Festivals

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Cannes 2019 : Lux Æterna de Gaspar Noé, tournage chaotique

Présenté en séance de minuit de la sélection officielle du Festival de Cannes 2019, Lux Æterna de Gaspar Noe est une sucrerie, un crachat sur le monde du cinéma, un essai récréatif qui s’amuse de l’imagerie de la sorcellerie pour suivre Charlotte Gainsbourg et Béatrice Dalle au fin fond d’un tournage chaotique. 

Cannes 2019 : Adam de Maryam Touzani, un premier film réussi sur la maternité

Cannes 2019 : Adam, de Maryam Touzani est un premier film efficace et très réussi qui offre de belles émotions sur le fait de devenir mère et de le vouloir, ou non.

Cannes 2019 – Récap de la première semaine : Alain Cavalier, Give me Liberty, First Love…

Le 72ème Festival de Cannes a commencé à séduire doucement connaissant peu de coups d'éclats mais quelques belles surprises. La deuxième semaine promet de bien belles claques de cinéma, mais en attendant de les découvrir, retour sur quelques films vus par nos rédacteurs. D'une séance spéciale d'Alain Cavalier en faisant un grand détour à la Quinzaine des Réalisateurs avec Alice et le maire ou encore First Love, jusqu'à Liberté d'Albert Serra et Jeanne de Bruno Dumont à Un Certain Regard, voici un pêle-mêle des films qui font Cannes 2019.

Cannes 2019 : Too old to die young de Nicolas Winding Refn, l’abstraction de l’étirement

Le Festival de Cannes, parfois, peut faire quelques infidélités aux films, et mettre sous les feux des projecteurs une série, surtout quand le réalisateur en question est un habitué cannois : ici, en la personne de Nicolas Winding Refn. Le cinéaste danois vient sur la croisette pour nous dévoiler en exclusivité les prémices de sa nouvelle série tant attendue, Too old to die young. Et le moins que l’on puisse dire, au vu des deux épisodes projetés, c’est que NWR ne s’est pas assagi.

Cannes 2019 : Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma, sublime ode à l’art et à l’amour

Cannes 2019 : La deuxième semaine commence très fort avec Céline Sciamma, Portrait de la jeune fille en feu est une oeuvre d'une puissance viscérale où l'amour et l'art se mêlent dans des images et des dialogues grandioses.

Cannes 2019 : The Lighthouse de Robert Eggers, bombe esthétique de l’année ?

The Lighthouse, c'est une esthétique sublime qui privilégie la mise en place d'une ambiance crasseuse et terrifiante quitte à dévorer une écriture difficilement appréhensible. Une expérience de cinéma déroutante mais inoubliable, portée par un duo d'acteurs impressionnant, qui divisera et passionnera les cinéphiles.

Cannes 2019 : Une vie cachée de Terrence Malick, l’amour de l’idéal

Le Festival de Cannes 2019 vient de vivre son premier choc avec Une vie cachée de Terrence Malick, présenté en compétition officielle. Le cinéaste américain est à son meilleur et arrive à trouver le parfait équilibre entre la narration de ses premiers films et ses expérimentations visuelles actuelles. Incroyable.

Cannes 2019 : Chambre 212 de Christophe Honoré, voyage en crise conjugale

Cannes 2019 : Chambre 212 est irrigué de la veine Honoré. Un film qui mêle le temps, l'espace, les personnages dans une nuit passionnante où Chiara Mastroianni mêle la danse et fait valser le coeur des hommes de sa vie.

Newsletter

À ne pas manquer

« Le vent dans les saules » : suspendre le temps

Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.

« Monet en quête de lumière » : la vie intime d’un génie pictural

Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.

« Censure & cinéma » : une collection mise à l’honneur

De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.

« Les Saiyans (Full Color, Tome 2) » : le moment où tout bascule

Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.

« Mortépi » : autopsie d’un artiste qui voulait exister

Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.