Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.
Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.
Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.
Pour son second film, John Boorman, futur réalisateur de Délivrance ou Excalibur, livre une relecture moderne du film noir, très implantée dans son époque, où Lee Marvin incarne un homme prêt à tout pour récupérer son butin, dans un monde sombre et déshumanisé.
Quand la lutte des classes se mue en instinct de survie et que le pouvoir bureaucratique fait preuve d'un odieux manque de respect pour la vie humaine, pas étonnant que le peuple en vienne à sortir les armes. Une trame scénaristique déjà-vu et donc prévisible. Et pourtant, grâce aux idées formelles que nous propose le réalisateur, son film est une vraie curiosité filmique porteuse d'un discours politico-social qui fait froid dans le dos.
Wolf Creek arrive le 12 Mai prochain sur la chaîne de vidéo à la demande, Stan, pour six épisodes à couper le souffle. C'est du moins ce que présage le trailer de la série adaptée d'un des films de Psycho-killer les plus réussis de ces dernières années.
A moins que vous vous sentiez trop faible intellectuellement pour risquer de vous laisser endoctriner par le discours de ces leaders des adversaires de notre civilisation, il vous faut découvrir la rhétorique de ce dogme pour mieux déchiffrer comment ses limites et ses contradictions n’ont pu le mener qu'à l’horreur de cette violence qui nous menace au quotidien.
Suite armoricaine est le nouveau film de Pascale Breton dans lequel la réalisatrice propose un récit labyrinthique en suivant deux personnages dont les destins s'entrelacent.
Sensuel, sensoriel, Soleil de plomb du croate Dalibor Matanic est une belle réussite qui interroge au travers de trois histoires d'amour sur l'absurdité de cette haine de l'autre, hier à son paroxysme dans les balkans, aujourd'hui présente sous toutes ses formes partout ailleurs. Critique.
Si vous êtes de ceux qui considèrent Nicolas Winding Refn comme un plus grands génies que le compte le cinéma du 21ème siècle, découvrez ce film tourné par sa propre femme, qui révèle que, malgré son talent, il n'en reste pas moins une personnalité troublée pour qui il reste très difficile de concilier sa carrière fulgurante et sa vie de famille.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »