Festivals

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Les Œillades 2025 : La Danse des renards de Valéry Carnoy, Tout est KO sur le ring

Avec "La Danse des renards", Valéry Carnoy signe un premier long-métrage nerveux qui raconte un jeune athlète dans sa confrontation aux regards des autres et interroge avec acuité la fabrique de la masculinité contemporaine. Le réalisateur belge se débarrasse ici des clichés du film sportif pour conduire son récit vers un terrain intérieur : la douleur insondable de Camille, interprété par le magnifique Samuel Kircher, devient un symptôme de l’injonction à la virilité qui gouverne l’internat. Cadré avec une rigueur presque clinique, l’espace du centre d’entraînement traduit ici l’emprise d’un système où l’identité se construit par la performance et s’effondre au moindre échec.

Les Œillades 2025 : Sauvons les meubles de Catherine Cosme, le poids des adieux

Dans "Sauvons les meubles", son premier long-métrage porté par Vimala Pons et Yoann Zimmer, Catherine Cosme observe le délitement d’une fratrie dysfonctionnelle, tissant une toile émotionnelle d’une grande finesse autour de Lucile et de son frère Paul, appelés au chevet de leur mère mourante. Ce retour dans la maison familiale est une plongée intime, où le temps suspend son vol, et les silences forment autant de secrets à dévoiler. Un drame intime qui mêle avec finesse comédie grinçante et tragédie familiale, dépassant la simple chronique pour devenir une réflexion subtile sur l'incommunicabilité, la mémoire et la possibilité de réconciliation.

Les Œillades 2025 : L’Engloutie de Louise Hémon, Marche funèbre dans la neige

L’arrivée d’une jeune institutrice républicaine dans un petit village des Hautes-Alpes vient soudain bouleverser les codes d'un monde rural archaïque, enclave presque hors du temps où légendes, superstitions et peur de la montagne se mêlent aux tensions politiques d’une fin de siècle. Porté par la présence minérale de Galatea Bellugi, qui incarne Aimée avec une intensité vibrante, "L’Engloutie", premier long-métrage de Louise Hémon en compétition au festival Les Œillades d'Albi, se déploie comme une envoûtante fable hivernale à la sensualité brumeuse, dans laquelle la campagne enneigée, pièce maîtresse d’une troublante énigme, ensevelit toutes les certitudes et fait vaciller la frontière poreuse entre lumière et ténèbres. 

FIFAM 2025 moyens métrages : I love and hate Russia et Still playing

Dans le cadre de sa compétition moyens métrages, le Fifam 2025 présente "I love and hate Russia" de Daria Obukhova et "Still Playing" de Mohamed Mesbah. Ces films mettent en scène deux mises en abymes déroutantes, l'une par les réseaux sociaux, l'autre via les jeux vidéos.

FIFAM 2025 : rencontre avec Chriss Itoua, réalisateur

Le mardi 18 novembre, Chriss Itoua est venu présenter ses deux films "Muanapoto" et "Grands garçons" au Fifam 2025. Ces deux courts métrages sont des dialogues familiaux, l'un avec sa mère, l'autre avec son frère. Des dialogues qui déjouent les clichés et les attentes autour du coming out ou de la représentation de jeunes hommes noirs dans la ville. Le travail de Chriss Itoua est soutenu par la médiathèque idéales des banlieues du monde, à l'initiative de la réalisatrice Alice Diop. L'objectif ? Déjouer les imaginaires dominants et proposer des contres récits. Rencontre.

FIFAM 2025 : Visibilités queer

Le Fifam 2025 a proposé une soirée intitulée "Queer utopie, histoire de nos vies, vers un futur désirable" en présence de l'autrice-illustratrice Muriel Douru, et des drag queens La Janelle, La Luciole, Miss M, Scarlet Silver, toutes venues parler de leur parcours et de leurs fêlures, mais aussi et surtout de leur combat politique. À l'issue était diffusé le film "Fragments d'un parcours amoureux" de Chloé Barreau. La programmation du festival met en avant d'autres histoires queer avec notamment le film documentaire "Pédale rurale" d'Antoine Vazquez.

FIFAM 2025 : Laurent dans le vent de Anton Balekdjian, Léo Couture et Mattéo Eustachon

Laurent dans le vent de Anton Balekdjian, Léo Couture et Mattéo Eustachon fait partie de la compétition longs métrage du Fifam 2025. Un récit de solitude qui va à la rencontre des habitants d'une station de ski désertée avant d'être envahie de touristes l'hiver.

Cinémania 2025 : Ma frère – Des jours heureux, différemment

Présenté à Cinémania 2025, Ma frère de Lisa Akoka et Romane Guéret plonge dans une colonie de vacances. Entre humour, émotion et réalisme social, le film brosse une chronique lumineuse de l’enfance et de l’amitié.

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