CineSeriesMag a rencontré Paul Lê, co-réalisateur, coscénariste et coproducteur de La Vie Rêvée de David L, un film inspiré de la jeunesse et des éléments de l’œuvre cinématographique et picturale de David Lynch.
Palme d'Or en 1976, Paul Schrader a présenté Dog Eat Dog en clôture de la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 2016. Le lendemain de la projection, le cinéaste s'est prêté au jeu des questions-réponses pour CineSeriesMag.
Review de l'un des derniers films présentés à la Séléction Officielle à Cannes, Elle de Paul Verhoeven est un film qui dérange et surprend, de par son humour mais surtout par la position de voyeur dans laquelle il place le spectateur. Un grand film du maître, l'hollandais violent, Paul Verhoeven.
Cannes a réservé un accueil plutôt mitigé au nouveau film de Cristian Mungiu, Baccalauréat. Malgré un scénario prometteur qui proposait des pistes de réflexion intéressantes, le film patine à cause d'un traitement simpliste et un manque cruel de caractérisation des personnages.
Splendide conte macabre sur la machine à dévorer toutes crues de jeunes filles, The Neon Demon du cinéaste Nicolas Winding Refn, provoque huées et tweets assassins... Est-ce à ce point mérité ou le film est-il injustement incompris?
De retour à Cannes avec leur onzième fiction, La fille inconnue, Luc et Jean-Pierre Dardenne n'intéressent que modérément avec ce thriller honnête mais sans grands enjeux, servi par une Adèle Haenel dans une partition qui lui est inhabituelle.
Le sixième long-métrage de Xavier Dolan était inévitablement l'un des films les plus attendus de la Sélection Officielle de Cannes... mais aussi une des pires déceptions. Dans cette transposition d'un diner en famille conflictuel, le jeune prodigue québécois retrouve ses thèmes de prédilection mais semble incapable d'insuffler à son casting quatre étoiles la fougue de ses précédents films.
Captain Fantastic nous plonge dans le quotidien qui essaie -tant bien que mal- de vivre en marge du système mais qu'un drame devra pousser vers un road-trip qui remettra leurs idéaux en question. Un récit à la fois amusant et désenchanté sur les paradoxes d'un radicalisme devenu impossible, mais aussi un feel-good-movie assez maladroit.
Les dialogues et les rimes écrits par Grégoire Leprince-Ringuet nous charment, nous envoûtent et nous invitent au voyage pour suivre son personnage dans une mystérieuse aventure...
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.
Un sex-shop, une vendeuse qui en a vu d’autres et Hugo, collègue aussi candide qu’intarissable : il n’en faut guère davantage pour transformer godes, porno, fantasmes et petites misères sexuelles en machine à gags. Sans prétendre révolutionner la gaudriole, cette BD trouve son meilleur carburant dans le télescopage entre la banalité du commerce et ce que ses produits ont de délicieusement embarrassant.