Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.
Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.
En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.
Voilà 25 ans que le festival de Gérardmer rythme l'hiver des adeptes de cinéma de genre. Pour fêter cet anniversaire, le festival nous offre cette année 45 films dont 17 avant-premières françaises, parmi lesquelles des productions françaises très attendues comme Ghostland, Revenge ou Mutafukaz. Le festival mettra également à l'honneur le cinéaste espagnol Alex de la Iglesia au travers d'une rétrospective de ses plus grands films.
Le PIFFF 2017 touche à sa fin et nous gratifie de son palmarès, du grand retour de Godzilla et d'une sélection de films aux effusions de sang de plus en plus abondantes.
Le Festival Séquence Court Métrage offre une programmation riche et passionnante pour sa 26ème édition. Timecode séduit autant le public toulousain qu'il avait séduit la Croisette en 2016.
Le Whodunit, tiré de l'anglais "Who (has) done it ?", est célébré à l'Arras Film Festival. Au programme : douze films pour s'effrayer face au crime, trouver ici et là des indices et enfin arrêter le, la, ou les coupables. Mais d'abord, place à LA question : qui l'a-fait ?
Le Festival Européen du Film Court de Brest touche à sa fin. La cérémonie de remise des prix qui s'est déroulée hier, dans le grand théâtre du Quartz, a su clôturer en beauté cet immanquable rendez-vous. Retour sur le tant attendu Palmarès de cette 32e édition.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.