Annoncé comme l’une des sensations horrifiques de 2026, Obsession séduit par son atmosphère malaisante, sa mise en scène maîtrisée et l’interprétation impressionnante d’Inde Navarrette, sans être totalement à la hauteur de sa réputation.
Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.
La saison 5 de la série American Horror Story : Hotel a débuté sur FX avec 5,8 millions de téléspectateurs. Un épisode sur fond de sexe, drogue et sang !
Le fait de perdre de vue pendant près d’une demi-heure celui qui apparaissait de prime abord comme le personnage principal, et surtout le centre des enjeux du film, rend confuse la destination va laquelle la réalisatrice cherche à aller.
Ton plus sombres, personnages à la moralité ambiguë, le film se dissocie totalement de son ainé, chose à souligner si on dresse le film en parallèle de ses plus proches concurrents, les Hunger Games et autres Divergente, qui outre leurs qualités respectives (discutables), n’ont bâti leur succès que sur la réitération déguisée d’une recette unique.
Au final, en sacralisant une ambiance au détriment d’un scénario délibérément complexe, ne jouant presque que sur la symbolique qu’il dégage, il est d’autant plus prodigieux de voir que Villeneuve arrive là ou Michael Mann, Ridley Scott et Steven Soderbergh - autrement dit des tauliers de la pelloches- ont échoués, à savoir, su retranscrire à la perfection l’essence d’un film de cartel.
Au-delà de la tristement célèbre Gjakmarrje (Vendetta à la sauce albanaise), le Kanun albanais permet aussi que des femmes deviennent des hommes, Comme Hana, un transgenre d'un autre âge que l'italienne Laura Bispuri nous présente dans son premier film Vierge sous serment. Critique.
Critique en avant-première de "La vie pure", un film qui retrace le parcours de Raymond Maufrais, explorateur disparu en Amazonie. Depuis la quête de son père, jusqu'à son corps en déclin, rien ne nous est épargné de cette quête existentielle et solitaire. Un film touchant, sorte d'"Into the wild" français.
Après le succès démesuré et incompris de Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu ?, l'heure est à la comédie dite sociale basée sur un comique de situation et un humour sur fond de pseudo-tolérance, noir pour ne pas dire marron (le cinéma français vous propose un large choix de couleurs étron à un prix somme toute attrayant!). [...] Pourquoi Je suis à vous tout de suite, écrit par le duo à la ville comme à la maison Michel Leclerc/ Baya Kasmi, n'est pas une comédie ou pourquoi il manque cruellement son cœur de cible ? Réponse.
Le tout-premier contact extraterrestre a été et est encore le point de départ d'un nombre astronomique de films de science-fiction. Avec The Visit, Michael Madsen tente d'aborder scientifiquement et rationnellement cette rencontre. Le résultat est une lettre adressée à l'humanité, aussi déroutant qu'effrayant.
« - Viens, viens, Telpochtli ! C’est ton jour, c’est ta fête !
- De qui parle-t-elle ? Qui est ce Telpochtli ?
- Cela veut dire le Jeune, padre. C’est l’un des noms du Miroir qui Fume.
- Le Miroir qui Fume ? Qu’est-ce que cela ?
- L’un des anciens dieux, padre. Le plus terrible de tous, Tezcatlipoca, le Seigneur du Proche et du Lointain, l’Ennemi des Deux côtés. C’est sa fête aujourd’hui. »
« Il a produit de sa poche gauche un paquet de Soleil Levant. Ce que le ravitaillement nous réserve de temps à autre, ce sont des Milan d’or, et pour ce qui est de ces Soleil Levant, à cause de la présence de feuilles de grande renouée, je ne pourrais affirmer qu’elles sont bonnes, avec la meilleure volonté du monde ; cependant, une bouffée de leur fumée me procure une sensation de nicotine jusqu’au bout des doigts et un agréable fourmillement gagne tout mon corps. C’est bien là la plus grande jouissance du fumeur. Je sais comment m’en procurer. Il suffit de bourrer de riz perlé un paquet vide de ces Soleil Levant puis d’aller se tenir devant le débit de tabac du coin, d’attendre le moment où les passants ont disparu pour mettre prestement le paquet sous le nez de la buraliste. La seconde d’après le riz a été escamoté au profit de tabac. »
« - MONSIEUR FELIX !!
- Sonia. Quel soulagement de vous voir… J’ai appris que vous aviez perdu votre appartement… Je me suis fait tant de souci ! Vous avez trouvé quelqu’un pour vous accueillir ?
- Oui… VOUS DEVEZ NOUS AIDER, MONSIEUR FELIX !
- C’est trop tard, Sonia… Ce n’est plus en mon pouvoir… Je vous avais dit d’écrire une lettre
- Faites-moi rencontrer les Oracles !!
- Comment ça, les Oracles ?
- Je sais que vous les connaissez ! Ils peuvent réintégrer mon dossier !
- Les Oracles ne s’occupent pas de cas individuels… Et vous avez été radiée de tout, je ne pense pas qu’ils…
- Mais j’ai changé !! Je me suis levée !
- Vous êtes resplendissante, Sonia. »
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.