Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.
Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.
En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.
Pour ce 4ème et dernier jour de la compétition officielle, le PIFFF nous fait explorer les entrailles du mal et montre que les démons intérieurs prennent diverses formes et sont difficiles à exorciser.
Un retour sur la troisième journée de compétition du PIFFF, avec une séance culte nanardesque, une séance interdite assez anecdotique et surtout deux films en compétition qui donnent envie d'un bon steak sanglant.
Un retour sur la seconde journée de compétition du 6ème Paris International Fantastic Film Festival, où la programmation prouve à ceux qui en doutent encore que c'est le meilleur endroit pour découvrir des approches artistiques qui tentent de s'éloigner des sentiers battus et d'une industrie mainstream.
Retour sur le premier jour de compétition du PIFFF édition 2016 avec des films pleins d'idées, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, et surtout une programmation qui fait sa part belle à l'inimitable David Lynch.
Le 6ème Paris International Fantastic Film Festival est officiellement ouvert ! Première découverte : The Autopsy of Jane Doe, le premier film américain du norvégien André Øvredal.
Ce dimanche 13 novembre a eu lieu la soirée de clôture de la dix-septième édition de l'Arras Film Festival. Le palmarès du festival arrageois a été dévoilé, et le thriller humoristique hongrois 'Roues Libres' y est très présent.
Redécouverte à l'Arras Film Festival du formidable film d'animation des studios Aardman, Chicken Run. Une fable géniale - du visuel à la drôlerie du film, de l'écriture à la mise en scène - pour petits et grands qui suit des poules et des coqs préparer leur "Grande Évasion" de leur camp de production d’œufs et de tourtes !
Nouvelle découverte à l'Arras Film Festival avec la projection de The Spy and the Poet, un film estonien d'espionnage alliant sérieux et humour absurde (noir). Un long métrage surprenant mais à l'écriture hasardeuse.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.