Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
L'information vient de tomber. Ciro Guerra, qui s'est fait connaître du grand public pour L'Étreinte du serpent, sera le président de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 2019. Mais connaissez-vous vraiment ce cinéaste ?
Après avoir remporté le Prix du Jury l’an dernier pour Capharnaüm, la cinéaste libanaise Nadine Labaki est la Présidente du Jury de la sélection Un certain regard de Cannes 2019. Une tâche que l'on espère la voir remplir avec une belle sensibilité.
Le réalisateur mexicain Alejandro Gonzalez Iñarritu sera donc le prochain président du jury du Festival de Cannes. Un festival qu'il connaît bien puisqu'il y a été récompensé plusieurs fois : Grand Prix de la Semaine de la Critique en 2000 pour Amours Chiennes et Prix de la mise en scène 2006 pour Babel (film dans lequel jouait Cate Blanchett, qui présidait le jury cannois l'année dernière).
The Matrix a soufflé ses vingt bougies lors de la dernière soirée du PIDS, Paris Images Digital Summit. Au programme : une masterclass avec Dominique Vidal, superviseur des effets visuels chez BUF (Fight Club, The Dark Knight, American Gods, Matrix Reloaded & Révolutions, et un apport sur le premier), suivie par la projection de deux épisodes d'Animatrix et du toujours grandiose The Matrix dans sa récente remasterisation 4K.
Connaît-on vraiment Phil Tippett ? Alexandre Poncet et Gilles Penso, le duo derrière Le Complexe de Frankenstein, nous invitent à (re)découvrir le génie créatif qu'est Phil Tippett, l'homme derrière les effets spéciaux en stop motion de Star Wars et Robocop ainsi que l'animation de Jurassic Park et Starship Troopers. À l'occasion de son avant-première au PIDS (Paris Images Digital Summit), retour sur le nouveau documentaire du duo Poncet/Penso qui vous fera entrer dans le monde de golems du "mad god" Phil Tippett.
Après nous être penchés sur la compétition, nous nous sommes intéressés à ce que pouvait nous offrir hors-compétition le festival de Gérardmer. Grand bien nous a pris, car nous avons pu découvrir plusieurs raretés des années 70 dont deux provenant de l'ozploitation, ainsi qu'un documentaire consacré au grand Phil Tippett, et pour finir, la pépite du festival, Freaks.
Après 3 jours de marathon filmique, LeMagduciné est de retour des Vosges pour vous faire un petit retour sur la 26ème édition du festival de Gérardmer. Première étape : la compétition qui a mis à l'honneur la Suède avec le drame intimiste qui tourne en guerre pré-apocalyptique, The Unthinkable, mais également la potacherie Z Puppet Master : The Littlest Reich qui se voit décerner le prix du jury. À côté de ça, les zombies sont présents avec Endzeit et The Dark, tandis que la Corée du Sud revient avec le thriller fantastique The Witch Part 1 : The Subversion, et la palme du plus mauvais film est décernée au canadien Lifechanger.
Du 30 janvier au 2 février 2019 a eu lieu le PIDS, Paris Images Digital Summit, au Centre des Arts d'Enghien-les-bains. Dédié à la création numérique (des effets spéciaux à la réalité virtuelle), le festival a rendu cette année hommage à l'un des grands génies et superviseurs des effets spéciaux d'ILM (Industrial Light & Magic) avec la masterclass de John Knoll dirigée par Alexandre Poncet. Un riche retour sur une conséquente carrière, de Mission: Impossible à Avatar en n'oubliant pas Abyss, Pacific Rim, Star Wars et bien d'autres...
Photographie de couverture : FX Monnot.
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.