Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.
Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.
Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Membre du Jury long-métrage à l'occasion de la vingt-deuxième édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer, Alexandre Aja a bien gentillement accepté de nous recevoir pour évoquer le festival
A l’instar de mes pronostics de la veille (assez similaires avec celui du jury), c’est It Follows qui remporte le Grand Prix du Jury et celui de la Critique. Ex Machina, The Voices et Goodnight Mommy sont également honoré.
Du 30 janvier au 7 février 2015, c'est l'effervescence : 58 films sélectionnés en compétition nationale, 79 en compétition internationale, 34 films dans la compétition labo. Clermont-Ferrand qui est déjà un peu le centre de la France, devient en une semaine, le centre du monde pour les cinéphiles friands de petites perles venues des cinq continents.
Enfin. La rédaction Cineseriesmag a posé le pied sur le joli manteau blanc de Gérardmer. Pas de ski pour les braves, mais un programme chargé de films à voir et d'événements auxquels assister.
C’est aujourd’hui le premier jour où la rédaction va poser son pied sur le sol vosgien, à la conquête du mythique Festival de Gerardmer où toute une tripotée de films fantastiques nous attend sagement dans les projecteurs des cinémas géromois. Avant de découvrir la crème de la crème de la programmation, piqûre de rappel à tous nos lecteurs sur les films que la rédaction a déjà eu l’occasion de voir au cours de récentes avant-premières ou lors des précédents festivals de films fantastiques.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.