Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
Le Festival de Cannes 2019 vient officiellement d’ouvrir ses portes. Et pour commencer, il nous offre sur un plateau le nouveau film de Jim Jarmusch, The Dead Don’t Die. Un film de zombies où le cinéaste s’amuse autant du cinéma de genre que de son propre cinéma sans révolutionner les carcans de son univers. Mineur mais tout bonnement agréable.
La dernière séance du Festival de Cannes 2019 verra le duo Nakache/Toledano monter les marches pour cette ultime soirée et présenter leur dernier film, Hors Normes.
On savait depuis quelques semaines que la sélection parallèle Un Certain Regard serait présidée par Nadine Labaki lors du Festival de Cannes 2019 ; il restait encore à découvrir de quels autres noms serait composé le jury au complet. C'est chose faite, et on a hâte.
Chaque année, on guette plus que de raison le jury de la Compétition du Festival de Cannes. Et pour cause, car Frémaux, en bon monsieur loyal qu'il est, a toujours le nez creux. Et autant dire que pour le cru 2019, il n'a pas vu les choses à moitié puisque en faisant cohabiter un Mexicain, un Français, un Polonais, un Grec, une Américaine, une Italienne et une Franco-guinéenne, il a encore appliqué avec soin le mantra de Cannes : la diversité.
Comme chaque année, la sélection Cannes Classics met en avant des films légendaires (Shining, Easy Rider, Los Olvidados, Les Amours d'une blonde) présenté lors de séances exceptionnelles, et de nombreux films de tous horizons et d'époques différentes, toujours projetés en copies restaurées.
Après la sélection officielle, la sélection des courts métrages et de la Cinéfondation, puis hier suite à l'annonce de la sélection de la semaine de la critique, c'est finalement la Quinzaine des réalisateurs et l'Association du cinéma indépendant pour sa diffusion (ACID) qui nous présentent leurs listes officielles du Festival de Cannes 2019. Et une nouvelle fois, le Festival de Cannes nous réserve de magnifiques surprises.
Après l'annonce, la semaine dernière, de la Sélection officielle puis de celle des courts-métrages dans le cadre de la Cinéfondation, c'est au tour de la Semaine de la critique de dévoiler ses candidats en ce lundi 22 avril. Une sélection placée sous le signe de l'identité et de l'émancipation.
Le Festival de Cannes 2019 commence petit à petit à prendre forme et à dévoiler son réel visage. Après la sélection officielle des films du Festival, c’est au tour de la sélection des courts métrages en compétition et la liste de la Cinéfondation d’être annoncées. L’une des belles surprises de ce Festival, c’est notamment la présidence de Claire Denis dans ce jury des courts métrages et de la Cinéfondation.
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.
Un sex-shop, une vendeuse qui en a vu d’autres et Hugo, collègue aussi candide qu’intarissable : il n’en faut guère davantage pour transformer godes, porno, fantasmes et petites misères sexuelles en machine à gags. Sans prétendre révolutionner la gaudriole, cette BD trouve son meilleur carburant dans le télescopage entre la banalité du commerce et ce que ses produits ont de délicieusement embarrassant.