Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.
Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.
Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.
Soucieux de voir Christian Bale déambuler sur le pavé de Los Angeles à la recherche du sens de la vie ? Ca tombe bien, Knight of Cups du toujours très imprévisible Terrence Malick sort le 25 Mars prochain.
Marseille essaye de trouver un juste milieu entre le comique et le dramatique, malheureusement, Kad Merad qui a écrit et réalisé ce long-métrage, aurait plutôt dû faire le choix de s’ancrer pleinement dans un registre ou dans l’autre pour avoir une histoire un peu plus profonde.
Polar solide, tendu et implacable mais pas aussi révolutionnaire que l'on aurait pu s'y attendre, surtout de la part de John Hillcoat. Il tire surtout son originalité de l'approche choisi par son scénario mais qui entraîne une narration confuse et un traitement des personnages qui restent en surface. La mise en scène reste de haute voltige et permet d'avoir un rendu rondement mené, accompagné d'un casting globalement bon mais aux fulgurances un peu timide.
Après un décalage de la sortie de près d'un an, il est bon de constater à quel point Sacha Baron Cohen ne s'interdit rien. Tout le monde n'appréciera pas (surtout pas qui subiront l'odieux doublage en français!), mais les amateurs d'humour trash et subversif apprécieront de voir que l'absence d'autocensure permet à cette comédie d'espionnage au pitch convenu de multiplier des scènes dont l'outrance est déjà une référence.
Après Take Shelter et Mud, le nouveau film très attendu de Jeff Nichols nous plonge dans une course-poursuite fantastique à travers le sud des Etats-Unis. Un film d'aventure et de science-fiction aux accents spielbergiens.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »