Critiques Series

Off Campus : les hockeyeurs mis à nu

Après le succès de "L'été où je suis devenue jolie", Prime Video offre avec "Off Campus" une nouvelle romance destinée aux jeunes adultes. La série relate les histoires d'amour de quatre amis hockeyeurs, partageant leur temps entre les études, les matchs et les conquêtes féminines. Malgré son déroulé très convenu, "Off Campus" compose une romance agréable à condition de l'accepter pour ce qu'elle reste : une série ado qui mise sur le sex-appeal de ses acteurs pour attirer ouvertement le public féminin. Oubliable, mais pas déplaisant.

Spider-Noir : dans les toiles de la Grande Dépression

Après des années de flops et de faux espoirs, Sony surprend tout le monde avec "Spider-Noir", disponible sur Prime Video. Nicolas Cage incarne un Spider-Man vieillissant et désabusé dans le New York de la Grande Dépression. Un polar élégant, une esthétique soignée, et une belle réussite qu'on n'attendait plus vraiment.

Harry Hole : Le Prince d’Oslo

Oslo, caniculaire et putride, sert d’écrin à la nouvelle série événement de Netflix : Harry Hole (L'Etoile du Diable). Cette plongée vertigineuse dans l’univers du maître du nordic noir Jo Nesbø tient toutes ses promesses. Scénarisée par l’auteur lui-même, la série emprunte à son œuvre son tempo punk rock, son écriture torturée, sa mise en scène à l'esthétique graphique et ses personnages hantés.

Carnival Row : une série steampunk qui marque le retour d’Orlando Bloom

En 2019, Amazon Prime Video dévoilait sa nouvelle série mettant en vedette Orlando Bloom. Mais le beau Britannique n'est pas la seule surprise de ce programme : son esthétique résolument steampunk est aussi à apprécier. A l'occasion du tournage de la saison 2, Le Mag du Ciné revient sur la première partie. Le titre ne permettant pas de deviner le sujet, il est bon de savoir que Carnival Row se déroule dans un univers de fantasy en pleine ère industrielle, dans lequel cohabitent dans une entente relative humains, fées, pucks (sortes de faunes), et autres créatures magiques. Plusieurs intrigues se mêlent : politique, romantique, sociétale, le tout flirtant avec le gore.

Dark, saison 3 : entre le temps

Comment apporter une conclusion digne du pouvoir de fascination instauré par la série Dark depuis deux ans maintenant ? C'était le défi auquel étaient confrontés les créateurs de la série. Avec quelle réussite ?

Que valent les séries I May Destroy you, Perry Mason (2020) ?

Qu'est-il arrivé à Arabella, protagoniste de I may destroy you ? Et que faisait Perry Mason avant d'être l'avocat le plus célèbre du petit écran ? Si ce mois de juin nous a proposé relativement peu de nouvelles séries, ces deux pilotes nous entraînent dans des univers de qualité.

L’Affaire Marcus Nelson : Kojak et les « Droits Miranda »

L'Affaire Marcus Nelson est le pilote de la célèbre série policière Kojak, avec Telly Savalas. Mais ce long téléfilm peut aussi se voir comme un formidable film policier à part entière, adaptant pour l'écran une affaire réelle, l'Affaire Miranda, qui a secoué les Etats-Unis dans les années 60 et a abouti à un changement dans le travail de la police et les droits des suspects.

La saison 6 de Bosch et les failles de la justice américaine

Entre une enquête auprès des "citoyens souverains" et la réouverture d'une affaire classée, Bosch a fort à faire dans cette sixième et avant-dernière saison, adaptée principalement du roman A Genoux. Une saison passionnante, constamment sous tension, mais aussi sombre et désabusée.

Journal d’une ado hors norme : rafraîchissant, poignant et juste

Durant l’adolescence, l’envie générale est d’être accepté par les autres, et plus généralement, de rentrer dans certaines normes pour éviter l’exclusion. Mais comment faire lorsque notre personne ne rentre dans aucun moule ? C’est ce que Rachel Earl, héroïne de Journal d’une ado hors norme essaiera de faire malgré ses divers handicaps. Retour sur une série trop peu connue mais ayant traité avec justesse les sujets des troubles mentaux et les angoisses qui y sont liés.

Que valent les séries Space Force, Betty, Hollywood, The Great, I Know This Much Is True ?

Comme tous les mois, la rédaction du MagDuCiné a remargé pour vous les pilotes des séries qui ont débuté ces dernières semaines. Au programme pour ce mois de mai, le rêve de l'Hollywood des années 40 ou celui de la tsarine Catherine de Russie, la communauté des skateurs new-yorkais dans Betty ou une comédie spatiale ouvertement anti-Trump avec Space Force ?

Upload : bienvenue dans l’éternité virtuelle (et commerciale)

Après The Office (version US) et Parks and Recreation, Greg Daniels revient aux affaires avec Upload, série d'anticipation dans laquelle des hommes et des femmes téléchargent leur personnalité dans un serveur afin de continuer à vivre après leur mort. A la fois comédie, romance et thriller, la première saison se démarque par une grande intelligence dans le choix des sujets traités.

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« Valhalla Bunker » (T3) : le Reich, le président et le tennis de table

Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.

L’affaire Arnolfini : enquête sur un tableau de Van Eyck

« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »

Les oranges amères, une image bien choisie

« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »

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« L’Âge des inutiles » : et si le ver était dans le fruit ?

Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.