Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.
Plus qu'une fiction sur la vengeance, "L'Affaire Laura Stern" est une immersion sensorielle dans le "cri du silence" des victimes de violences et d'emprise. Une œuvre nécessaire qui déconstruit les mécanismes de la violence faite aux femmes pour en faire un combat collectif et politique. La série est diffusée sur France 2 en mars 2026 et disponible en streaming sur France Télévision.
"Les Saisons", la série écrite et réalisée par Nicolas Maury, s’éloigne des éclats et des récits sociaux pour épouser le souffle intime d’un trio amoureux. Entre mélancolie poétique et naturalisme doux, elle tente moins de raconter que de saisir le frémissement des sentiments, au rythme d’une lumière vendéenne et d’un temps qui tangue. Une œuvre sensible, qui crée son public en osant la lenteur et la langueur.
Bates Motel est une approche intéressante de la genèse du tueur de Psychose. La série développe les deux personnages clef du film, Norman Bates et sa mère, remarquablement interprétés par Freddie Highmore et Vera Farmiga, et étudie leur psychologie et leurs déviances d'une manière alléchante et relativement crédible malgré certaines digressions.
Dix pour cent, diffusée en octobre sur France 2, était une série pleine de promesses avec des guests alléchants, mais se révèle trop superficielle pour convaincre. A suivre puisqu'une saison 2 est dores et déjà programmée ... En attendant, critique de la saison 1 avec la présence de Cécile de France et JoeyStarr entre autres "stars" qui se "révèlent" au grand jour avec autodérison, mais surtout sans surprise.
Résumons ce que l'on attend de Jessica Jones, une héroïne bad-ass, des thématiques gender studies, de l'action à la Marvel non sans une bonne dose d'humour à la Netflix. Le tout tenu par deux duos et un solo d'acteurs semblants de haute volée : aux côtés de KR aka JJ, Mike Colter dans la peau de Luke Cage en tenancier de bar ambigu et "womanizer" à ces heures perdues, Rachael Taylor qui incarnera Trish Walker ou encore Carrie-Ann Moss dans la peau de l'avocate féline Jeryn Hogarth. Concernant le solo, le cultissime-et-à-juste-titre David Tennant pour le Dr. Killgrave.
Dense, complexe, s’étalant sur une décennie, l'histoire de Jonathan Strange et Mr Norell ne souffre d'aucun temps mort. Servie par une distribution de grande classe (Eddie Marsan, Bertie Carvel et Marc Warren en tête) et utilisant avec parcimonie de belles trouvailles visuelles, tel les chevaux de sables ou le labyrinthe des miroirs, cette mini-série entre directement dans le panthéon de la fantaisie moderne sans avoir à rougir devant ses aînés cinématographiques.
Le docteur Gemma Foster enquête sur la possible tromperie de son mari jusqu'à y percer de surprenants secrets. Les révélations ne sont jamais grandiloquentes et l'empathie nous bouleverse. Elle qui a l'habitude de garder la tête froide, hors de l'eau, mais se trouve soudainement plongée en apnée dans ce que nous expérimentons tous, la crainte que notre foyer, notre ménage, notre couple ou même notre stabilité (qu'on soit très bien seul ou accompagné), volent en éclat, dès le premier soupçon insinué.
Mort-né dès la diffusion de l’épisode pilote, Constantine aura toutefois su convaincre les curieux qui, encore aujourd’hui, désirent qu’une saison 2 voie le jour, vu les qualités de divertissement évidentes qui se dégageaient de la série.
Scream Queens n'est même plus dans parodie mais dans le degré zéro de la caricature, se contentant de grossir le trait jusqu'à faire exploser le cadre de l'écran. Comptant sur la bienveillance du spectateur qui pourrait se sentir flatté de paraître si intelligent par rapport à ce qu'il voit.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.