense acteur qu’on ne présente plus (Délicieux, Louise Violet), et qui trouve ici un rôle clé d’accompagnant bourru, mais volubile et d’une grande humanité, lui qu’on trouve habituellement plutôt dans des rôles de taiseux.

Visiblement heureux d’être ensemble, ces acteurs sont parfaitement dirigés par Maël Priou, affichant pudeur, retenue et délicatesse, par une mise en scène sobre mais efficace.

Une belle leçon de vie

Abordant la douloureuse question de l’amour physique des handicapés, ce film en transcende les obstacles, sans militantisme ni pathos, en nous donnant une véritable leçon de vie, et en sachant faire éclore les vrais sentiments et transports amoureux tels que tout le monde peut les connaître.

Son visionnage donne l’espoir d’un futur plus tolérant, et nous fait mieux comprendre cette citation d’Oscar Wilde : « La beauté est dans les yeux de celui qui regarde », sous-entendu ici l’amour s’invite à celui qui sait regarder !

Bande annonce – Une pointe d’amour

Fiche technique – Une pointe d’amour

  • Réalisateur : Maël Piriou
  • Scénario : Maël Piriou, inspiré de l’œuvre de Geoffrey Enthoven
  • Scénaristes (version originale) : Pierre De Clercq, Mariano Vanhoof
  • Genre : Comédie romantique, road movie
  • Musique : Pascal Sangla
  • Directeur de la photographie : Guillaume Schiffman
  • Montage : Francis Vesin
  • Costumes : Sophie Bay-Baudens
  • Chef décorateur : Wouter Zoon
  • Ingénieurs du son : Dominique Lacour, Anne Gibourg, Sarah Lelu, Emmanuel Croset
  • Durée : 1h24
  • Pays d’origine : France
  • Date de sortie : 30 avril 2025
  • Production : Same Player Production, Pathé Films, Logical Content Ventures, France 3 Cinéma, Cine Nomine
  • Producteur délégué : Vincent Roget
  • Producteurs associés : Michael Kuperberg, Ardavan Safaee, Pierre Forette, Thierry Wong
  • Producteur exécutif : Marianne Klopocki
  • Directeur de production : Régis Vallon
  • Attachés de presse : Dominique Segall, Apolline Jaouen, Jérôme Barcessat, Marion Seguis
  • Distribution : Pathé Films

Casting principal

  • Julia Piaton : Mélanie
  • Quentin Dolmaire : Benjamin
  • Grégory Gadebois : Lucas
  • Florence Viala : Stéphanie
  • Claude Guyonnet : Marc
  • Louis Meignan : Séverin
  • Aude Léger : Juliette
  • Roc Esquius : Barman El Cielo
  • Martin Petit : Frère de Mélanie
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3.5