Festivals

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

Reims Polar 2026 : Le Cri des gardes, paroles enchaînées

Il y a dans "Le Cri des gardes" quelque chose qui ressemble davantage à une obligation morale qu'à un désir de cinéma. Claire Denis le dit elle-même : Bernard-Marie Koltès mourait du sida, convaincu qu'elle tournait déjà l'adaptation de "Combat de nègre et de chiens". Elle n'a pas osé le détromper. Pendant trente ans, cette promesse faite à un ami-frère a pesé sur elle comme une dette. On comprend alors pourquoi ce film existe. On comprend moins bien pourquoi il ne fonctionne pas.

Reims Polar 2026 : Sham, le procès de la vérité

À l’heure où les scoops et les jugements de valeur inondent les antennes et les réseaux sociaux, "Sham" questionne notre regard sur la vérité et l’opprobre générée par les médias. Sous la forme d’un thriller judiciaire poignant, inspiré d’un fait réel, Takashi Miike aborde le harcèlement scolaire, la déchéance sociale et la parentalité. En multipliant les perspectives, il met en exergue les paradoxes d’une société japonaise où coupables et victimes se confondent.

Reims Polar 2026 : Le Maure de Karatas, un fantôme dans la ville

Adilkhan Yerzhanov est devenu une sorte de rendez-vous incontournable dans les festivals qui comptent. On ne le présente plus vraiment — ou plutôt, on le retrouve, comme on retrouve un auteur dont on attend chaque œuvre mystérieuse avec impatience. Le cinéaste kazakh y est un habitué de Reims Polar, et c'est presque naturellement que "Le Maure de Karatas" rejoint la compétition, après être passé par l'Étrange Festival l'an dernier. Un polar stylisé qui circule, qui trouve lentement son public et qui mérite qu'on s'y arrête une nouvelle fois.

Reims Polar 2026 : Red Code Blue, criminal academy

Premier film présenté en compétition de la 6e édition de Reims Polar, Red Code Blue est l'œuvre du letton Oskars Rupenheits, dont le premier...

Reims Polar 2026 : La Corde au cou, mise en rupture

8 février 1977. Une prise d'otage de 63 heures avec un dispositif de l'homme mort : tel est le décor qu'investit Gus Van Sant pour son retour au cinéma après sept ans d'absence. Présenté en ouverture à Reims Polar 2026, "La Corde au cou" ravive l'atmosphère des seventies pour mieux cerner la dissonance et l'absurdité d'un pays en déclin.

Reims Polar, 6e édition — Le pavillon du polar sur la cité des sacres

Du 31 mars au 5 avril 2026, Reims se métamorphose une nouvelle fois en capitale du film noir. Pour sa sixième édition, Reims Polar investit les salles obscures de l'Opéraims, sur la place Drouet d'Erlon, en plein cœur d'une ville qui porte en elle quelque chose d'unique : l'art de vieillir avec grâce, de sacrer les rois, et de faire naître des bulles de champagne dans ses caves labyrinthiques. C'est dans cet écrin de pierre et d'histoire que le polar, genre éternel et universel, trouve chaque année l'une de ses maisons les plus fidèles.

Gérardmer 2026 : Des Kazakhs possédés, des voyages interdimensionnels et une dépression post-partum

Dernier jour à Gérardmer 2026 : le palmarès tombe, les débats s’enflamment et les salles se remplissent une dernière fois avant la fermeture du festival. Entre l’inventivité débridée de Junk World, la tension psychologique de Mother’s Baby, l’atmosphère glaciale de Cadet, l’énergie nerveuse de Redux Redux et une sélection de courts-métrages particulièrement inspirée, cette ultime journée condense tout ce qui fait le charme du festival : surprises, déceptions, émerveillements et discussions passionnées.

Gérardmer 2026 : Veuf éploré, Stoners anthropophages, Pissenlits survivalistes et French Dreamer envieux

Pour cette troisième journée du Festival de Gérardmer 2026, les salles se remplissent enfin, la neige persiste et les films rivalisent d’audace. De la catharsis bouleversante de The Thing with Feathers à l’hilarante sauvagerie de The Weed Eaters, en passant par la poésie naturaliste de Planètes, l’humour cruel d’Alter Ego et l’hommage à Neil Marshall avec Centurion, le festival déploie une palette de tons et de genres d’une rare richesse.

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