Cinélatino 2018 : Portrait de Paulina García, invitée d’honneur du festival

Figure du cinéma chilien, Paulina García est une actrice remarquée dans le cinéma d’Amérique latine. Invitée d’honneur cette année pour les 30èmes rencontres de Cinélatino à Toulouse, la rédaction de CinéSeriesMag en profite pour revenir sur l’ensemble de sa carrière.

Son amour de la comédie, Paulina García l’a depuis toujours. Avant de se destiner au cinéma, elle entreprend des études de théâtre à l’Université Catholique du Chili et entame sa carrière sur les planches avec la pièce ¿Dónde estará la Jeanette? de Luis Rivano, pour lequel elle reçoit le prix APES de la meilleure actrice. Elle apparaît ensuite dans plus de trente pièces et crée en 1997 l’Asociación de Directores de Teatro où elle est professeure durant 4 ans. Dans le théâtre, elle s’essaie à tous les postes en passant de metteur en scène à comédienne et enchaîne les récompenses avant de passer au petit puis au grand écran. Avant de devenir une actrice de cinéma, elle tourne pour la télévision avec de nombreux rôles dans des séries nationales. Puis en 2002, elle tourne son premier film avec Tres noches de un sábado de Joaquín Eyzaguirre et reçoit sa première nomination pour le prix Althazor qui récompense tous les arts chiliens chaque année. Si elle ne le remporte pas cette année-là, c’est en 2008 qu’elle remportera son premier prix de cinéma pour la série Cárcel de Mujeres.

Mais bien qu’étant déjà une star dans son pays, Paulina García rencontre la scène internationale du septième art assez tardivement en remportant l’Ours d’argent à la Berlinale de 2013 pour son rôle principal dans le film Gloria, réalisé par Sébastián Lelio. Elle fait d’ailleurs l’honneur à Cinélatino de venir le présenter cette année lors de la soirée d’ouverture du festival, accompagnée du réalisateur. Depuis ce rôle, elle est devenue un pilier du cinéma chilien et plus généralement latino-américain et un symbole de l’émancipation féminine à travers des personnages souvent engagés remplis de liberté comme celui dans La fiancée du désert récemment. À l’image de son engagement, le festival organise cette année une sélection spéciale femmes pour laquelle ses films majeurs seront projetés tout comme ceux de plusieurs professionnelles du cinéma telles que Daniela Vega (Une femme fantastique) et une discussion aura lieu lors d’une table ronde “Chilenas : femmes de cinéma du Chili”.

Paulina García navigue désormais entre différents genres de films et obtient même un rôle majeur dans la série Narcos pour la saison 2. Ce n’est pas la première série dans laquelle elle joue mais cette opportunité marque un tournant majeur dans la visibilité de son talent. Elle enchaîne ensuite trois films entre 2016 et 2018 en passant d’oeuvres indépendantes à des premiers films. Sa carrière et ses choix artistiques sont à son image : doux mais engagés. Début 2018, elle était d’ailleurs à l’affiche du film El Presidente dans lequel elle interprète la présidente du Chili Paula Scherson. Les réalisateurs lui font confiance et l’on ne peut que se réjouir de voir l’évolution de cette jolie carrière.

Paulina García en quelques dates : 

27 novembre 1960 : naissance à Santiago du Chili

2002 : Tres noches de un sábado de Joaquín Eyzaguirre

2013 : Gloria, de Sébastián Lelio (Ours d’argent de la meilleure actrice au Festival international du film de Berlin)

2016 : Narcos (saison 2) et Brooklyn Village, de Ira Sachs

2017 : La fiancée du désert, de Cecilia Atán et Valeria Pivato

2018 : El Presidente, de Santiago Mitre

Festival

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Gwennaëlle Masle
Gwennaëlle Maslehttps://www.lemagducine.fr/
Le septième art est un rêve et une passion depuis quelques années déjà. Amoureuse des mots et du cinéma, lier les deux fait partie de mes petits plaisirs. Je rêve souvent d'être derrière la caméra pour raconter des histoires et toucher les gens mais en attendant, je l'écris et je me plais à le faire. Je suis particulièrement sensible au cinéma français ou au cinéma contemplatif dans sa généralité, ce qui compte c'est de ressentir. Les émotions guident mes passions et le cinéma ne déroge pas à la règle, bien au contraire.

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