Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.
Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.
Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.
Ozu fait preuve d'une extrême délicatesse pour nous embarquer dans la destinée tourmentée d'un couple sans renier le moins du monde son style épuré. Loin des artifices de la mise en scène moderne, il sais nous faire ressentir toute la compassion nécessaire par la seule grâce de sa réalisation. A voir et à revoir sans hésiter!
Entrée en matière bancale de l'univers cinématographique de DC, maladroitement construit et faiblement écrit mais qui dispose de vrais choix et d'une volonté d'imprégner une vision personnelle et radicale. Passionnant dans son propos et sa symbolique, intelligemment pensé dans sa dimension idéologique et politique, il s'impose comme un film actuel et radical. Accompagné d'un bon casting, à l'exception de Jesse Eisenberg, et mis en scène avec virtuosité, le film se montre tout autant admirable que décevant.
A la croisée des chemins entre le road-movie et le revenge-movie sur fond d'Holocauste, Remember du Canadien Atom Egoyan déroute, agace ou enchante, mais ne laisse pas indifférent. Critique.
André Téchiné s'est associé à Céline Sciamma (Naissance des pieuvres, Bande de filles) pour écrire le scénario de son nouveau film "Quand on a 17 ans". Il y aborde la naissance du désir à l'adolescence de manière très juste, servant un film tout en tension porté sur l'intimité des personnages. A voir en salles dès le 30 mars.
Si Kung-Fu Panda 3 ne sera pas le Vice Versa de 2016, le film de Jennifer Yuh Nelson a au moins le mérite de poursuivre en toute quiétude une franchise déjà bien rôdée, aux codes et références bien établis.
L’ADN du film transpire l’exagération caractéristique de la Russie. De la cocaine, beaucoup d’armes, une violence décomplexée et de la vodka qui coule à flot suffise pour trahir l’origine d'un film conçu pour réconcilier les fans de FPS transis devant les adaptations ratées des franchises vidéoludiques.
On regrettera le léger manque d'originalité d'Au nom de ma fille, mais la prestation de Daniel Auteuil, qui se détache enfin du registre comique, nous fait vivre un intense moment de cinéma français.
Avec La Dream Team, Thomas Sorriaux réussit un très joli coup. Cette comédie potache et familiale portée par une brochette d'acteurs hauts en couleurs est un excellent divertissement qui vous offrira un moment jouissif et hilarant. Sorriaux ose la parodie, sans toutefois aller trop loin puisque notre anti-héros regagnera les faveurs du public grâce à ce retour aux pays et aux vraies valeurs.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »