Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
Le FEFFS se termine avec Tragedy Girls, mais ce n'est qu'un avant goût de la nuit mémorable qui a suivi. La Nuit excentrique apporte une nouvelle fois son lot de nanars venus avec leurs faux-raccords, leurs effets spéciaux cheap, leurs VF inimitables et leurs héros charismatiques parmis lesquelles un Homme-Puma, et Jackson un ranger friand de short moulant.
La compétition se clôt avec Dave made a maze, un film des plus inventifs où le carton et la créativité sont rois, ainsi que Kaleidoscope, où Toby Jones a des comptes à régler avec sa mère. Mayhem quant à lui termine la section Midnight dans un bain de sang jouissif.
Après 9 jours intenses de compétition, les différents jurys ont rendu leurs verdicts. C'est la comédie horrifique anglaise Double Date qui part grande gagnante de cette nouvelle édition en devenant le 10ème lauréat de l'Octopus d'or. En outre, Dave a made maze remporte le plébiscite du public et Laissez bronzer les cadavres pourra défendre les couleurs françaises à Sitges en gagnant le Méliès d'argent.
En dehors de la compétition, le FEFFS propose pour son 7ème jour, un polar coréen aux relents de jeu vidéo, et un midnight movie en terre rednecks. C'est également l'occasion de revoir sur grand écran, l'excellent Tetsuo, film culte du cyberpunk japonais.
Alors que la compétition touche bientôt à sa fin, c'est l'occasion de découvrir quelques belles surprises. Parmi lesquelles on note un thriller autrichien qui va s'amuser avec le cerveau des spectateurs, un film post-apocalyptique brésilien des plus contemplatifs et une comédie horrifique potache qui aura fait l'unanimité dans la salle.
Entre la desperate housewouaf de Bitch, le Mr Quiggle vivant dans l'anus de George Clinton dans Kuso ou les lamantins fascinant les personnages de Game of Death, la 6ème journée du FEFFS a été des plus particulières.
Alors que Mundruczo concourt pour un deuxième Octopus d'or, cette nouvelle journée de compétition met également en avant deux premiers films, le surprenant A Dark Song, et l’exécrable The Crescent.
La riche programmation du FEFFS nous permet de faire un bond dans le temps et de redécouvrir sur grand écran les classiques que sont L'Exorciste et Robocop. Avant de finir en beauté avec un midnight movie sanguinolent venu du Japon.
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.
Un sex-shop, une vendeuse qui en a vu d’autres et Hugo, collègue aussi candide qu’intarissable : il n’en faut guère davantage pour transformer godes, porno, fantasmes et petites misères sexuelles en machine à gags. Sans prétendre révolutionner la gaudriole, cette BD trouve son meilleur carburant dans le télescopage entre la banalité du commerce et ce que ses produits ont de délicieusement embarrassant.