Festivals

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

FIFAM 2025 courts-métrages : Hyena, Loynes, Burning Night et Dieu est timide

Dans le cadre de la compétition courts métrages, le FIFAM 2025 a sélectionné "Hyena" d'Altay Ulan Yang, Loynes" de Dorian Jespers, "Burning Night" de Demon Wong et "Dieu est timide" de Jocelyn Charles. Des univers sombres et habités au programme de ces courts exigeants et passionnants.

Les Œillades 2025 : La Danse des renards de Valéry Carnoy, Tout est KO sur le ring

Avec "La Danse des renards", Valéry Carnoy signe un premier long-métrage nerveux qui raconte un jeune athlète dans sa confrontation aux regards des autres et interroge avec acuité la fabrique de la masculinité contemporaine. Le réalisateur belge se débarrasse ici des clichés du film sportif pour conduire son récit vers un terrain intérieur : la douleur insondable de Camille, interprété par le magnifique Samuel Kircher, devient un symptôme de l’injonction à la virilité qui gouverne l’internat. Cadré avec une rigueur presque clinique, l’espace du centre d’entraînement traduit ici l’emprise d’un système où l’identité se construit par la performance et s’effondre au moindre échec.

Les Œillades 2025 : Sauvons les meubles de Catherine Cosme, le poids des adieux

Dans "Sauvons les meubles", son premier long-métrage porté par Vimala Pons et Yoann Zimmer, Catherine Cosme observe le délitement d’une fratrie dysfonctionnelle, tissant une toile émotionnelle d’une grande finesse autour de Lucile et de son frère Paul, appelés au chevet de leur mère mourante. Ce retour dans la maison familiale est une plongée intime, où le temps suspend son vol, et les silences forment autant de secrets à dévoiler. Un drame intime qui mêle avec finesse comédie grinçante et tragédie familiale, dépassant la simple chronique pour devenir une réflexion subtile sur l'incommunicabilité, la mémoire et la possibilité de réconciliation.

Les Œillades 2025 : L’Engloutie de Louise Hémon, Marche funèbre dans la neige

L’arrivée d’une jeune institutrice républicaine dans un petit village des Hautes-Alpes vient soudain bouleverser les codes d'un monde rural archaïque, enclave presque hors du temps où légendes, superstitions et peur de la montagne se mêlent aux tensions politiques d’une fin de siècle. Porté par la présence minérale de Galatea Bellugi, qui incarne Aimée avec une intensité vibrante, "L’Engloutie", premier long-métrage de Louise Hémon en compétition au festival Les Œillades d'Albi, se déploie comme une envoûtante fable hivernale à la sensualité brumeuse, dans laquelle la campagne enneigée, pièce maîtresse d’une troublante énigme, ensevelit toutes les certitudes et fait vaciller la frontière poreuse entre lumière et ténèbres. 

FIFAM 2025 moyens métrages : I love and hate Russia et Still playing

Dans le cadre de sa compétition moyens métrages, le Fifam 2025 présente "I love and hate Russia" de Daria Obukhova et "Still Playing" de Mohamed Mesbah. Ces films mettent en scène deux mises en abymes déroutantes, l'une par les réseaux sociaux, l'autre via les jeux vidéos.

FIFAM 2025 : rencontre avec Chriss Itoua, réalisateur

Le mardi 18 novembre, Chriss Itoua est venu présenter ses deux films "Muanapoto" et "Grands garçons" au Fifam 2025. Ces deux courts métrages sont des dialogues familiaux, l'un avec sa mère, l'autre avec son frère. Des dialogues qui déjouent les clichés et les attentes autour du coming out ou de la représentation de jeunes hommes noirs dans la ville. Le travail de Chriss Itoua est soutenu par la médiathèque idéales des banlieues du monde, à l'initiative de la réalisatrice Alice Diop. L'objectif ? Déjouer les imaginaires dominants et proposer des contres récits. Rencontre.

FIFAM 2025 : Visibilités queer

Le Fifam 2025 a proposé une soirée intitulée "Queer utopie, histoire de nos vies, vers un futur désirable" en présence de l'autrice-illustratrice Muriel Douru, et des drag queens La Janelle, La Luciole, Miss M, Scarlet Silver, toutes venues parler de leur parcours et de leurs fêlures, mais aussi et surtout de leur combat politique. À l'issue était diffusé le film "Fragments d'un parcours amoureux" de Chloé Barreau. La programmation du festival met en avant d'autres histoires queer avec notamment le film documentaire "Pédale rurale" d'Antoine Vazquez.

FIFAM 2025 : Laurent dans le vent de Anton Balekdjian, Léo Couture et Mattéo Eustachon

Laurent dans le vent de Anton Balekdjian, Léo Couture et Mattéo Eustachon fait partie de la compétition longs métrage du Fifam 2025. Un récit de solitude qui va à la rencontre des habitants d'une station de ski désertée avant d'être envahie de touristes l'hiver.

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