Festivals

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Cannes 2018 : Yomeddine d’Abu Bakr Shawky, le regard de l’humanité

Le Festival de Cannes 2018, dans sa sélection officielle nous présente Yomeddine de Abu Bakr Shawky qui questionne sur le regard de chacun, et la manière dont sont insérés ou isolés les « freaks » des temps modernes. Humble et juste dans sa manière d'accompagner ses protagonistes, Yomeddine est un road movie touchant, aussi terre à terre que crépusculaire dans une Égypte de marginaux.

Cannes 2018 : Everybody knows d’Asghar Farhadi

Retour sur la décevante ouverture du 71ème festival de Cannes. Asghar Farhadi ne surprend plus, voire agace en tentant d'appliquer son système de destruction des personnages un peu trop souvent, jusqu'à faire un film un peu vain et très prévisible. Dommage.

Cannes 2018 : Journée du Cinéma Positif autour des femmes

À l'occasion du 71ème Festival de Cannes, le Centre National du Cinéma (CNC) organise des évènements chaque jour pendant toute la quinzaine. Pour ouvrir cette belle programmation, c'est autour des femmes que les premières discussions vont graviter pour la Journée du Cinéma Positif. Des échanges entre professionnel(le)s aux rencontres et débats avec des invité(e)s, voici un compte rendu de cette première journée.

Cannes 2018 : Le Livre d’image de Jean-Luc Godard

Cannes 2018 : Godard revient en compétition officielle avec Le livre d'image, un film punk qui appelle à la révolte. L'exercice de montage ne passionne pas du tout par sa forme mais offre des réflexions intéressantes.

Cannes 2018 : Une ouverture en demi-teinte

Cannes 2018 : La cérémonie réussie d'Edouard Baer laisse place à un film d'ouverture agréable mais pas transcendant pour cette toute première soirée de Festival.

Cannes 2018 : Girl de Lukas Dhont, la fresque délicate d’une adolescente en transition

En lice pour la Caméra d'Or et en compétition Un Certain Regard, Girl de Lukas Dhont s'impose comme un délicat film délicat sur l'adolescence et les corps.

Cannes 2018 : Ouverture du Festival, numéro vert anti-harcèlement, les films polémiques, Rambo V confirmé

La 71e édition du Festival de Cannes s’ouvre ce mardi 8 mai 2018. La magie du septième art va opérer jusqu’au 19 mai prochain sur la Côte d’Azur. Retrouvez les informations sur la chaîne officielle du Festival, les perspectives sur les films chocs et polémiques, les derniers jurys annoncés et la confirmation de Rambo 5. Cette édition s’annonce comme un festival engagé pour la cause des femmes après le scandale de l’affaire Weinstein.

Séries Mania 2018 : Huit heures ne font pas un jour, de Rainer Werner Fassbinder

Les mois d'avril et mai ont vu Rainer Werner Fassbinder consacré par la Cinémathèque française et l'éditeur-distributeur Carlotta Films. Sur les deux mois, ce dernier a ramené au cinéma et en vidéo une quinzaine de films du brillant cinéaste allemand, mais aussi une série inédite en France, Huit heures ne font pas un jour. Le festival Séries Mania a alors sauté sur l'occasion pour programmer le feuilleton dans sa section culte. À cette occasion, retour sur le formidable portrait de l'Allemagne du quotidien au début des années 70 signé R. W. Fassbinder.

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