Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.
Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.
En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.
Grand habitué du Festival de Cannes depuis ses débuts, le cinéaste norvégien Joachim Trier, qui avait déjà présenté Oslo, 31 août dans la sélection Un Certain Regard en 2011 et Back Home en Compétition Officielle en 2015, revient cette fois sur la Croisette en qualité de Président du jury de la 57e édition de la Semaine de la Critique, qui aura lieu du 9 au 17 mai 2018. Chloë Sevigny, Nahuel Pérez Biscayart, Eva Sangiorgi et Augustin Trapenard composent le reste du jury.
Cannes Classics s’apprête à célébrer le 50ème anniversaire de 2001 : L’Odyssée de l’espace. Le réalisateur Christopher Nolan présentera une copie neuve 70mm conforme à l’originale du chef-d’œuvre de Stanley Kubrick, dans le cadre du Festival de Cannes, le 12 mai prochain. Le réalisateur de Dunkerque, Interstellar et de The Dark Knight donnera également une masterclass le lendemain.
Cinélatino 2018 : Edouard Waintrop (délégué général de la Quinzaine des Réalisateurs) est venu présenter le tout premier film d'ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs en 1969 : La primera carga al machete, film cubain réalisé par Manuel Octavio Gomez.
À l'occasion de la Journée Cinéma, Genre et Politique du Festival Cinélatino, Paulina García, accompagnée d'une universitaire, reviennent sur l'ensemble de la carrière de l'actrice et sur l'affaire Weinstein qui a secoué Hollywood en octobre 2017.
Cinélatino 2018 : À travers plusieurs chapitres, un libraire passe de l'enfer au paradis et du paradis à l'enfer, tout cela orchestré par le charme d'une femme ou peut-être seulement par le fruit de son imaginaire... Qui est vraiment Severina ?
Découverte Cinélatino 2018 : Le cinéma brésilien devrait être montré davantage, en témoigne Arábia de Joāo Dumans et Affonso Uchoa avec son intelligence technique et sa qualité esthétique.
De son rôle dans Gloria à celui de la présidente du Chili dans El Presidente, Paulina García a su saisir les opportunités pour se faire une place dans le cinéma mondial. Retour sur la carrière d'une femme libre.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.