Festivals

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Festival de Cannes 2022 : The Stranger de Thomas M. Wright

Polar australien tout droit sorti des abysses de véritables faits réels, The Stranger détonne par son intelligence et son découpage méditatif sur la noirceur de l'âme. Un deuxième long-métrage plutôt impressionnant pour un réalisateur qui mérite toute notre attention.

Tout le monde aime Jeanne : Quand le female gaze s’empare de la rom’com

Tout le monde aime Jeanne bouscule les codes de la comédie romantique en imposant un mélange des genres qui déconstruit les normes narratives traditionnelles. En partant systématiquement du point de vue de son héroïne, Céline Devaux fait du female gaze un outil esthétique qui réinvente les codes d'un cinéma (devenu quelque peu sclérosé).

Goutte d’or : Au nom du père

Goutte d'or évoque un sujet de société dont parlent peu les médias actuels: celui du sort que la société réserve aux mineur.e.s immigré.e.s. L'oeuvre de Clément Cogitore parvient à éviter le misérabilisme usuel autant que le discours alarmiste (et raciste) en construisant une intrigue centrée autour de l'amour filial.

Enys Men et l’inquiétante étrangeté cornique

Le nouveau film de Mark Jenkin - Enys Men - est un film d'horreur pas comme les autres. Avec lui, la contemplation de la nature côtoie une inquiétante étrangeté ambiguë. Celle-ci (ré)interroge les codes du cinéma de genre autant que la nature des images vues à l'écran.

Mariupolis 2 : Voyage au bout de l’enfer

Mariupolis 2 est une oeuvre posthume de Mantas Kvedaravicius. Le réalisateur renouvelle l'approche documentaire de la guerre en proposant une vision (décentrée) de celle-ci qui (re)donne voix et chair aux population civiles.

Metsurin Tarina : Il était une fois en Finlande

Metsurin Tarina signe les premiers pas, derrière la caméra, du cinéaste finlandais Mikko Myllylahti. L'oeuvre est située aux confins de divers genres, entre humour noir, symbolisme finlandais et éclectisme érudit. Si le film ne convainc pas toujours, il engage, cependant, son public à (s')interroger à propos du sens qu'il veut (bien) donner aux images (de cinéma).

Festival de Cannes 2022 : Top Gun : Maverick, de Joseph Kosinski

Tom Cruise renfile le blouson d'un Pete Mitchell égal à lui-même. Un deuxième opus qui mixe entre le film original et un show toujours plus exceptionnel. Top Gun : Maverick est le film miroir de l'acteur qui nous rappelle qu'il est toujours présent et toujours prêt à redoubler d'effort.

Festival de Cannes 2022 : Patrick Dewaere, mon héros, d’Alexandre Moix

Evoquer la vie d'un acteur tel que Patrick Dewaere paraît être une impossible gageure. Comment ne pas, en effet, tomber dans le sempiternel cliché de l'écorché vif ? Le nouveau documentaire d'Alexandre Moix - Patrick Dewaere, mon héros - aurait pu s'affirmer comme le film qui déconstruit les clichés qui collent à la peau de l'acteur. Malheureusement, les nombreux parti-pris auxquels se livre le cinéaste, peinent à proposer un nouveau discours sur le comédien.

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