Arras Film Festival 2017 : le Whodunit mis à l’honneur

Cette année, l’Arras Film Festival a notamment mis à l’honneur le Whodunit, soit le récit policier à énigmes. Une rétrospective importante a ainsi accueilli nombre de spectateurs prêts à percer l’identité du ou des meurtriers.

Whodunit pour « Who (has) done it ? », en français « Qui l’a fait ? » : le genre en aura intrigué plus d’un, que ce soit par le roman, le cinéma ou la télévision (Les Cinq Dernières Minutes). Cette année, l’Arras Film Festival a décidé de mettre en avant ces jeux d’énigmes en mettant en place une riche rétrospective : Un cadavre au dessert, Passage à tabac, Le Crime de l’Orient-Express, Maigret et l’affaire Saint-Fiacre, le Mystère de la chambre jaune, entre autres. Crimes, mystères, indices puis résolutions ont ainsi rythmé les projections des films programmés.

Ci-dessous, la bande-annonce du formidable Crime de l’Orient-Express du grand Sidney Lumet : un must see du Whodunit.

https://www.youtube.com/watch?v=u0ykCP1AYlk

Les spectateurs ont pu ainsi, le temps de douze longs métrages, prendre peur face au meurtre, s’inquiéter du mystère, interroger des suspects, mettre en état d’arrestation les criminels, tout cela aux côtés d’Hercule Poirot, Jules Maigret, Sherlock Holmes, ou encore Joseph Rouletabille.

De plus, le programme compte une projection exceptionnelle, celle de The Lodger réalisé par Alfred Hitchcock en 1927, en ciné-concert. La version restaurée du film fut accompagnée par une bande-son soignée par le musicien compositeur Jacques Cambra, artiste associé du festival, dont la carrière fut souvent liée au ciné-concert. Il s’est ainsi produit à la Cinémathèque française, au Centre Pompidou, ainsi qu’à l’international. L’occasion donc de vivre en un même lieu un mystère hitchcockien et une expérience rare de cinéma.

Jean Gabin est Jules Maigret. Un rôle qu’il interprétera à trois reprises : Maigret et l’affaire Saint-Fiacre ; Maigret tend un piège ; & Maigret voit rouge.

Enfin, voici les films de la rétrospective : The Lodger (Alfred Hitchcock, 1927) ; Marie-Octobre (Julien Duvivier, 1959) ; L’Assassin habite au 21 (Henri-Georges Clouzot, 1942) ; Maigret et l’affaire Saint-Fiacre (Jean Delannoy, 1959) ; La Grenouille attaque Scotland Yard (Harald Reinl, 1959) ; Le Crime de l’Orient-Express (Sidney Lumet, 1974) ; Passage à Tabac (George Pollock, 1964) ; Un cadavre au dessert (Robert Moore, 1976) ; Mort sur le Nil (John Guillermin, 1978) ; Meurtre par décret (Bob Clark, 1979) ; Gosford Park (Robert Altman, 2001) ; Le Mystère de la chambre jaune (Bruno Podalydès, 2003).

Festival

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

Deauville 2026 : Test, la force fragile

Au contraire des films Hollywoodiens qui nous ont habitués à un bodybuilding viril souvent très macho, "Test" offre une plongée sensible au cœur du culturisme et ose briser les tabous. En s'inspirant de sa propre expérience, Brock Yurich incarne un athlète mal dans sa peau en quête d'affirmation. Un récit à fleur de muscles prodigieusement mis en scène.

Deauville 2026 : The Last Pickpocket in New York, les mains dans les poches

Comment survivent les voleurs à la tire dans notre société moderne ultra connectée, où l'argent est devenu virtuel et les téléphones des traceurs ambulants ? En partant de cette question simple, "The Last Pickpocket in New York" propose un polar urbain délicieusement rétro qui rend hommage aux classiques du genre. Porté par la performance impeccable de John Turturro, le film convainc plus par son atmosphère nostalgique que par son scénario ingénu.

Newsletter

À ne pas manquer

Salvation, un petit cru d’Emin Alper

En Turquie, la tension monte entre deux villages. Paranoïa et manipulations religieuses attisent la violence. Adoptant les codes des films de genre, Emin Alper ne parvient guère à convaincre, malgré une photographie de qualité, une interprétation impeccable et un final malin.

L’Âme des guerriers (1994), de Lee Tamahori : une tentative de réaffirmation identitaire

Œuvre sur le déclin culturel des Maoris, ce premier long-métrage de Lee Tamahori propose un portrait sans concession de la misère et de la violence dans lesquelles patauge une communauté déracinée. Aux côtés de La Leçon de piano de Jane Campion, sorti un an plus tôt, cette tragédie grecque doublée d’une œuvre choc a permis de mettre la Nouvelle-Zélande sur la carte du cinéma mondial.

La frappe : Sans les mots

La frappe explore avec une caméra au plus près des visages les cicatrices laissées par un père abuseur. Julien Gaspar-Oliveri signe une œuvre tendue et rugueuse, entre drame intime et chronique familiale. Un film qui déroute par son refus de trancher mais finit par séduire lorsqu'il renoue avec une narration plus ferme. Une proposition fragile, parfois monotone, mais qui s'essaye à une certaine forme.

Utu Redux : quand la vengeance devient un incendie sans fin

Le western maori de Geoff Murphy plonge dans la guerre de Te Kooti, tourné à cru dans le bush néo-zélandais. Entre villages incendiés, humour noir et camps jamais figés, le film capture un engrenage de vengeance coloniale où personne ne reste épargné, jusqu'à une scène finale qui vide le mot "utu" de son sens.

Smash Palace : au pays de la casse

Dans une casse automobile perdue en Nouvelle-Zélande, un ex-pilote confond amour et possession jusqu'à traiter sa fille comme un trophée. Son couple se déchire, son garage déborde de carcasses, et le paysage tout entier se referme sur lui comme un piège dont personne ne ressort.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

Deauville 2026 : Test, la force fragile

Au contraire des films Hollywoodiens qui nous ont habitués à un bodybuilding viril souvent très macho, "Test" offre une plongée sensible au cœur du culturisme et ose briser les tabous. En s'inspirant de sa propre expérience, Brock Yurich incarne un athlète mal dans sa peau en quête d'affirmation. Un récit à fleur de muscles prodigieusement mis en scène.