CineSeriesMag a rencontré Paul Lê, co-réalisateur, coscénariste et coproducteur de La Vie Rêvée de David L, un film inspiré de la jeunesse et des éléments de l’œuvre cinématographique et picturale de David Lynch.
Palme d'Or en 1976, Paul Schrader a présenté Dog Eat Dog en clôture de la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 2016. Le lendemain de la projection, le cinéaste s'est prêté au jeu des questions-réponses pour CineSeriesMag.
Review de l'un des derniers films présentés à la Séléction Officielle à Cannes, Elle de Paul Verhoeven est un film qui dérange et surprend, de par son humour mais surtout par la position de voyeur dans laquelle il place le spectateur. Un grand film du maître, l'hollandais violent, Paul Verhoeven.
Quelques heures à peine après la masterclass de William Friedkin dans le Palais du Festival de Cannes, le cinéma sur la plage adjacente diffusait l'un de ses plus grands films: une magnifique version restaurée de Sorcerer et donc une expérience de cinéma inoubliable.
Résumé de la master class dispensée cette année au Festival de Cannes par William Friedkin. Un grand moment d'émotion cinéphile qui permit de revenir sur la carrière d'un artiste, qui entre tranquillement dans la légende du Septième Art.
Déjà succès commercial en Corée, The Strangers est une nouvelle preuve que Na Hong-Jin sait mélanger les genres pour mettre en place des thrillers parfaitement maîtrisés. Ici, son polar aux tenants fantastiques, non dépourvu d'humour, s'impose comme l'une des meilleures surprises de ce Festival de Cannes où il a été diffusé en exclusivité européenne.
Alors qu'à Cannes, le film du jeune Boo Junfeng a été applaudi et a même eu le droit à une standing ovation, CineSeriesMag réagit tout autrement : Apprentice est un film maladroit et oubliable et peut-être même à oublier...
Les mésaventures d'une famille de bourgeois de Tourcoing en vacance sur la Côte d'Opale. Entre chronique sociale et comédie burlesque, Bruno Dumont tisse un canevas subtil de figures grotesques et pose finalement la question du comique dans le cinéma français.
Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs, Voir du Pays, des sœurs Coulin nous rappelle la place des femmes au sein de l'armée et toutes les difficultés que cela implique pour elles. Même si la dénonciation d'un machisme ambiant est survolée, du fait d'une écriture pleine de clichés, le duo d'actrices donne de la force à ce discours purement féministe.
Une véritable surprise de Cannes où David Mackenzie capte la fin du Texas, de ses cowboys à sa culture fermière, de ses héros sauvages aux liens forgés dans la violence...
Le programme Women In Motion invite des participantes de renoms pour parler de la place des femmes dans l'industrie du rêve et faire évoluer les mentalités.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.