Après le succès de "L'été où je suis devenue jolie", Prime Video offre avec "Off Campus" une nouvelle romance destinée aux jeunes adultes. La série relate les histoires d'amour de quatre amis hockeyeurs, partageant leur temps entre les études, les matchs et les conquêtes féminines. Malgré son déroulé très convenu, "Off Campus" compose une romance agréable à condition de l'accepter pour ce qu'elle reste : une série ado qui mise sur le sex-appeal de ses acteurs pour attirer ouvertement le public féminin. Oubliable, mais pas déplaisant.
Après des années de flops et de faux espoirs, Sony surprend tout le monde avec "Spider-Noir", disponible sur Prime Video. Nicolas Cage incarne un Spider-Man vieillissant et désabusé dans le New York de la Grande Dépression. Un polar élégant, une esthétique soignée, et une belle réussite qu'on n'attendait plus vraiment.
Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.
La première saison de Le Bureau des légendes est assez convaincante : intrigue complexe, vision lucide de l’espionnage qui élimine tout romantisme, interprétation de haut niveau et cinéastes confirmés (Jean-Marc Montout, qui avait signé Violence des échanges en milieu tempéré, Matthieu Demy ou Laïla Marrakchi).
Outlander est une série fantastique et épique américano-britannique de Ronald D. Moore aux allures de Game Of Thrones avec Tobias Menzie alias Edmure Tully dans GOT et Graham McTavish aka Dwalin de la saga Le Hobbit !
Bates Motel est une approche intéressante de la genèse du tueur de Psychose. La série développe les deux personnages clef du film, Norman Bates et sa mère, remarquablement interprétés par Freddie Highmore et Vera Farmiga, et étudie leur psychologie et leurs déviances d'une manière alléchante et relativement crédible malgré certaines digressions.
Dix pour cent, diffusée en octobre sur France 2, était une série pleine de promesses avec des guests alléchants, mais se révèle trop superficielle pour convaincre. A suivre puisqu'une saison 2 est dores et déjà programmée ... En attendant, critique de la saison 1 avec la présence de Cécile de France et JoeyStarr entre autres "stars" qui se "révèlent" au grand jour avec autodérison, mais surtout sans surprise.
Résumons ce que l'on attend de Jessica Jones, une héroïne bad-ass, des thématiques gender studies, de l'action à la Marvel non sans une bonne dose d'humour à la Netflix. Le tout tenu par deux duos et un solo d'acteurs semblants de haute volée : aux côtés de KR aka JJ, Mike Colter dans la peau de Luke Cage en tenancier de bar ambigu et "womanizer" à ces heures perdues, Rachael Taylor qui incarnera Trish Walker ou encore Carrie-Ann Moss dans la peau de l'avocate féline Jeryn Hogarth. Concernant le solo, le cultissime-et-à-juste-titre David Tennant pour le Dr. Killgrave.
Dense, complexe, s’étalant sur une décennie, l'histoire de Jonathan Strange et Mr Norell ne souffre d'aucun temps mort. Servie par une distribution de grande classe (Eddie Marsan, Bertie Carvel et Marc Warren en tête) et utilisant avec parcimonie de belles trouvailles visuelles, tel les chevaux de sables ou le labyrinthe des miroirs, cette mini-série entre directement dans le panthéon de la fantaisie moderne sans avoir à rougir devant ses aînés cinématographiques.
Le docteur Gemma Foster enquête sur la possible tromperie de son mari jusqu'à y percer de surprenants secrets. Les révélations ne sont jamais grandiloquentes et l'empathie nous bouleverse. Elle qui a l'habitude de garder la tête froide, hors de l'eau, mais se trouve soudainement plongée en apnée dans ce que nous expérimentons tous, la crainte que notre foyer, notre ménage, notre couple ou même notre stabilité (qu'on soit très bien seul ou accompagné), volent en éclat, dès le premier soupçon insinué.
"Post Mortem" réunit le médecin légiste belge Philippe Boxho et le dessinateur Pierre Alary dans une bande dessinée documentaire qui s'emploie à vulgariser un métier sur lequel circulent bon nombre de fantasmes. Le résultat est une œuvre à part, traversée par l'idée que la mort ne constitue pas tout à fait une fin.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.