Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !
"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.
Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.
Cannes 2018 : Habituée des talks Women in Motion, l'actrice Salma Hayek vient encore une fois cette année parler de la place des femmes dans l'industrie du cinéma.
Guillaume Senez signe un bien beau petit film avec Nos Batailles. Présenté à la semaine de la critique de ce festival de Cannes 2018, ce film qui parle de la condition ouvrière et de la parenté offre deux beaux rôles à Romain Duris et Laetitia Dosch.
Avec Une affaire de famille, Hirokazu Kore-Eda marque la sélection officielle de ce Festival de Cannes 2018, avec une œuvre à la fois lumineuse et triste autour de sa thématique de prédilection : la filiation et le reflet de la famille dans un Japon reclus sur lui-même.
Cannes 2018 : Les Chatouilles dénonce la pédophilie entre humour et coups de poing dans le cœur. Le casting a su saisir toute l'urgence et l'importance du sujet pour porter au plus haut chacun de leurs rôles.
Cannes 2018 : Gaspar Noé revient sur la Croisette pour présenter Climax à la Quinzaine des réalisateurs. Le film hypnotise par ses rythmes electro et sa mise en scène habituelle mais déçoit un peu par le manque de profondeur.
Cannes 2018 : Marion Cotillard prouve encore une fois sa capacité à tout jouer en incarnant une mère totalement irresponsable dans Gueule d'ange, le premier long métrage de Vanessa Filho. Le film confirme littéralement le talent d'Alban Lenoir et s'illumine par moment grâce au charme enfantin de Ayline Aksoy-Etaix.
C’était l’une des grosses attentes de la croisette et la Quinzaine des réalisateurs de ce festival de Cannes 2018 nous a encore ébloui. Après Les Confins du monde de Guillaume Nicloux, Le monde est à toi de Romain Gavras, c’est au tour de Mandy de Panos Cosmatos, et un Nicolas cage survolté, de pulvériser la concurrence, dans ce film de vengeance gore et baroque à souhait. Oui, la quinzaine de cette année est « the place to be » de ce Festival.
Tout festival de Cannes a besoin d’une petite bouffée d’air frais, de ce film qui pulse, et qui égratigne les rétines avec son côté pop débridé. Ça tombe bien, la quinzaine des réalisateurs 2018 vient de nous l’offrir sur un plateau. Et c’est Le Monde est à toi de Romain Gavras. Le cinéaste signe là, la meilleure comédie de l’année.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.