Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
Entre le retour de grands noms comme les Dardenne, Almodovar, ou encore Bong Joon Ho et les grands absents, voici la sélection officielle du Festival de Cannes 2019.
C'est officiel, le Festival de Cannes a annoncé dans son communiqué de presse qu'Alain Delon a accepté de recevoir la Palme d'or d'Honneur pour récompenser sa carrière et son talent. Un prix plus que mérité.
Agnès Varda est à l'honneur sur la fiche du festival de Cannes 2019. Moins d'un mois après sa disparition, le 29 mars 2019, cet hommage permet de s'interroger sur l'héritage du cinéma de Varda et sur ses dignes héritières. En résumé, Agnès Varda, et après ?
Dans le cadre du festival CANNESERIES 2019, le réalisateur et scénariste Steven Knight a donné une master-class riche en anecdotes sur la conception de ses séries emblématiques Peaky Blinders et Taboo. Animée par Constance Jamet et Stéphanie Guerrin, cette rencontre a aussi été l'occasion de piocher quelques infos excitantes pour les prochaines saisons de Peaky Blinders.
Un film Visiteur du Futur, anecdotes de tournage, la conception de Dead Landes, une potentielle adaptation de 3ème Droite.. Voici tout ce qu'on a appris sur les projets de François Descraques, lors de sa master-class au festival CANNESERIES.
La bande annonce, sortie récemment, nous avait déjà alléchés. Et voilà que l'on apprend que The Dead don't die, le tant attendu film de zombies de Jim Jarmusch, avec un casting mémorable, sera en compétition au festival de cannes, dont il fera l'Ouverture.
Comme à son habitude, l'éclectique et inimitable Edouard Baer a pris les devants. Plutôt que de patienter jusqu'à la grand-messe du 18 avril où Thierry Frémaux et consorts annonceront le gros des festivités cannoises, l'acteur à la voix la plus belle de France (cela n'engage que l'auteur) a révélé qu'il officierait à nouveau au poste de Maître de Cérémonie du Festival. Vivement !
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.