Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.
Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.
En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.
Rencontre avec Kasper Barfoed, le créateur de Below The Surface, la série danoise présentée au festival Séries Mania. Un thriller psychologique qui inverse les attentes des spectateurs.
Découverte au festival Séries Mania de '13 Commandments', une série policière belge inspirée par Seven. Au programme : une intrigue classique mais excellemment exécutée, un travail sur le corps, métaphore d'une Belgique rongée par les crises successives, et de l'humour. Une belle surprise.
Plongée dans la troublante psyché de Sam, un adolescent en proie à des pulsions meurtrières, dans Born To Kill, présentée en compétition officielle du festival Séries Mania.
Les deux pays à l'honneur ce mardi 18 avril pour cette 6ème journée n'ont pas fait sensation. Israël avec Dumb qui joue irrégulièrement sur nos zygomatiques et la Suède avec Before We Die sur nos diaphragmes. Ce sont loin d'être des compliments...
Découverte au festival Series Mania d'I Love Dick, la nouvelle série signée Jill Holoway, brillant portrait - touchant et délirant - d'une quadragénaire paumée (Kathryn Hahn) retrouvant la passion lorsqu'elle rencontre un certain Dick (Kevin Bacon). Au programme : des lettres, des fantasmes, du cinéma et de la télévision par des femmes.
La deuxième belle surprise de cette journée (après le documentaire d'Olivier Joyard "Fin de séries") est ce demi-pilote de When We Rise par le scénariste primé d'Harvey Milk, Dustin Lance Blake qui dresse 4 portraits épiques et bouleversants sur plus de 40 ans, de l'émergence du militantisme LGBT des années 60 à aujourd'hui...
Découverte au festival Série Mania de 'Salaam, Moscou !', série russe qui vous embarque dans un cabinet d'agents luttant contre le crime organisé. Au programme : de la violence, un réalisme documentaire, de l'humour absurde et loufoque, qui aboutit sur de la bouffonnerie complète et sans cohérence.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.