CineSeriesMag a rencontré Paul Lê, co-réalisateur, coscénariste et coproducteur de La Vie Rêvée de David L, un film inspiré de la jeunesse et des éléments de l’œuvre cinématographique et picturale de David Lynch.
Palme d'Or en 1976, Paul Schrader a présenté Dog Eat Dog en clôture de la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 2016. Le lendemain de la projection, le cinéaste s'est prêté au jeu des questions-réponses pour CineSeriesMag.
Review de l'un des derniers films présentés à la Séléction Officielle à Cannes, Elle de Paul Verhoeven est un film qui dérange et surprend, de par son humour mais surtout par la position de voyeur dans laquelle il place le spectateur. Un grand film du maître, l'hollandais violent, Paul Verhoeven.
Fin d'un suspense insoutenable au terme d'onze jours de compétition, c'est le médiocre Moi Daniel Blake de Ken Loach qui remporte la Palme d'Or du 69ème Festival de Cannes.
L'un des derniers plaisirs cinéphiliques de ce Festival de Cannes aura été chargé en émotion, puisqu'il s'agit de la diffusion sur la Plage de Nous nous sommes tant aimés, le chef d’œuvre d'Ettore Scola, en hommage à ce génie du cinéma italien disparu 4 mois plus tôt.
Paul Schrader, scénariste du mythique "Taxi Driver", adapte le roman "Les hommes de proie" d'Edward Bunker pour le transformer en un film de genre halluciné et furieux où trois ex-taulards tordus acceptent le coup de leur vie, dans une Amérique tout aussi cinglée.
Pour son nouveau film, Jim Jarmusch revient à la sobriété, narrative et formelle, de ses débuts en nous faisant suivre les errances poétiques et la vie un peu morose d'un chauffeur de bus interprété par l'excellent Adam Driver. Une réalisation à priori austère mais dont la sincérité ne peut qu'émouvoir.
Le nouveau long-métrage de Sean Penn nous plonge dans un microcosme qui semble lui tenir à cœur, celui du militantisme humanitaire, mais plutôt que d'en tirer un film engagé, il se contente d'en faire le contexte à une histoire d'amour à la chronologie éclatée.
Les sections parallèles du 69ème Festival de Cannes ont également levé le voile sur leur palmarès. Mimosas remporte la plus haute distinction de la Semaine de la Critique tandis que L'Effet Aquatique de la regrettée Solveig Anspach a été salué.
Présidé par Marthe Keller, le jury de la sélection Un Certain Regard a récompensé un premier long métrage finlandais, un pays que l'on connait trop peu pour sa production cinématographique.
Avant le palmarès du Jury présidé par Georges Miller dévoilé demain soir, les premiers prix de la Croisette ont déjà salué les films de Maren Ade et Xavier Dolan.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.