L’aventure gastronomique nipponesque du meilleur restaurant du monde, Noma, est relaté dans Noma au Japon, un film-documentaire réalisé par Maurice Dekkers.
Synopsis : Janvier 2015. Le Noma vient de recevoir pour la 4ème fois le titre de meilleur restaurant du monde. Le chef, René Redzepi, décide de fermer son restaurant de Copenhague pour ouvrir une résidence de deux mois à Tokyo, au Japon. Le but : proposer un menu exceptionnel de plats spécialement conçus pour l’occasion. René Redzepi et sa brigade ont six semaines pour créer de toutes pièces un menu unique et novateur en harmonie avec la culture japonaise, avec des produits et des saveurs qu’ils ne connaissent pas. Une course contre la montre s’engage.
Fort d’une réputation d’excellence, le restaurant danois Noma, s’est lancé un défi titanesque à la hauteur de sa stature : poser ses valises le temps d’un hiver au pays du soleil levant. Mené par le chef cuisinier René Redzepi, c’est toute l’équipe Noma qui participa à l’aventure (63 personnes en tout, comprenant sous-chefs, serveurs, managers, commis et la famille proche). Toutefois, la pression de ce challenge reposa principalement dans les mains des assistants de Redzepi : Lars Williams son bras droit, Rosio Sanchez, Thomas Frebel, Dan Giusti et Kim Mikkola.
Le restaurant pop-up ouvrit ses portes le 9 janvier 2016, au 37ème étage du Mandarin Oriental, un hôtel de luxe à Tokyo. Mais cette expérience ne fut pas sans effervescence. Après deux ans de préparations, l’équipe commença à débarquer au Japon en décembre 2015, avec pour consigne de s’imprégner de la culture japonaise afin de créer un menu innovant et créatif. Ce fut dès lors le début d’une expédition culinaire sur le sol nippon pour nos cuisiniers explorateurs. De la dégustation d’écorces et de champignons dans leurs éléments naturels sur les monts Hakkoda au marchand local de kiwis sauvages, en passant par le marché aux poissons, ce sont des aliments surprenants qui finirent sur la carte du restaurant. Les plats plus exceptionnels les uns que les autres (lotte croustillante -fumée et gelée- arrosée d’une sauce au kiwi sauvage, tarte composée d’oursins de mer frais, etc.) témoignent de l’intense investigation de l’équipe de Redzepi dont le but était de se dépasser mais aussi de rendre honneur à la cuisine japonaise. Servies sur un lit de glace, les crevettes précieusement recouvertes de fourmis vivantes dont on promit des saveurs issues
de la forêt de Nagano, est le premier plat du menu (composé de 14 services) du Noma japonais et un bel exemple de cette prouesse créative et esthétique.
Élu « meilleur restaurant du monde » en 2010, 2011, 2012 et 2014 par la revue britannique Restaurant, Noma, qui compte généralement plus de 100 000 demandes de réservations par mois chez lui, à Copenhague, obtint plus de 60 000 requêtes pour ce restaurant éphémère. Au final, le film-documentaire Noma au Japon est une véritable immersion dans les coulisses d’un des plus grands restaurants du monde. Avec un travail novateur de poids et une implication sans faille des chefs de Noma, on se rend vite compte que ces derniers sont des magiciens qui font de ce restaurant d’envergure, un lieu d’exception où l’art culinaire est le maître mot.
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Bande Annonce : Noma au Japon
Fiche Technique : Noma au Japon
Titre original : Ants on a shrimp
Réalisation : Maurice Dekkers
Musique : Nicolas Jaar, Halfdan E, Shigeru Umebayashi
Sociétés de production : BlazHoffski, Dahl TV
Production : Dan Blazer, Nelsje Musch-Elzinga, Marc Blazer, Maurice Dekkers
Montage : Pelle Asselbergs
Distributeur : Urban Distribution
Genre : Documentaire
Pays-Bas – 26 avril 2016



Deux trop longues années ont suffit par nous faire regretter passionnément les enquêtes de Miller et Hardy, le duo le plus électrique et stimulant jamais vu depuis Fox et Mulder, surtout grâce aux interprétations magistrales et sans failles de David Tennant et Olivia Coleman. Si la deuxième saison centrée sur le procès de Joe Miller, le mari du sergent Ellie et présumé coupable de meurtre du petit Dany Latimer sur fond de pédophilie, la troisième s’ouvre sur un autre sujet de société tout aussi tabou, le viol. Trish Winterman joué brillamment par Julie Hesmondhagh (Cucumber, Happy Valley) est une mère de famille qui, perdue au milieu du port, est recueillie par la police et prise en soin, car violée deux jours auparavant. Beth Latimer, dont le deuil semble être fait, travaille à présent dans une agence sociale d’aide aux personnes en crise et prend sous son aile la quadragénaire au regard de chien battu. La fille d’Alec est revenue vivre avec lui, mais est relativement maltraitée par des élèves de son lycée. Ellie est aidée de son père pour s’occuper de ses deux enfants. Mark n’a toujours pas tourné la page et cherche par tous les moyens, quitte à s’éloigner de sa famille, à faire justice. D’autres portraits font parti du puzzle mis en place : la meilleure amie de la victime, employée également dans la même épicerie qui fête ses 50 ans dans un manoir grandiose, et son mari coureur de jupon, le directeur de cette épicerie obsédé par Trish, son ex-mari, le chauffeur de taxi, un adolescent retord, un autre en réserve, un ancien violeur relâché, sans oublier les anciens, l’ex-rédactrice en chef, le prêtre… Ces fils tendus telle une toile d’araignée à la Agatha Christie constitue tout un nouveau microcosme tout aussi puissant et hétéroclite que la première saison. Le doute s’installe sur chacun d’entre eux pour terminer sur une totale surprise comme sait si bien le faire le créateur et scénariste britannique Chris Chibnall.
La splendeur des falaises des plages de West Bay couplée à la composition délicate, poétique et emportée de Olafur Arnald provoque encore chez le spectateur à la fois douce nostalgie et frisson de dépaysement. Entre souvenirs familiers et instabilité émotionnelle suite à cette nouvelle intrigue riche et brillamment écrite, Broadchurch compose une dense enquête autour du regard toujours pesant d’hommes naturellement surprotecteurs, sexistes ou désespérés. À l’exception que toutes ces peintures masculines compose un microcosme homogène, hétéroclite et représentatif de notre société. Même l’inspecteur Hardy, brut et opiniâtre, reste vulnérable face à sa fille victimisée dans son nouveau lycée ou face à la solitude affective. On regrette que les scénaristes n’aient pas donné plus de consistance après le seul date qu’il a eu avec une blonde inconnue tout autant stressée. Sa partenaire de jeu Olivia Coleman témoigne une fois de plus de l’étendue magistrale de son talent. À la fois, sensible pour toutes ces femmes violées (les yeux humides), sincère et tout autant loyale, carrée et intransigeante dans sa profession et plus légère envers son collègue, leurs répliques sont délicieuses et toujours sources de rictus. Il aurait peut-être été trop utopique ou déplacé d’envisager une idylle entre les deux, mais quoiqu’il en soit la fin de la saison rudimentaire et poignante sonne comme une ouverture, malgré la conclusion affirmée du créateur et scénariste Chris Chibnall.
Le thriller a eu son heure de gloire aux derniers Goyas. Si Alberto Rodriguez a confirmé les espoirs posé en lui avec La Isla Minima avec son
marché vidéo russe !) qui lui offre l’occasion de signer sa première réalisation. Le projet aurait pu sembler ambitieux puisqu’il s’agit d’adapter un best-seller populaire : un conte pour enfants autour d’une jolie princesse qui tombe amoureuse d’un joli garçon qui se transforme en effrayant dragon.
Caractéristiques techniques du DVD:
On ne présente plus Ryan Murphy, enchainant les succès, notamment sur FX. Après
Comme dans ses précédentes séries, Murphy met les moyens dans l’écriture et la production de Feud pour en faire une anthologie crédible, vers un succès sur le long terme. La photographie et la réalisation de Ryan Murphy nous immerge complètement dans le Hollywood des années 60 et traite avec intelligence du contexte de l’époque où il était plus difficile pour les femmes de s’imposer dans l’industrie du cinéma.
Voilà donc un film, pas tellement différent de ce que son auteur a déjà réalisé, dans sa manière de raconter une histoire familiale très simple, sur la base d’un scénario plutôt ténu, une histoire faite de quotidiens d’où l’écueil et le dysfonctionnement dépassent à peine. Peut-être qu’à la différence des
Ryota est comme écrasé par sa propre inertie, inapte à la société, reproduisant en cela son propre père, joueur lui aussi, obligé de mettre au clou le peu de biens qu’il possède, et incapable d’extirper sa famille et ses enfants du HLM où il aura vécu jusqu’à son décès (et où Kore-Eda lui-même a également vécu pendant de longues années).
Alors que la presse unanime vante Après la tempête comme étant un des meilleurs films du cinéaste, sans doute par opposition aux précédents qui peuvent paraître un peu trop sirupeux à son goût, sans doute aussi par la thématique du déterminisme familial qu’il développe ici ; force est de constater qu’on s’ennuie vaguement dans ce film très convenu, trop low-key, et qui n’apporte aucune surprise. Ajoutez à cela un visionnage rapproché du Voyage à Tokyo de Yasujiro Ozu, et on se prend à espérer que notre chouchou Hirokazu Kore-Eda reparte d’un bon pied pour nous émouvoir à nouveau, même si c’est au prix de quelques kilos de sucreries doucereuses…
À la Recherche du Bonheur, Sept Vies ou encore 

Django commence comme il finit : par des prestations musicales d’une qualité irréprochable. Entre ces deux bornes, on retiendra tout particulièrement deux scènes de concert, deux passages obligés : la première servant à introduire le personnage principal, la seconde, près d’une heure et demi plus tard, en guise de climax. On est donc loin d’une comédie musicale qui donnerait envie de se lever pour danser dans la salle. L’ambiance est à l’inverse plutôt maussade puisqu’il apparait rapidement (dès la scène d’ouverture en fait) que le véritable sujet du film n’est pas le jazz manouche qui a rendu Django Reinhardt célèbre dans le monde entier, mais plutôt le génocide qu’a subi la communauté tzigane pendant l’Occupation. De quoi interroger sur le bien-fondé de consacrer un film à un musicien pour effectuer un tel devoir de mémoire.
cette réalisation est que le seul et unique enjeu est la fuite en avant de Django Reinhardt. Or, puisque quiconque connait un minimum l’artiste sait qu’il a survécu à la guerre, le parti-pris de concentrer le scénario sur lui devient parfaitement futile.
A ces côtés, la belle Cécile de France est dans le registre qui est le sien, à savoir un mélange de charme solaire et de froideur altière. Le problème est, là encore, à reprocher à l’écriture : son personnage fictif est une pure facilité de scénario, utilisée dans un premier temps pour ouvrir les yeux à Django (et au public) que les tziganes souffrent, puis servant de deus ex machina chaque fois qu’il en a besoin. Cet artifice qui se voudrait romanesque empêche de plus à d’autres personnages d’exister. C’est notamment le cas des deux autres femmes de Django, à savoir sa femme et sa mère, dont le sort a si peu d’impact dramatique que cela en devient indécent. Etienne Comar semble n’avoir en tête que sa volonté de nous amener à cette scène de fin, certes musicalement brillante, mais qui n’est en fait qu’une odieuse prise d’otage émotionnelle. Il faut savoir que clore sur un hommage aux victimes inévitablement tire-larmes ne fait pas un bon film, c’est même plus souvent un constat d’échec.