"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.
Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.
Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.
Diplômé d'un Master en cinéma à la Nouvelle Sorbonne, Farid Ismaïl est un réalisateur de talent possédant plus de 10 courts métrages à son actif. Entre les Mots, son premier film autoproduit, est un poignant plaidoyer pour l'acceptation des autres mais aussi et surtout de soi.
Cette année, dans le cadre de la 10ème édition du festival international du film de Sharjah (SIFF), le Mag du ciné s'est envolé pour les Emirats Arabes Unis. Le festival, qui s'inscrit dans une dynamique d'ouverture au monde, est une ode internationale à l'art et à la culture du monde arabe.
Le Frissons Festival de Reims s'apprête à ouvrir ses portes pour la toute première fois. Le 28 et le 29 octobre prochain, ce festival tentera son coup d’essai avec une affiche déjà très prometteuse, quelques jours avant Halloween.
Ce samedi 9 septembre a marqué la fin du 49ème Festival du cinéma américain de Deauville. Une édition singulière, sur fond de grève hollywoodienne, où la relative désertion du tapis rouge n’a pas empêché de célébrer le septième art. Qu’il s’agisse de la compétition, des avant-premières ou des documentaires, les films se sont distingués cette année par leurs variétés et leurs richesses. LaRoy, l’exceptionnel thriller à l’humour noir de Shane Atkinson, sort grand vainqueur du Festival, clôturé par le film de danse Joika.
Quatrième long-métrage de Babak Jalali, Fremont, sélectionné en compétition au Festival de Deauville 2023, retrace le parcours d'une jeune réfugiée afghane. A travers ce portrait filmé en noir et blanc, le drame traite avec humour et fantaisie de l'immigration et de la solitude. Par un curieux hasard, Babak Jalali a présenté Fremont le jour même de son anniversaire, en offrant au public le produit phare de la promotion du film, les fameux biscuits croustillants en forme de lune.
Premier long-métrage très remarqué de Shane Atkinson, Laroy part grand favori du Festival de Deauville 2023. Thriller sombre à l'humour noir, porté par des personnages savoureux, une intrigue à rebondissements et une réalisation maîtrisée, Laroy s'inscrit dans l'héritage des frères Coen et de Quentin Tarantino.
Premier film de la réalisatrice Roxine Helberg, Cold copy est présenté en compétition au Festival de Deauville 2023. Sous la forme d'un thriller d'investigation, le film raconte le parcours de Mia, une étudiante en journalisme ambitieuse et déterminée. Malgré sa tournure peu originale, l'intrigue de Cold copy fonctionne bien et nous interroge sur notre rapport à la vérité.
Présenté en compétition au Festival de Deauville 2023, La vie selon Ann de Joanna Arnow décrit le quotidien d'une femme trentenaire s'épanouissant sans complexe dans la soumission sexuelle comme professionnelle. Un portrait sans relief, aux longueurs parfois dérangeantes, où se succèdent une suite de saynètes plutôt ennuyeuses.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avant les flammes et les voitures incendiées, avant les débats télévisés et les certitudes assénées depuis les plateaux, il y avait une ville. Il y avait des habitants, des associations, des schémas existentiels souvent contrariés. Avec "Nanterre avant l’orage", Feurat Alani et Ulysse Gry remontent le cours des événements pour retrouver ce que l’actualité avait englouti : la vie elle-même.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »