Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.
Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.
En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.
À l'occasion de la programmation Visions de l'Est à l'Arras Film Festival, nous avons découvert La Vallée de la Paix, un film slovène de France Stiglic de 1956 récemment restauré. Le long métrage nous emmène en pleine guerre mondiale dans un pays peu exposé au cinéma, la Slovénie, pour nous faire suivre le périple de deux orphelins en quête d'un endroit où la guerre et la violence n'existeraient pas, la vallée de la paix. Un film incontournable.
Découverte en avant-première de Wonderland à l'Arras Film Festival. Un film catastrophe qui filme la Suisse menacée par un cataclysme météorologique. Ce qui aurait pu être un bon film de genre s'avère être un long métrage complètement foutraque.
À l'occasion de la rétrospective sur la guerre d'Espagne au Arras Film Festival, redécouverte du Labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro, œuvre sombre et merveilleuse sur l'enfance dans le chaos de l'Espagne fasciste de Franco
Après le Comic Con Paris, la 22ème édition du Paris Manga & Sci-Fi Show vient d’ouvrir ses portes au public à la Porte de Versailles. De nombreuses stars sont attendues du 04 au 06 novembre pour des conférences et des séances de dédicaces exceptionnelles: Christian Slater, Keisha-Castle Hughes, Ellie Kendrick, Cliff Simon ou bien encore Charles Dance.
La 17ème édition de l'Arras Film Festival est lancée ! Du vendredi 4 au dimanche 13 novembre 2016 a lieu le festival européen du film d'Arras, un événement pour petits et grands avec un programme comptant au moins 116 métrages à (re)découvrir.
Le Festival du Film Coréen à Paris vient de s'achever sur le film le plus léger de sa compétition, mais celui-ci fait suite à deux longs-métrages ultra-violents. Une vraie marque des extrêmes opposés d'un cinéma riche en sensations diverses et variées. Qu'en a-t-on retenu?
Le Festival du Film Coréen à Paris continue, les films défilent. Parmi ceux que nous avons eu l’occasion de voir, tous ne méritent bien sûr pas d’être recommandés, mais la qualité est là. Petit briefing.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.