Festivals

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

Le Genou d’Ahed de Nadav Lapid : pamphlet politique asphyxiant

Présenté en compétition du Festival de Cannes 2021, Le Genou d’Ahed de Nadav Lapid ne se fera pas que des amis. Vindicatif autant sur la forme que sur le fond, militant et politique, le film ne laisse pas indemne, et c’est peu de le dire. Il est un véritable film cannois, dans ce que l’on retient de sa luminosité ostentatoire. 

Jane par Charlotte : une balade pop émouvante

Sélectionné dans la catégorie Cannes Première du Festival de Cannes 2021, le premier film de Charlotte Gainsbourg, Jane par Charlotte, est un moment attendrissant et émouvant sur une fille qui souhaite percer les secrets de sa mythique mère. 

Festival de Cannes 2021 #1 : Ouistreham, Tout s’est bien passé, Rehana Maryam Noor

Comme à son habitude, la rédaction du Magduciné est bien présente au Festival de Cannes. L'année 2021 ne déroge pas à la règle, avec ses multiples surprises et autres découvertes. Premier tour d'horizon avec entres autres Ouistreham d'Emmanuel Carrère ou même Tout s'est bien passé de François Ozon. 

Annette, de Leos Carax : « Sympathy for the dark abyss »

La sortie d’un film de Leos Carax est toujours un événement en soi pour les cinéphiles. Annette, dix ans après Holy Motors, s’offre en plus le luxe d’ouvrir la compétition officielle du 74e Festival de Cannes. Après deux précédents films d’ouverture plutôt ronflants, Annette passionne et bouscule pour lancer les hostilités sous les meilleurs auspices. Un film aussi déconcertant que grisant.

Sons of Philadelphia : figure mutique du polar

Avec ce deuxième long métrage, autour de deux cousins mafieux, Jérémie Guez peint un polar redoutable d’efficacité mais échoue à y intégrer une véritable ampleur.

Festival du Film Policier 2021 : La troisième guerre, Ulbolsyn, Deliver Us from Evil…

Le Festival du Film Policier, comme le Festival de Gerardmer, s'est dernièrement tenu en ligne. Proche de son public, avide de sensations, cette édition nous a réservé des surprises et quelques pépites. Petit tour d'horizon des films que LeMagduCiné a vu pendant ces quelques jours.

Festival du Film Policier 2021 : Boite Noire de Yann Gozlan

C’est du haut de son ambition et de sa rigueur que Boite Noire tire son épingle du jeu. Avec son ambiance de thriller à la lisière de l’horrifique et sa caractérisation aux contours paranoïaques, le film s’agence avec minutie et maitrise son sujet jusqu’au bout des doigts.

Festival de Gérardmer 2021 : The Stylist, Host puis Aya et la sorcière

Pour cette fin de Festival de Gérardmer 2021, nous faisons un petit détour sur trois films plus ou moins enthousiasmants : The Stylist , Host et Aya et la sorcière.

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« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.

« Lenny » : une famille pas comme les autres

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Faire la peau : le brûlot qui affronte le tabou de la violence des mères

Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?

« Valhalla Bunker » (T3) : le Reich, le président et le tennis de table

Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.