Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.
Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.
Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.
Entrepris en 1998, le tournage du film maudit de Terry Gilliam devrait reprendre le 16 septembre prochain en Espagne et au Portugal avec un nouveau budget fixé à 18,25 millions de dollars.
Récit de l’héroïsme de 6 soldats basé en Libye et ayant bravé les interdits pour protéger l’ambassadeur sur place en Septembre 2012, 13 Hours peut sembler à bien des titre comme le film de la maturité pour Michael Bay. S’il mettait hier avec Pain and Gain, son style tape à l’oeil et ses blagues hétéro-beaufs au service d’un pamphlet sur la vulgarité américaine, force est de constater qu’aujourd’hui avec 13 Hours, il met ici son talent pour la désincarnation et l’abstraction au service d’un film de guerre aux airs de réquisitoire contre la nation même qui l’a engendré.
John Sturges, avant de réaliser Les Sept Mercenaires, La Grande Évasion ou Règlement de comptes à OK Corral, avait tourné ce film formidable, un drame du racisme ordinaire dans l'Amérique sauvage, avec un casting trois étoiles.
La thématique de l'influence post-mortem d'Eva Perón était prometteuse mais l'approche choisie par le réalisateur, segmentant son récit en trois saynètes, est certes propice à de superbes plans séquences mais ne réussit pas à explorer pleinement son sujet. Heureusement que la qualité des images et des interprètes empêchent à ce film bavard et à la mise en scène statique d'être terriblement ennuyeux.
Avec Médecin de campagne, Thomas Lilti nous conte d''une manière simple, douce et délicate les péripéties d'un médecin incarné de manière très juste par François Cluzet, qui voit son quotidien être chamboulé par l'arrivée d'une nouvelle collège, interprétée par Marianne Denicourt.
Remake pâlichon de Dans ses yeux de Juan José Campanella avec Ricardo Darín, Aux yeux de tous cumulait pourtant les ingrédients de la recette gagnante : un joli casting composé de Julia Roberts, Chiwetel Ejiofor (12 Years a Slave), Nicole Kidman et Dean Norris, une intrigue intéressante et qui a déjà fait ses preuves, une ambiance pesante et un twist final surprenant. Mais pour y parvenir, la route est longue et semée d'embûches...
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »