Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.
Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.
En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.
Pour cette nouvelle brochette de films, l’Étrange Festival apporte divers regards sur le drame humain dans tous ses aspects et affirme ses thématiques autour d'une masculinité toxique.
On continue les découvertes à l’Étrange Festival avec le survival minimaliste The Boat, le superbe home invasion Furie et le paresseux The Wretched, un film d'horreur folklorique américain.
Pour le deuxième jour, l’Étrange Festival joue la carte de la fresque historique avec Shadow suivi du drame Monos et le film d'horreur Vivarium avec Imogen Poots et Jesse Eisenberg.
Au programme de l'ouverture des 25 ans de l’Étrange Festival, une série Z XXL où démons et applications de smartphone font bon ménage, et l'errance tourmentée d'une jeune artiste en panne d'inspiration qui s'enfonce dans la noirceur d'un L.A. nocturne.
L’Étrange Festival fête ses 25 ans avec une impressionnante sélection de films qui célèbrent toujours plus le cinéma de genre, et s'entoure d'invités prestigieux pour rythmer ses 10 jours intensifs de cinéma
FFA Angoulême 2019 : Valois de la mise en scène, Tu mérites un amour est la jolie surprise du festival. Frais, sensible, drôle et touchant, le film d'Hafsia Herzi est captivant de modernité et de naturel pour servir un joli couplet sur l'amour et la manière dont nous vivons les ruptures.
FFA Angoulême 2019 : D'une femme forte, un film fort. D'un pays sous tension, un film d'une grande émotion. C'est ce que Boris Lojkine fait avec Camille.
Avant de vous emmener découvrir les films de la douzième édition du Festival du Film Francophone d'Angoulême, jetez un oeil sur la sélection toujours passionnante de cet évènement.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.