"Fjord", Palme d'or 2026 de Christian Mungiu, suit une famille roumano-norvégienne accusée par les services sociaux d'un pays scandinave, entre conservatisme religieux et progressisme libéral. Un film ambigu et intelligent, mais un peu trop scolaire et démonstratif, qui questionne nos préjugés.
Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.
Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.
Pour son second film, Albert à l'Ouest, Mac Farlane fait le choix de voir plus grand. Fini le confort de Boston, place aux plaines désolées de l'Ouest américain, pour une comédie toujours aussi décalée prenant pour cadre l'univers du western.
De manière documentaire, Jimmy’s Hall installe son décor dans la campagne irlandaise, verdoyante et brumeuse ; une image belle et lisse de plaines et paysages typiques.
Dans la société de Zero Theorem, dominée par ManCom et régie par la publicité, la population au look bariolé et à l'attention rivée sur les écrans, agressive et concentrée sur elle-même, Qohen symbolise l’image du savant fou, fuyant de peur le monde extérieur...
D'une rare beauté, simple et épurée, Le Conte de la princesse Kaguya...souffre en contraste d'une longueur pesante et d’un côté très portée sur la religion et l’importance de l’honneur.
Les Voies du destin, un film qui aurait pu avoir une odeur de brûlot s'il avait été réalisée par Coppola, Cimino ou Scorsese, il voit son potentiel ravagé par une réalisation qui, emplie de classicisme et de retenue semble comme aseptisée et refusant d’en dévoiler trop.
Transcendance c'est un scénario proche de ce qui se fait depuis déjà un quart de siècle et l'apparition d'Internet, à savoir le problème de l'intelligence artificielle, et des risques que nous fait courir son développement non contrôlé. Skynet, Google, même combat.
Trio composée de 3 femmes aux ambitions, aux desseins et aux comportements bien différents qui vont se retrouver unies par un fatal coup du sort : elles ont toutes été trompées par le même homme !
Under the Skin de Jonathan Glazer avec Scarlett Johansson, ce film rappelle le cinéma de David Lynch, sans la fascination d'Eraserhead, mais avec l'humanité éphémère d'Elephant Man. Un objet d'art contemporain, qui peut tout autant dérouter, que fasciner...
"Post Mortem" réunit le médecin légiste belge Philippe Boxho et le dessinateur Pierre Alary dans une bande dessinée documentaire qui s'emploie à vulgariser un métier sur lequel circulent bon nombre de fantasmes. Le résultat est une œuvre à part, traversée par l'idée que la mort ne constitue pas tout à fait une fin.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.