"Fjord", Palme d'or 2026 de Christian Mungiu, suit une famille roumano-norvégienne accusée par les services sociaux d'un pays scandinave, entre conservatisme religieux et progressisme libéral. Un film ambigu et intelligent, mais un peu trop scolaire et démonstratif, qui questionne nos préjugés.
Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.
Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.
Blackout Total : Un After Hours dopé aux oestrogènes ! Entre des policiers bornés, peu compréhensifs et débiles, une bande de copine qu’on ne souhaiterait pas voir, des gamins obsédés par les seins...
Joe apparaît comme le récit d’un monde, crasseux, agonisant et désarticulé. Un monde ou errent sans âmes et sans but des humains, s’adonnant aux plaisirs et aux pulsions les plus basses et qui ne cherchent qu’à survivre et espérer de plus beaux lendemains.
Maléfique, c’est la performance ensorcelante d’Anjolina Jolie, mais aussi Robert Stromberg, qui crée un univers graphique pouvant passer en un instant d’une scène onirique au cauchemardesque.
La Chambre Bleue commence comme dans un Godard :
-"Julien, tu m'aimes ?
- Dis Julien, tu... ?"
C'est Esther qui pose ces questions à Julien, son amant, qu’elle connait depuis l’adolescence, tous deux poursuivent dans une chambre d’hôtel aux couleurs ocre et azur, un amour adultérin, fou et passionnel.
Jouissif, spectaculaire, esthétique, Godzilla est filmé du point de vue des hommes au sol, ce qui permet d’adopter le regard des humains de voir leurs sidérations face à la réalisation dans l'univers physique de leurs cauchemars.
Last days of Summer nous offre une magnifique fable à fleur de peau dans la petite ville provinciale de Shelburne Falls dans le Massachussets. Au fil de l’histoire l’ambiance oppressante, l’atmosphère morose fait place à la lumière...
"Post Mortem" réunit le médecin légiste belge Philippe Boxho et le dessinateur Pierre Alary dans une bande dessinée documentaire qui s'emploie à vulgariser un métier sur lequel circulent bon nombre de fantasmes. Le résultat est une œuvre à part, traversée par l'idée que la mort ne constitue pas tout à fait une fin.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.