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Retour de l’Agent 9 : l’espionnage en équipe

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Ce second tome d’Agent 9 poursuit son travail de détournement : recycler les grands codes du récit d’espionnage pour les offrir, malicieusement désossés, à un jeune lectorat, sans jamais sacrifier ni l’intelligence, ni le plaisir de lecture.

Tout est là : le jargon des agents secrets, les QG dissimulés, les gadgets improbables et les plans démesurés pour contrôler le monde. Mais ici, James Burks joue avec ces codes comme un musicien de jazz avec un standard : il les connaît, les respecte, mais les fait légèrement dérailler pour mieux en révéler la mécanique comique.

L’Agent 9, fraîchement réintégré au S4, rêve toujours de reconnaissance officielle – et, pourquoi pas ?, du titre d’agent secret du mois. Mais cette ambition un brin narcissique se heurte rapidement à une mission autrement plus sérieuse : contrecarrer les plans d’un ancien agent passé du mauvais côté, décidé à prendre le contrôle des esprits grâce à une machine de manipulation mentale. Le récit n’en perd aucunement sa légèreté de ton.

La grande trouvaille de ce tome réside dans l’introduction d’une alliée inattendue : une petite souris, maladroite au premier abord, presque contre-productive. Sa rencontre avec l’agent 9 provoque l’échec initial de la mission, mais l’on comprend rapidement que quelque chose de plus profond se trame. Car ce duo improbable (le héros sûr de lui et la recrue minuscule, presque dérangeante) va apprendre, sur la durée, à fonctionner ensemble. L’espionnage se fait alors terrain d’apprentissage mutuel. Une amitié de longue date est peut-être en marche.

Cette thématique de l’entraide trouve son point d’orgue dans un final résolument collectif. Face à la menace ultime, ce n’est pas un héros solitaire qui sauve le monde, mais un véritable travail d’équipe. Le message est clair, mais jamais appuyé : la solidarité constitue une solution face à l’adversité.

Graphiquement, le style de James Burks se caractérise par un trait rond, expressif, d’une lisibilité exemplaire. Les décors structurent l’action avec une grande clarté, tandis que le découpage privilégie le mouvement et la fluidité. L’humour, omniprésent, fonctionne à plusieurs niveaux. Il y a le gag visuel immédiat, le jeu sur les postures héroïques parfois boursouflées, mais aussi un second degré savoureux : voir les méchants affirmer que leur QG est parfaitement secret et qu’il est donc peu probable que ce soit un livreur de pizza qui se présente à leur porte relève ainsi d’une mécanique de l’absurde parfaitement calibrée. 

Avec ce deuxième tome, Agent 9 confirme qu’il ne s’agit pas simplement d’une aventure d’espionnage pour jeunes lecteurs, mais d’un récit généreux, rythmé et bien écrit, capable de faire rire tout en glissant, l’air de rien, une réflexion sur la coopération et la confiance. 

Agent 9 (T02), James Burks
Aventuriers d’ailleurs, 7 janvier 2026, 192 pages

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3.5

Comment évaluer et comparer les bonus de casino en ligne efficacement

Les offres promotionnelles des casinos en ligne peuvent sembler généreuses au premier abord, mais leur valeur réelle dépend de nombreux facteurs souvent négligés par les joueurs. Comprendre comment analyser ces bonus est essentiel pour maximiser vos chances de gains et éviter les déceptions. Dans cet article, nous vous guidons à travers les critères fondamentaux pour évaluer et comparer objectivement les promotions des casinos virtuels.

Tableau comparatif des types de bonus

Type de bonus Avantages Inconvénients Conditions typiques
Bonus de dépôt Montant élevé, proportionnel au dépôt Exigences de mise importantes x25-x40, 30-60 jours
Tours gratuits Pas de risque financier direct Gains plafonnés, jeux limités x30-x50, 7-21 jours
Bonus sans dépôt Aucun investissement requis Montant faible, conditions strictes x50-x60, gains max 50-100€
Cashback Remboursement sur pertes Pourcentage limité, délai d’attente x1-x10, hebdomadaire/mensuel

Pour comparer efficacement les offres, établissez une grille d’évaluation incluant :

  1. Pourcentage et montant maximum du bonus
  2. Conditions de mise (multiplicateur et base de calcul)
  3. Durée de validité totale
  4. Jeux éligibles et leur contribution
  5. Mise maximale autorisée par tour
  6. Plafond des gains retirables
  7. Dépôt minimum requis
  8. Méthodes de paiement éligibles
  9. Pays et devises acceptés
  10. Qualité du support client.

Les conditions de mise : le critère déterminant

Les exigences de mise représentent le facteur le plus important lors de l’évaluation d’un bonus. Ces conditions déterminent combien de fois vous devrez miser le montant du bonus avant de pouvoir retirer vos gains. Un bonus de 200€ avec des conditions de mise x50 nécessite 10 000€ de mises, ce qui le rend nettement moins attractif qu’un bonus de 100€ avec des conditions x25.

Les conditions de mise raisonnables se situent généralement entre x20 et x35. Au-delà de x40, même un montant généreux perd de son intérêt. Certains offres comme Bonus de bienvenue du casino Runa ont des conditions équilibrées avec une véritable opportunité de gains sans exigences excessives.

Il est également crucial de vérifier si les conditions s’appliquent uniquement au bonus ou incluent également votre dépôt. Une exigence de x30 sur « bonus + dépôt » est beaucoup plus contraignante que x30 sur le bonus seul.

La durée de validité et les restrictions temporelles

Le temps accordé pour remplir les conditions de mise influence directement vos chances de succès. Un délai de 7 jours peut sembler suffisant, mais il limite considérablement votre flexibilité. Les meilleurs bonus offrent entre 30 et 90 jours, permettant une approche plus stratégique.

Certaines promotions imposent également un délai d’activation : vous devez réclamer le bonus dans un certain laps de temps après l’inscription. D’autres fixent des limites quotidiennes ou hebdomadaires pour les mises contribuant aux conditions, prolongeant artificiellement le processus.

Les jeux éligibles et leur contribution

Tous les jeux ne contribuent pas également aux conditions de mise. Généralement :

  • Machines à sous : contribution de 100%.
  • Jeux de table (blackjack, roulette) : 10-20% ou exclus.
  • Vidéo poker : 5-10% ou exclu.
  • Jeux avec croupiers en direct : souvent exclus ou contribution minimale.

Cette distinction change radicalement la valeur d’un bonus. Si vous préférez le blackjack, un bonus qui exclut les jeux de table n’a aucun intérêt, même avec des conditions apparemment avantageuses. Vérifiez toujours la liste complète des jeux éligibles dans les conditions générales.

Les limites de mise et de gains

De nombreux bonus imposent des restrictions qui limitent leur potentiel :

Mise maximale par tour : Souvent fixée entre 2€ et 5€, cette limite empêche les stratégies de mise élevée. Dépasser cette limite peut entraîner l’annulation du bonus et des gains associés.

Plafond des gains : Certaines promotions limitent les retraits à un multiple du bonus (x5, x10, x20). Un bonus de 50€ avec un plafond de gains à x10 ne vous permettra jamais de retirer plus de 500€, quelle que soit votre chance.

Limite de retrait mensuel : Particulièrement restrictive pour les gros gagnants, cette condition peut forcer à échelonner les retraits sur plusieurs mois.

Les pièges courants à éviter

Méfiez-vous des « bonus trop beaux pour être vrais ». Un bonus de 500% avec des conditions x60 et des gains plafonnés à 100€ est une stratégie marketing destinée à attirer les joueurs inexpérimentés. Privilégiez les offres transparentes avec des conditions raisonnables.

Les bonus « collants » (non-cashable) représentent un autre piège. Le montant du bonus est déduit lors du retrait, ce qui réduit considérablement sa valeur réelle. Un bonus de 200€ collant dont vous gagnez 800€ ne vous permettra de retirer que 600€.

Attention également aux exigences de vérification d’identité qui peuvent retarder ou compliquer les retraits. Certains établissements n’acceptent les documents qu’après la première demande de retrait, prolongeant artificiellement le processus.

Prioriser la valeur réelle sur le montant affiché

Un bonus de 100€ avec des conditions x25, 60 jours de validité, tous les jeux éligibles et aucun plafond de gains offre une valeur supérieure à un bonus de 500€ avec des conditions x50, 14 jours de validité et gains limités à 1000€. Calculez toujours le montant total à miser et évaluez vos chances réelles de satisfaire les conditions.

Utilisez des calculateurs de conditions de mise disponibles en ligne pour estimer la valeur attendue de chaque bonus. Ces outils prennent en compte le RTP (taux de retour au joueur) moyen et la variance pour déterminer la probabilité de profit.

Faire le choix optimal pour votre style de jeu

L’évaluation finale dépend de vos préférences personnelles. Les joueurs de machines à sous bénéficieront davantage de bonus généreux avec contribution complète. Les amateurs de jeux de table doivent rechercher spécifiquement des offres incluant ces jeux, même si les montants sont inférieurs.

Votre budget et votre fréquence de jeu influencent également le choix optimal. Un joueur occasionnel privilégiera des conditions de mise basses avec une longue validité, tandis qu’un joueur régulier peut viser des bonus plus importants avec des exigences proportionnelles.

En appliquant ces critères d’évaluation systématiquement, vous transformerez votre approche des promotions casino et maximiserez vos chances de gains réels. L’analyse rigoureuse des conditions remplace avantageusement l’enthousiasme initial face aux montants affichés, vous permettant de sélectionner les offres véritablement avantageuses pour votre profil de joueur.

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« Le Serment » : en coupes franches

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Avec Le Serment, Mathieu Gabella et Mikaël Bourgouin signent un huis clos chirurgical et cinématographique. Un thriller fantastique tendu, où chaque action semble rapprocher le récit d’un point de non-retour.

Dès ses premières pages, Le Serment institue une grammaire résolument cinématographique. Tout y est affaire de cadrage, de rythme, de tension dramatique. Deux explosions ouvrent le récit par l’intermédiaire des nouvelles télévisées : un pays sous alerte, des institutions qui tremblent… Parallèlement, un homme est appelé à intervenir sans que l’on sache précisément où ni pourquoi. C’est Alexandre, médecin radié de l’Ordre. Il entre en scène comme un personnage de polar contemporain : villa vitrée, voitures de luxe, aisance quelque peu obscène. Le décor dit tout avant même qu’il parle. C’est un professionnel qui agit dans l’ombre. Un médecin qui passe devant un hôpital sans même le regarder et qui trace sa route jusqu’à un bloc opératoire improvisé sous une tente, sis dans une usine désaffectée.

Le récit joue alors un contrechamp savoureux : l’homme riche, libre, presque cynique, opère dans des conditions de fortune, loin des plateaux chirurgicaux ultra-modernes et aseptisés. Respecté, le « médecin de la pègre » suit à la lettre ses protocoles de sécurité, ce qui instille une certaine tension entre la maîtrise technique et le chaos manifeste environnant. 

L’élément perturbateur n’est autre que Zacharie, qui affirme qu’il va se transformer en vampire à la tombée de la nuit sans intervention médicale urgente. Le langage savant du patient, l’agacement des cambrioleurs armés dont s’occupait jusque-là Alexandre : tout fonctionne comme une comédie noire à la Tarantino, où les dialogues font monter la pression plus sûrement que les armes. Ce n’est que le début de révélations en cascade.

Le Serment opère alors un glissement progressif du réel vers l’irréel. Mathieu Gabella entretient volontairement l’ambiguïté : folie paranoïaque ou vérité monstrueuse ? Virus expérimental ou mythologie vampirique ? Le doute constant est un moteur dramatique redoutable. Lorsque l’Agence nationale du risque sanitaire intervient, combinaison intégrale et brutalité militaire, le récit bascule dans une intrigue de siège. Fusillade, corps qui tombent, dualité identitaire et le passé d’Alexandre qui s’évente peu à peu.

Tout cela fonctionne plutôt bien. Le « running gag » des protocoles de sécurité, par exemple, est une règle répétée jusqu’à l’absurde. Zacharie inspire la peur autant qu’il la ressent, et le compromis qu’il avait trouvé avec ceux qui aujourd’hui le traquent a quelque chose de profondément glaçant. Les vampires – ou plutôt les “fouisseurs” – constituent un corps fonctionnel, organisé, administratif. 

La dernière partie agit comme un long travelling arrière. Les passés se dévoilent, les responsabilités s’entrelacent. Alexandre n’est pas seulement un médecin borderline : il est un homme brisé par une application littérale du serment d’Hippocrate, puni pour avoir demandé le consentement… L’agence attaquée au début de l’album révèle son vrai visage. Les surprises s’amoncellent et le rythme reste haletant. 

Le Serment constitue une belle surprise qui, sans révolutionner le genre, apporte sa pierre à l’édifice vampirique.

Le Serment, Mathieu Gabella et Mikaël Bourgouin   
Glénat, janvier 2026, 136 pages

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3

« Frangipane » : la République à parts égales

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C’est aux éditions Glénat. La galette des rois devient le théâtre d’une implosion intime et politique. Et par ce truchement, Hervé Bourhis signe une comédie sociale acide, nerveuse, et furieusement contemporaine.

Ce roman graphique sent la poudre… mais la poudre d’amande. Sous ses dehors de comédie familiale presque anodine – une réunion annuelle autour de la galette des rois, rituel plus sacré que Noël dans certaines familles françaises, dont celle qui nous intéresse –, Frangipane glisse lentement vers une farce sombre, où l’intime semble se fissurer au même rythme que le pays.

Car chez Hervé Bourhis, rien n’est jamais tout à fait léger, même quand le rire affleure. Ici, l’ambiance n’est clairement pas à la fête. Étienne, quadragénaire à la tête d’une start-up survalorisée mais exsangue, passe ses journées au téléphone, noyé sous les anglicismes managériaux, incapable de formuler une phrase sincère à sa sœur Adèle ou à sa fille, adolescente quasi mutique qui communique essentiellement par haussements d’épaules. Le père, ancien intellectuel brillant, s’est quant à lui muré dans un silence radical, d’autant plus assourdissant qu’on le savait autrefois volubile. L’incommunicabilité règne, compacte, presque matérielle.

Comme si cela ne suffisait pas, la galette tant attendue n’arrive pas. Littéralement. Une pénurie d’amandes – conséquence lointaine mais bien réelle de la guerre en Ukraine – empêche la perpétuation du rituel. À partir de ce manque dérisoire (en apparence), Hervé Bourhis construit une mécanique burlesque où chaque tentative pour “faire comme avant” aggrave la situation. Cambriolage de boulangerie, rencontres absurdes, fêtes sous gaz hilarant, dialogues impossibles : la quête de la frangipane vire à l’odyssée grotesque, tandis que les nerfs lâchent un à un.

Le conflit familial se double très vite d’un affrontement idéologique. Adèle, récemment éveillée aux combats sociaux, se jette corps et âme dans les manifestations, pendant qu’Étienne, ancien militant étudiant devenu entrepreneur surmené, regarde les grèves avec l’œil inquiet d’un patron du CAC 40 en devenir. La rue s’embrase, les CRS chargent, les incompréhensions s’accumulent. Et lorsque les masques tombent – séparation, précarité réelle derrière la façade de la réussite, solitude profonde – la comédie révèle son noyau mélancolique.

Dans cette France fracturée, les élections approchent, et l’extrême droite gagne du terrain. Hervé Bourhis n’en fait jamais un slogan, mais cela contribue à instaurer un climat. D’ailleurs, le grand-père, longtemps silencieux lui aussi, retrouve la parole pour lâcher une tirade brutale : il va voter pour l’extrême droite, par dépit, par colère. Une réplique glaçante, à peine caricaturale, qui renvoie directement à l’actualité politique et à la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron – sans jamais quitter le terrain du récit.

Frangipane a cette capacité à faire tenir ensemble la farce et le malaise, le rire et l’inquiétude. Hervé Bourhis excelle à capter l’air du temps. Il signe une fresque familiale où chaque personnage arbore sa propre manière de se débattre avec un monde qui ne tient plus tout à fait debout. Même quand tout manque – les mots, les certitudes… les amandes (vendues à prix d’or au marché) – subsistent l’humour, l’amour cabossé et cette obstination très française à vouloir partager une galette, coûte que coûte.

Tout cela se lit d’une traite, comme on avalerait un dessert trop riche : avec gourmandise, mais en sentant que quelque chose coince. Une comédie sociale parfaitement ancrée dans son époque, drôle et inquiétante à la fois.

Frangipane, Hervé Bourhis
Glénat, janvier 2026, 88 pages

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3.5

La tête de mort venue de Suède, illustration du doute cartésien

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Avec cet album, la dessinatrice-scénariste Daria Schmitt s’intéresse au Français René Descartes (1596-1650), considéré comme le fondateur de la philosophie moderne avec son Discours de la méthode (1637) dont la formule « Cogito ergo sum » résume l’esprit (« Je pense donc je suis ») qui l’amène à réfléchir sur le rapport entre le corps et l’esprit. Les scientifiques d’aujourd’hui connaissent et appliquent les lois de la réflexion et de la réfraction qui portent son nom. Descartes est aussi à l’origine de la géométrie analytique et, à son époque, il a défendu la théorie de l’animal-machine.

Aujourd’hui encore, on qualifie d’esprit cartésien celui qui s’attache à une logique pure, en référence à la volonté de Descartes de se fier au bon sens (« Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée. ») Comme Galilée (1564-1642), il a adopté et défendu (prudemment) le système cosmologique copernicien décrivant les astres observés comme tournant autour du Soleil, ce qui était révolutionnaire à son époque où on considérait encore que la Terre était le centre de l’univers. Descartes est donc une grande figure de l’histoire des sciences et ce n’est pas un hasard si son effigie a orné les billets de 100 francs, à partir du 21 juillet 1944.

Les tribulations d’un crâne

Mais Daria Schmitt se doute bien que proposer une simple biographie de René Descartes manquerait d’originalité et pourrait rebuter. Ses recherches l’ont conduite vers les restes du grand homme et l’album commence en fait à la mort de René Descartes. On apprend qu’elle survient lors d’un de ses voyages, en Suède (la patrie d’Alfred Nobel, ce qui incite à penser que Descartes aurait pu prétendre au Prix Nobel de philosophie et/ou de physique comme quelques-uns de ses illustres successeurs cités dans l’album, si la chronologie des naissances avait été différente. Descartes est donc mort à Stockholm, le 11 février 1650. Il fut enterré sur place. Il fallut attendre 16 ans pour que sa dépouille soit rapatriée en France. C’est à partir de ce moment-là que les doutes s’installent. C’est l’occasion de me rappeler comment la formule « Cogito ergo sum » me fut présentée lors d’un cours de philosophie de lycée. Le raisonnement de Descartes, base de toute son œuvre, était le suivant « Je peux douter de tout, sauf du fait que je pense. Ainsi, je pense donc je suis. » Le doute est donc le fondement de la pensée cartésienne. Cet album illustre ce principe de bout en bout, puisqu’on peut toujours douter que le crâne conservé sous la référence MNHN-HA-19220 des collections d’anthropologie du Museum national d’Histoire naturelle depuis 1821, soit bien celui de René Descartes, en dépit des authentifications de plusieurs spécialistes.

Le crâne raconte

Pour cet album, Daria Schmitt imagine donc que ce crâne revient à la conscience, la nuit, au milieu des restes d’autres espèces conservées elles-aussi au Museum d’Histoire naturelle. Ce crâne raconte son histoire, faite d’assez incroyables tribulations, au cours desquelles certaines substitutions ont pu se produire. Il a connu neuf propriétaires successifs et on peut y lire un poème en latin gravé dessus. D’autre part, les restes (en dehors du crâne) de Descartes sont toujours conservés dans une chapelle abbatiale de l’église Saint-Germain-des-Prés à Paris, alors que la Convention Nationale avait décrété (1793) leur transfert au Panthéon. Le souci donc, c’est que ces restes sont incomplets et qu’il reste un doute sur l’authenticité du crâne du Museum. Voilà donc un certain de nombre de particularités et d’interrogations qui inspirent la dessinatrice. Elle redonne vie à des ossements, dans son style caractéristique qui convient parfaitement et apporte une véritable originalité. Ceci dit, cet album est quand même assez bavard. Ce qui ne l’empêche pas d’être intéressant, car il aborde bien des points qui méritent la découverte. On peut cependant lui reprocher d’aborder les aspects scientifiques et philosophiques en rapport avec la personnalité de Descartes de manière trop succincte et souvent allusive (mais c’est une BD qui fait 95 planches). Pour les personnes intéressées par ces aspects, mieux vaut se pencher sur le dossier présent en fin d’album qui présente Descartes (texte sur deux pages), son apport scientifique (deux autres pages) les scientifiques qui interviennent dans l’album (deux pages), une réflexion en rapport avec le crâne du Museum (texte de 4 pages) et un compte-rendu sur la controverse historique entre l’animal-machine et l’animal-canevas (texte sur trois pages).

Une BD instructive

En ce qui concerne la BD elle-même, indéniablement Daria Schmitt laisse aller son imagination et sa fantaisie pour proposer un scénario inimitable. On sent que son objectif est de proposer quelque chose de captivant pour les amateurs de BD peu connaisseurs de Descartes et de l’histoire des sciences. On peut cependant lui reprocher de ne pas faire assez le lien entre le doute cartésien et le doute concernant l’authenticité du crâne mis en scène. D’autre part, même s’il est question des trois songes que fit Descartes dans la nuit du 10 au 11 novembre 1619, leur importance fondamentale dans sa destinée (sa croyance en une origine divine de ces songes, motivant sa volonté d’achever ses travaux) ne saute pas aux yeux, malgré une citation en ouverture qui signale l’incapacité de Descartes à distinguer la veille du sommeil, qui va jusqu’à l’inciter à admettre qu’il rêve (ce qui justifie la fantaisie de la narration qui suit).

La Tête de mort venue de Suède, Daria Schmitt
Dupuis (collection « Aire libre ») : sorti le 29 août 2025

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3.5

Revoir Comanche, un album à la nostalgie shakespearienne

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Cet album signé Romain Renard constitue évidemment un hommage d’un amoureux d’une série qui commence à dater, puisque le premier album, sobrement intitulé Red Dust date de 1972 (première parution dans le journal Tintin à partir de décembre 1969). La série Comanche dessinée par Hermann, avec Greg comme scénariste est celle qui a lancé la carrière d’un dessinateur toujours en activité en 2025 et qui a acquis la notoriété avec une autre série, Jeremiah dont il a publié le tome 42 en 2025. Il doit également sa notoriété à la série Les Tours de Bois-Maury. Hermann a obtenu le Grand Prix de la ville d’Angoulême en 2016 pour l’ensemble de son œuvre.

Attention quand même, cet album n’est pas une œuvre pour anciens combattants, même si elle joue beaucoup sur la nostalgie. A mon avis, les amateurs de BD qui ne connaissent pas la série Comanche peuvent l’apprécier. Pour les autres, les nombreuses références feront réagir.

Comanche, Red Dust et Hermann

Le tout début montre une jeune femme (Vivienne), visiblement enceinte, venue interviewer un certain Cole Hupp qui vit dans un coin reculé de la Californie. Outre le titre, le nom du personnage titille d’emblée, car le vrai de nom du dessinateur Hermann est Hermann Huppen. C’est donc tout ce qu’il y a de plus logique à ce que Red Dust se fasse oublier sous le nom de Cole Hupp (Call Hupp…) Pour son caractère de vieux bougon, on peut aisément imaginer que cela correspond au caractère du dessinateur Hermann, et ce d’autant plus que la ressemblance entre le personnage Cole Hupp et le dessinateur Hermann est frappante (la moustache en étant le signe distinctif). L’album fait donc d’emblée l’association entre le dessinateur Hermann et son personnage. D’autre part, il fait de Comanche un personnage quasiment mythique, puisqu’on ne la verra jamais autrement que dans des souvenirs. Par contre, si Red Dust vieilli accepte de retourner au Ranch 666 qu’elle a longtemps dirigé, c’est dans l’espoir de la revoir. On aborde ici un thème récurrent dans la BD franco-belge, l’amour jamais avoué et encore moins consommé entre personnages emblématiques. Comme il le dit, Red Dust n’a jamais été qu’un bouseux sans éducation, dont les rapports avec Comanche étaient ceux d’un employé vis-à-vis de sa patronne. Mais, bien évidemment, le Ranch 666 confronté à de nombreuses difficultés (faisant l’objet de la série), s’en sortait régulièrement grâce à l’action de Red Dust. Celui-ci était du genre individualiste à la gâchette facile, surtout quand il était question de mettre fin aux actions des pires hors-la-loi de la prairie. Visiblement, Greg et Hermann étaient fascinés par la rude vie au temps du Far-West, où la réputation de certains hommes tenait à leur capacité à dégainer plus vite que leur ombre. Alors, la série véhiculait des valeurs parfois tendancieuses et elle mettait en scène des actions violentes. Par contre, la fière, énergique et indépendante Comanche pouvait passer pour la femme quasiment parfaite, surtout aux yeux de Red Dust. Alors, que Romain Renard en fasse un amoureux jamais déclaré parce qu’il ne se sentait pas à la hauteur de ce qu’il estimait comme les légitimes aspirations de la belle, oui cela colle parfaitement avec ce que les lecteurs de la série pouvaient imaginer. Quant à faire de Comanche une admiratrice de Red Dust, cela s’imagine tout aussi facilement, puisqu’il pouvait incarner à ses yeux l’homme viril toujours là pour la protéger. La revoir serait pour Red Dust l’occasion de lui réciter un poème qui l’obsède depuis longtemps. Vivienne compte accoucher au Ranch 666…

Un intelligent prolongement de la série

Cet album en noir et blanc, relativement épais (152 pages), se lit finalement assez rapidement, car il comporte pas mal de planches sans texte. Le style est étonnant, l’auteur travaillant visiblement à partir de photographies, ce qui n’est pas un défaut. En effet, cela lui permet d’instaurer une ambiance personnelle à tendance très cinématographique. A noter au passage que Vivienne emmène Red Dust au cinéma pour visionner The big trail (Raoul Walsh – 1930) qui situe l’époque de l’action dans cet album. Il faut voir la réaction du cowboy après la séance ! Le passé de Red Dust lui saute évidemment au visage, comme un incroyable retour de flamme. Les références à la série Comanche sont nombreuses mais ni fondamentales ni envahissantes. Ainsi, une image constitue un clin d’œil au look d’un personnage de l’album Le doigt du diable. L’intrigue s’imbrique avec celle de l’album Les loups du Wyoming et l’action se situe non loin de Laramie pour nous rappeler que Le ciel est rouge sur Laramie titre significatif de la violence meurtrière parfois aveugle qui imprègne la série. Bien entendu, l’album réserve quelques surprises et se situe bien dans la lignée de la série Comanche, allant bien au-delà du simple hommage. Il s’agit d’une vraie réflexion sur le personnage Red Dust, typique de son époque. A noter au passage que l’album se situe au moment de la Grande Dépression, ce qui permet une référence à un film de John Ford (lui-même adapté du roman éponyme de John Steinbeck) Les raisins de la colère, John Ford étant lui un des réalisateurs emblématiques du genre western, illustré par la série Comanche.

Revoir Comanche, Romain Renard
Le Lombard : sorti le 11 octobre 2024


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4

L’Agent secret : un thriller sociologique

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Marcelo parviendra-t-il à échapper à ses poursuivants ? Derrière ce film à suspense plein de zones d’ombre se cache le portrait contrasté d’un pays soumis autant à la violence qu’à la solidarité. Brillamment réalisé.

Une ouverture saisissante

La première scène est de celles qui marquent. Une Coccinelle jaune s’arrête à une station-service. Regard stupéfait de son conducteur devant lui : un cadavre gît à terre, recouvert d’un simple carton. Le gérant de la station, en servant son client, explique qu’il s’agit d’un voleur qui n’a eu que ce qu’il mérite. Il attend depuis plusieurs jours la police pour le débarrasser de ce cadavre qui commence à sentir et attire les chiens errants. La police ? La voilà justement. Mais, surprise, elle vient pour autre chose : l’un des deux flics voulait simplement contrôler cette Coccinelle. Ignorant, donc, le cadavre, voilà l’un des deux policiers qui cherche des poux dans la tête de Marcelo, notre héros. En vain. Plus qu’à faire un appel à la générosité. Il n’obtiendra que des cigarettes. On aura vu aussi passer une voiture emplie de têtes déguisées puisque c’est carnaval à Recife. Passionnant. On pense à une scène d’ouverture du même acabit, celle de A History of violence de David Cronenberg.

Eût-il su maintenir ce niveau de cinéma, L’Agent secret était un grand film. Ce n’est pas tout à fait le cas, mais le dernier opus de Kleber Mendonça Filho reste un bon film, voire un très bon film, qui méritait sans doute son prix à Cannes. Voyons pourquoi.

Deux films en un

Ce qui fait la singularité du film, c’est son ambiguïté, portée par le titre puisqu’on ne verra pas d’agent secret : simplement un professeur d’université qui a osé s’opposer aux vues d’un grand industriel désireux de privatiser la très cosmopolite équipe de recherche de Recife, pour l’orienter à son profit. Le film de Filho est une hydre à deux têtes, comme ce chat siamois déambulant dans l’appartement affecté au héros :

  • Un film de genre, dans la veine d’un De Palma (auquel un split screen fait peut-être référence), celui du thriller reposant sur la traque d’un homme à abattre.
  • Une chronique politico-sociale, évoquant le pays dans ces années 70 marquées par une dictature au pouvoir. La reconstitution est impeccable : vêtements et coiffures, voitures flashy de l’époque, disques vinyles, cassettes audio BASF et magnétophones pour enregistrer, cabines téléphoniques vintage en diable, jusqu’à l’étalonnage qui respire par tous les pores cette glorieuse décennie.

L’Agent secret navigue avec talent entre ces deux eaux. Faisant progresser lentement son intrigue, il sème, tel le Petit Poucet, des événements constitutifs de la société brésilienne.

Un portrait ambivalent du Brésil

De nombreux thèmes sont égrainés au fil du récit.

  • Le recours à l’autodéfense, avec ce premier cadavre abattu froidement, d’une façon si assumée qu’on appelle la police simplement pour qu’elle vienne faire le ménage. La vie n’a qu’un prix très relatif au Brésil, puisqu’on dénombre près de 100 morts dus au carnaval. On recouvre le cadavre d’un carton, voire d’un simple papier journal, comme dans la tuerie finale dans un salon de coiffure, et on passe à autre chose.
  • La corruption de la police, d’abord de faible intensité avec l’agent de la station-service, plus affirmée ensuite avec le commissaire Euclides qui a fait éliminer un étudiant gênant dont on retrouvera la jambe dans l’estomac d’un requin. Mais cette police est aussi capable d’assurer sa mission au péril de sa vie, comme on le verra à la fin. Le film se garde de tout manichéisme.
  • L’exploitation des plus faibles. Au Brésil, tout se négocie banalement, même la tête d’un homme. Dans L’Agent secret, c’est toujours le plus bas dans l’échelle sociale qui fixe ses conditions : le tueur à gages obtient ses 60 000 cruzeros pour l’exécution de Marcelo, qu’il entend sous-traiter pour 2 000 mais est contraint de lâcher les 4 000 réclamés par ce sbire qui semble parfait pour la mission. Le plus faible obtient ce qu’il veut, mais il est tout de même exploité. On peut aussi acheter un projectionniste pour qu’il livre une adresse. Une bourgeoise n’est guère inquiétée si elle provoque la mort du fils de sa femme de ménage.
  • Le mépris du Sud pour le Nord, porté par le personnage de l’industriel. Il nous vaut une scène intense au restaurant, où Fátima, la compagne de Marcelo, agonit d’injures le grand vilain et son fils. Le film cultivant sans cesse le flou, on ne fera que supposer que là fut la raison de sa mort.
  • Le goût du peuple pour le fantastique. C’est l’histoire de la jambe poilue, dont Filho a expliqué, dans une interview au Nouvel Obs, qu’elle était une légende populaire à Recife dans les années 70. « En 1975, deux journalistes à Recife, parce qu’ils ne pouvaient pas décrire noir sur blanc les exactions de la police, ont créé cette ‘jambe poilue’ comme un code secret entre les lecteurs et eux. Quand ils relataient un ratonnade contre des gays, par exemple, ‘la jambe poilue’ en était l’autrice. » Filho aime ces incartades dans le fantastique, comme le montrait déjà Barucau, où une soucoupe volante faisant son apparition ne convainquait qu’à moitié. La scène de vengeance de la jambe est ici trop approximative pour faire passer cette audacieuse rupture de ton. Le goût du fantastique est aussi exprimé par les films que passe Seu Alexandre, le beau-père du héros, dans son cinéma : ils suscitent des cris d’effroi librement exprimés. Le fils de Marcelo, double du cinéaste, est d’ailleurs fasciné par les requins qu’il dessine à l’envi, et n’a qu’un désir, voir le fameux Jaws de Spielberg. Le cinéma qui diffusait ces films riches en hémoglobine sera reconverti en… établissement de transfusion sanguine. Malicieux.
  • Le sens de la fête, puisque l’action se déroule durant le carnaval. Il permet, outre quelques superbes scènes urbaines, de distiller une certaine inquiétude avec ce masque de monstre rouge qui s’accroche à la Coccinelle au début du film, masque qui reviendra dans un cauchemar de Marcelo. La frontière entre fête et violence et ténue, d’où les 91 morts. Les musiques extradiégétiques choisie par Filho concourent à inscrire la noirceur de l’intrigue dans une atmosphère de légèreté et d’insouciance.
  • La solidarité régnant au sein du petit peuple. Elle est portée par cette pension tenue par une malicieuse septuagénaire qu’incarne la chanteuse Tania Maria. Sont réunis là des gens de toutes sortes, dont le point commun est d’être contraints de se cacher. Une Angolaise et son mari s’en détachent, ainsi que la belle Claudia avec qui Marcelo ne tarde pas à avoir une liaison.
  • La violence sèche qui peut exploser à tout moment. C’est le pôle « film de genre » de cet Agent secret qui la donne à voir. Deux flics se font trouer la peau, avant que Bibi, le plus jeune des deux tueurs à gages, suive le même chemin. Filho a l’intelligence de laisser hors champ l’exécution de Marcelo : on la découvre via le scan d’un article de presse.

Car cette histoire est suivie par deux jeunes femmes d’aujourd’hui – un simple smartphone suffit à nous le faire comprendre. L’une avec désinvolture, l’autre avec obstination. Elles écoutent les cassettes de l’époque pour tenter de comprendre. Cette mise en abyme est une brillante idée car elle met le spectateur au diapason des chercheuses : concernant l’enquête puisque nous peinons à comprendre, comme elles, les tenants et aboutissants de cette intrigue pleine de zones d’ombre, et dans son dénouement puisque, n’ayant pas vu le meurtre de Marcelo, nous sommes contraints, comme elles, de l’imaginer. Les deux jeunes femmes placent par ailleurs le film dans la même position que Marcelo, autant tourné vers le passé, puisqu’il cherche la fiche de sa mère disparue, que vers l’avenir, puisqu’il entend soustraire son fils à la menace qui pèse sur lui.

Un récit sans cesse stimulant

Malgré la part d’inexpliqué du récit, on le suit toujours avec plaisir. Sans doute grâce aux nombreuses incongruités, semées là aussi comme les cailloux du Petit Poucet, qui ne cessent de stimuler le spectateur. Des paillettes restées sur le costard du commissaire Euclides qui tient à ce qu’on lui donne du « docteur ». Une scène au centre d’identification où travaille Marcelo, qu’on a fait venir plus tôt pour son premier jour sans qu’il ait quoique ce soit à faire – intrigant, même si l’entrevue avec la bourgeoise troublée par sa femme de ménage est un peu laborieuse. Une visite à un Allemand à tête de nazi (Udo Kier, qui officiait déjà dans Bacurau avec moins d’ambiguïté) dont on nous apprend qu’il est en fait… un juif rescapé (faut-il le croire ?). Un extrait du Magnifique avec Belmondo, dont le titre brésilien est… O Agento Secreto !

Filho soigne par ailleurs ses personnages secondaires, tous attachants, comme le beau-père touché d’apprendre l’hommage que lui rendit sa fille le soir de sa colère au restaurant, comme cette femme angolaise apatride ou comme le garçon à tout faire qui se sent seul à être nommé par son vrai prénom. Liste non exhaustive. Ils sont d’ailleurs tous montrés au générique final, suivant un code davantage en vigueur dans les années 70 qu’aujourd’hui.

Si, comme l’a souligné le jury cannois, le film vaut surtout par son scénario, la réalisation nous offre tout de même quelques belles choses. Saluons deux raccords savoureux : le premier, après que l’industriel a réclamé à ses tueurs à gage qu’on fasse « un trou dans la bouche » à Marcelo, vers la bouche grande ouverte de celui-ci se faisant examiner par Claudia ; le second, du tueur comptant ses billets au projectionniste faisant le même geste. Dans la lignée des détails intrigants, signalons le geste gratuit consistant à zoomer sur la plaque d’immatriculation des véhicules. Un Bresson, cinéaste des obsessions formelles, ne désavouerait pas.

Tout cela est brillant. Reste, malgré tout, une réserve, que Bacurau, déjà, suscitait: L’Agent secret est un bel exercice de style mais ne dit finalement pas grand chose, en dehors du portrait qu’il propose du Brésil, somme toute assez convenu, bien moins surprenant que la mise en scène. Un divertissement haut-de-gamme, mais assez peu fécond.

Lire aussi la critique de Rémy Fiers

Anaconda (2025) : Sans queue ni tête

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Il va sans dire qu’on accueillait cette drôle d’idée avec autant d’impatience que de crainte. Mais avouons que ça avait au moins le mérite de changer un peu des sempiternels reboots et autres remakes. Un postulat assez génial qui sautait à pieds joints dans le domaine du méta pour un film qui se vautre, quant à lui, complètement dans celui du nanar. C’est bien simple, les bonnes idées ne font pas toujours les meilleurs films et cet Anaconda en est la preuve vivante. Hormis deux ou trois bonnes idées (mal exploitées), c’est une sorte de comédie d’aventures horrifique sans queue ni tête qui ne fait ni rire ni peur, pas plus qu’elle ne nous captive. Et pour le reste, c’est lourdingue, mal écrit et ça ne vole vraiment pas haut ! À fuir.

Synopsis : Doug et Griff sont amis d’enfance et partagent depuis toujours un rêve un peu fou : réaliser leur propre remake de leur film préféré, le cultissime ANACONDA. En pleine crise de la quarantaine, ils décident enfin de se lancer, et se retrouvent à tourner en plein cœur de l’Amazonie. Mais le rêve vire rapidement au cauchemar lorsqu’un véritable anaconda géant fait son apparition et transforme leur plateau déjà chaotique en un véritable piège mortel. Le film qu’ils meurent d’envie de faire ? Va être vraiment mortel…

Que vous étiez adultes ou adolescents à l’époque (en 1997), rares sont ceux qui n’ont pas vu Anaconda, le prédateur. Que ce soit en salles, où il a eu un succès poli, ou surtout chez soi après avoir loué la cassette VHS au vidéoclub du coin, voilà une production de son époque qui avait ses fans. C’était une série B sympathique pour l’époque, qui jouait sur les terreurs animales comme pouvaient le faire Peur bleue ou Arachnophobie, pour ne citer que des films légers à la limite de la seconde zone. Un film d’exploitation qui a engendré bien des suites, dont seule la première était assez correcte. Lorsqu’on a entendu parler l’an passé d’un nouvel opus, la nostalgie de retrouver ce type de films se mêlait à la tristesse de constater l’incapacité d’Hollywood à se renouveler.

Sauf que Sony ne préparait pas du tout un remake, reboot, suite ou legacy sequel. Non, c’était un tout autre projet en forme de délire méta, chapeauté par Tom Gormican, qui avait déjà fait jouer à Nicolas Cage son propre rôle dans le sympathique Un talent en or massif. Pour ce qui est de la mise en abyme, du clin d’œil cinéphilique et de l’exploration du méta, il était donc tout indiqué. On s’était dit alors : pourquoi pas ! Au moins, ça avait le mérite de changer des recettes habituelles.

Le postulat, qui voit des fans partir en Amazonie pour faire un film amateur hommage au film Anaconda de 1997, culte pour eux, avait du potentiel. La suite a, en revanche, commencé à inquiéter même les plus optimistes. L’annonce du casting avec Jack Black et Paul Rudd nous a déjà un peu refroidis, et les affiches ou bandes-annonces qui sont arrivées récemment n’auguraient rien de bon. Ce nouvel Anaconda sentait le film lourdingue à plein nez.

Notre flair ne nous a pas trompés ! En effet, cette comédie potache n’a clairement ni queue ni tête. Même la mise en place, qui aurait pu (et dû) foncer droit dans la parodie et explorer à fond le potentiel méta du pitch, s’enfonce bien vite dans des sentiers balisés. La promesse d’un bon délire léger s’envole presque aussi vite que les lumières de la salle se sont éteintes. Encore un peu et on se croirait dans un Disney à la Jungle Cruise. Et quand la bande d’amis arrive en Amazonie, les péripéties mollassonnes et sans grande surprise s’enchaînent à un rythme qui l’est tout autant. Et ce ne sont pas les clins d’œil faciles et pas très malins au film original qui vont changer la donne, surtout que les dialogues sont d’une pauvreté affligeante.

Anaconda balance deux ou trois bonnes idées quand même. Cependant, le potentiel de celles-ci n’est jamais exploité comme il le devrait. L’autre équipe de tournage, l’apparition d’Ice Cube ou la séquence du phacochère réjouissent à peine une seconde avant de se vautrer dans la gaudriole et le potache sans saveur. C’est bien simple, le résultat est encore plus bis que ne peut l’être le film original aujourd’hui et ça ne fait ni rire ni, encore moins, peur. Paul Rudd et Jack Black en font des tonnes, tandis que Thandie Newton est transparente au possible et doit encore se demander ce qu’elle fait là, hormis payer ses impôts. Cette farce proche du nanar regroupe tous les pires travers du navet hollywoodien. Et comme les effets spéciaux ne sont pas à la hauteur, on ne peut même pas se délecter des rares mises à mort. Bref, ni fait ni à faire, voilà l’exemple parfait de la fausse bonne idée !

Bande-annonce – Anaconda

Fiche technique – Anaconda

Réalisateur : Tom Gormican
Scénaristes: Tom Gormican, Kevin Etten
Production : Sony Pictures
Distribution: Sony Pictures Releasing France
Interprétation : Jack Black, Paul Rudd, Thandie Newton, Steve Zahn, Daniela Melchior, …
Genres : Comédie – Aventures
Date de sortie : 31 décembre 2025
Durée : 1h38
Pays : USA

Note des lecteurs0 Note

1.5

L’âme idéale : À la frontière entre la vie et l’au‑delà, les sentiments sont plus forts

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Dans cette histoire où l’invisible s’invite au cœur du quotidien, Alice Vial imagine la trajectoire d’Elsa, une médecin dont la vie bascule lorsqu’un homme surgit dans son monde…, sans exister pour les autres. La réalisatrice tisse une romance vibrante et fragile, sublimée par un duo d’acteurs en parfaite harmonie.

Pour son premier long-métrage, l’actrice, scénariste et réalisatrice Alice Vial nous offre un film exaltant et lumineux, inspiré d’une femme dotée d’un don de médium. Travaillant dans une unité de soins palliatifs, cette infirmière pouvait rentrer en contact avec chaque mort pour apaiser son âme avant qu’elle ne s’en aille en paix.

Ainsi dans la fiction, pour Elsa, médecin très attentionnée dans le service de soins palliatifs à l’hôpital du Havre, être dotée d’un tel don n’est pas chose facile dans le monde des vivants, où ses relations humaines et amoureuses sont perturbées par sa médiumnité qui dérange.

Dans un genre fantastique à la Ghost (de Jerry Zucker en 1990) ou Rencontre avec Joe Black (de Martin Brest en 1998), pour lequel il est indispensable de se laisser porter, Alice Vial réussit un bel et émouvant équilibre entre comédie, drame, et romance.

Lorsqu’Elsa rencontre inopinément Oscar, lors d’un accident de scooter apparemment banal, ce musicien solitaire, charmant et drôle, elle croit que l’amour est à nouveau possible. Mais bien vite, elle comprend que cette relation est surnaturelle, et qu’elle est la seule à voir Oscar. D’abord frustrée, elle décide d’en profiter pleinement, comprenant que seule une telle histoire lui est permise.

La force du film est de nous emmener dans une romance fascinante qui oscille à la frontière du réel et de l’au-delà, d’autant plus forte et intense qu’on se doute qu’elle ne peut être qu’éphémère.

Tantôt perturbée dans l’exercice passionné de son métier où elle suit particulièrement une patiente en toute fin de vie, dans une relation de confiance, tantôt apparaissant bien seule dans son hommage à Oscar, même si elle a cette connexion si spéciale avec lui, la réalisatrice construit autour d’Elsa un scénario vibrant et plein d’humanité.

On sent Alice Vial en osmose avec ses deux acteurs principaux, Magalie Lépine-Blondeau, cette comédienne québécoise épatante et lumineuse dans le rôle d’Elsa, et Jonathan Cohen, qui sait être à la fois drôle et désabusé, dans un personnage prisonnier de sa condition. Leur couple à l’écran apparaît d’une grande connivence, qui fait l’alchimie et la réussite du film, en évitant la comédie banale, le pathos ou la facilité du feel good movie.

De questions existentielles sur la fin de vie, au super pouvoir des relations humaines, ce film aborde avec justesse et empathie des sujets graves, dans une ambiance forte, tour à tour drôle, profonde et émouvante.

Ce film en forme d’OVNI cinématographique, sorti opportunément en cette période de fêtes, touche au cœur. Devant une telle histoire surnaturelle et fantastique, il est bon de s’autoriser, disons-le, un moment de bonheur, alors ne boudons pas notre plaisir.

Bande annonce : L’Âme idéale

L’Âme idéale – fiche technique

Titre original : L’Âme idéale
Réalisation : Alice Vial
Scénario : Alice Vial, Jean-Toussaint Bernard
Interprètes : Jonathan Cohen, Magalie Lépine-Blondeau, Florence Janas, Jean-Christophe Folly, Anne Benoit
Photographie : Julien Poupard
Musique : Olivier Marguerit
Costumes : Marion Moules, Matthieu Camblor
Décors : Julie Plumelle
Montage : Baptiste Ribrault
Son : Romain de Gueltzl, Rémi Durel, Julie Tribout
Production : Benjamin Bellecour, Jean-Toussaint Bernard, Jonathan Cohen
Production déléguée : Vincent Lefeuvre
Production artistique : Anna Tordjman, Laurent Weitmann
Sociétés de production : Les Films entre 2 et 4
Société de distribution : Gaumont Distribution
Pays de production : France
Durée : 98 minutes
Genre : Comédie dramatique / Fantastique
Date de sortie (France) : 17 décembre 2025

Note des lecteurs3 Notes

4

Les bestioles, menace potentielle constante

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Dans ce roman, la Libanaise Hala Moughanie qui écrit en français, nous livre les pensées et observations d’un survivant, à partir du 4 août 2020, quand une explosion a ravagé le port de Beyrouth et ses environs.

Le narrateur avait déjà perdu sa femme depuis un certain temps. Il tenait une épicerie qui vient donc d’être détruite. Il vit dans un immeuble où son appartement n’a pas trop souffert de l’explosion, à part l’essentiel des vitres qui ont été soufflées. Rapidement, les secours s’organisent, y compris au niveau international, car les dégâts sont immenses.

Un survivant

Le roman est court (123 pages) et se présente sous la forme d’un chapitre pour chaque journée, jusqu’au 8 août. Rapidement on se pose des questions à propos du narrateur qui affiche des obsessions et utilise une façon assez particulière de s’exprimer. De plus, il s’adresse visiblement à quelqu’un sans qu’on puisse jamais déterminer de qui il s’agit, ni sa femme décédée, ni un ami, peut-être une sorte de double intérieur jouant le rôle de conscience. On pourrait imaginer une sorte de dieu, mais après tout ce qu’il a vécu… Ce que voit le narrateur, c’est une ville dévastée. Et encore, il ne peut utiliser qu’un œil, l’autre étant blessé par un éclat de verre. Un médecin qui a lui a prodigué les premiers soins a bien tenté de lui laisser l’espoir de recouvrer une vision normale, mais lui n’y croit guère.

Des obsessions

Le narrateur est obsédé par l’histoire de son pays qui a connu de nombreuses guerres, Beyrouth étant même passée au stade d’image symbolique de la destruction. Selon lui, il existerait une sorte de complot visant à annihiler le Liban dans sa totalité. Il présente tous les éléments qui lui viennent à l’esprit pour les faire concorder avec ce prétendu complot contre le Liban. On finit d’ailleurs par se demander si le narrateur est sain d’esprit. En effet, certaines tournures de phrases, certaines idées qui tournent à l’obsession rappellent la façon de faire d’Emile Ajar dans Gros-câlin (1974). Mais, si Hala Moughanie s’en inspire, elle s’en écarte pour éviter un rapprochement trop évident (et éviter une comparaison qui ne tournerait pas à son avantage). On pourrait aussi imaginer que le narrateur est fortement perturbé par l’explosion du 4 août. La violence psychologique s’ajoute forcément à la violence physique.

Entre confusion et doutes

Quant aux bestioles du titre, elles font référence aux avions qui survolent régulièrement le Liban, se comportant comme de gros insectes qui sèment la terreur. Comme ses compatriotes, le narrateur s’affole dès qu’il les entend, la ville ayant subi tant de bombardements… Justement, dans son souvenir, il en aurait entendu juste avant l’explosion du 4 août. Mais il ne trouve personne pour confirmer son impression. D’ailleurs, avec la confusion ayant suivi l’explosion, il semble difficile de déterminer si des avions sont passés à ce moment-là. Quant à savoir s’ils auraient lâché des bombes, c’est encore plus difficile à confirmer. Toujours est-il que cela accentue le doute sur la santé mentale du narrateur.

Conclusion

On finit ce roman avec une véritable sensation de malaise. La version officielle de l’explosion du 4 août conclue à enchainement de négligences. Mais tout ce que nous venons de lire sème malgré tout le doute. Quoi qu’il en soit, Hala Mougharie donne une idée crédible de la violence subie par les habitants de Beyrouth, une violence qui, forcément, a grandement perturbé tout un chacun. Autant dire qu’il ne s’agit pas spécialement d’une lecture confortable.

Les Bestioles, Hala Moughanie
Elyzad : sorti le 22 août 2025

Note des lecteurs0 Note
3.5

Protégé : Tour de France 2026 : Le Grand Départ de Barcelone promet-il le début le plus explosif de l’histoire ?

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Idées cadeaux uniques reflétant la créativité, le design et les moments réfléchis de la vie quotidienne

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Avez-vous déjà reçu un cadeau qui vous a fait vous arrêter une seconde et sourire, non pas parce qu’il était cher, mais parce qu’il semblait personnel ? Ce sont les cadeaux dont les gens se souviennent. Pas bruyants. Pas tape-à-l’œil. Juste réfléchis. Le genre qui s’intègre discrètement dans la vie quotidienne et rend les moments ordinaires spéciaux.

C’est à la jonction de la routine quotidienne et de l’expression artistique que se trouvent les cadeaux les plus mémorables, ceux qui transformeront un moment de banalité en magie. Lorsque nous recherchons des idées cadeaux qui reflètent soit un haut niveau de design, soit de créativité, nous nous éloignons du consumérisme jetable pour nous tourner vers des objets porteurs d’un poids émotionnel. Un cadeau pour le lecteur qui apprécie la narration visuelle au cinéma ou qui aime l’architecture moderne devrait faire bien plus qu’être fonctionnel ; il devrait être un sujet de conversation.

Voici quelques idées pour ceux qui recherchent les cadeaux parfaits pour leurs proches, reflétant le design, la créativité et encourageant des moments de réflexion dans la vie quotidienne.

  • Table à Sable Cinétique « Zen »

Le design peut consister à marier les mouvements et l’immobilité. Une table à sable cinétique présente une petite sphère métallique dont les mouvements, guidés par un aimant invisible, créent des motifs géométriques complexes sur une couche de sable fin. C’est une œuvre d’art vivante pour tout professionnel créatif dans son bureau ou son salon, où elle embellit son espace, encourageant un moment de pleine conscience chez son destinataire, qui se rappelle à travers ces motifs que la créativité est un voyage sans fin et fluide.

  • « Lego » Architectural de Bureau pour Adultes

Comme cadeau pour ceux qui apprécient la structure architecturale, un ensemble de blocs de construction architecturaux haut de gamme, tels que ceux fabriqués en liège, en bois ou en résine coulée de pierre, serait un cadeau génial. Ce ne sont pas des jouets. Ce sont des éléments sculpturaux qui permettent au donneur de créer des structures architecturales miniatures reflétant des styles architecturaux brutalistes ou modernes.

  • Le Livre de Table Basse « Édition du Réalisateur »

Pour l’amateur de cinéma, les livres standards ne suffisent pas. Au lieu de cela, le cinéphile peut rechercher des éditions limitées, reliées en tissu, qui se concentrent sur la grammaire visuelle d’un cinéaste donné, que ce soit les symétries des films de Wes Anderson ou l’éclairage des films de Stanley Kubrick.

Le plus souvent, ces livres sont conçus avec la même composition délibérée que le film lui-même, la résolution et les textures du papier se combinant pour créer une expérience de lecture presque tactile.

  • « Soleils » de Lumière Ambiante

En réalité, la lumière est le facteur le plus influent dans la création d’une atmosphère. L’une des façons les plus créatives d’offrir un cadeau serait de créer une lumière ambiante portable et rechargeable qui peut imiter soit les ondes lumineuses d’un soleil couchant, soit un doux soleil matinal. Elles prendraient la forme soit de sphères simples, soit de totems minimalistes. Elles donneraient aux consommateurs l’opportunité de réinventer l’atmosphère dans laquelle ils peuvent profiter de leur soirée moyenne.

  • Ensembles d’Infusion en Céramique « Wabi-Sabi »

Il existe une philosophie très profonde dans le Wabi-Sabi japonais, qui consiste à voir l’imperfection comme une déclaration de beauté. Le fait qu’un service à thé ou à café soit fait main, présente peut-être des coulures d’émail ou soit conçu de manière délibérément asymétrique, est une déclaration d’un très haut niveau de savoir-faire. Cela force le praticien à s’arrêter, sentir et boire dans la nature tactile de la céramique et la température de l’eau, transformant un rituel quotidien de caféine en un rituel d’appréciation du design.

  • Le Journal « Pensées » Analogique

À l’ère actuelle des distractions numériques, le luxe de tenir physiquement un journal de qualité est un luxe. Un journal avec une reliure à plat et des pages adaptées aux stylos-plumes serait le meilleur choix. Pour que le journal soit plus créatif et fonctionnel, il serait formidable de trouver des fabricants avec des designs à points de grille plutôt que des lignes de grille, afin que la personne puisse basculer de manière transparente entre la conception, l’écriture de textes ou la tenue d’un journal sans la distraction des guides de marge traditionnels.

  • Sculpture Absorbant le Son

Le design réfléchi examine les environnements acoustiques et visuels. Un ensemble de panneaux acoustiques en feutre peut être disposé en motif de mosaïque sur un mur dans un bureau à domicile. Il remplit deux objectifs : c’est une œuvre d’art colorée à motifs géométriques et, en même temps, il supprime l’écho dans une pièce, créant un havre créatif et silencieux.

C’est un cadeau magnifique mais invisible qui affecte positivement la vie.

Dernière Réflexion Avant de Choisir

Les plus grands cadeaux sont ceux qui font écho à la réalité intérieure de la personne qui reçoit le cadeau. Que ce soit le rythme de la balle de sable cinétique ou le poids de la tasse en céramique. Ces objets rappellent que le design ne concerne pas seulement les musées ; il s’agit de vivre. En choisissant des objets qui valorisent la forme plutôt que la fonction, on offre aux gens non seulement des choses, mais aussi des cadeaux qui seront appréciés non seulement pour ce qu’ils font, mais aussi pour leur apparence.

Ou, si vous recherchez quelque chose qui transmet la réflexion sans nécessairement être complexe, les cadeaux comme ceux-ci sont le genre dont les gens se souviendront toujours.

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