Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.
Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.
Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.
À l'occasion de son installation au site minier de Wallers-Arenberg, CineSeriesMag a découvert l'Usine de Films Amateurs de Michel Gondry : un événement gratuit pour tous et toutes, petits et grands, pour un voyage initiatique avec et dans les images et leurs imaginaires !
Aussi irrévérencieuse soit-elle, la nouvelle comédie d'Anders Thomas Jensen ne se moque jamais de ses personnages haut en couleurs. Au contraire, il fait d'eux des êtres profondément pathétiques en proie à leur instinct animal. Cruel et humaniste à la fois, cette petite perle d'humour noir, comme seuls les Scandinaves peuvent nous en offrir, satisfera les amateurs du genre... au risque de heurter les personnes partageant le bec de lièvre de cette belle brochette de dégénérés.
L'italien Luca Guadagnino parle d'hommage plutôt que de remake, mais c'est bien le scénario de la Piscine de Jacques Deray qu'il a exploité pour A bigger Splash, avec une esthétique moderne et pop emmenée par des acteurs très en forme, Ralph Fiennes en premier...
Jonas Cuaron, le fils d'Alfonso, signe un survival dont le scénario peut à priori sembler simpliste mais dont la réalisation est d'une virtuosité incontestablement remarquable. Et le talent des deux acteurs n'est pas non plus pour rien dans la tension viscérale qui s'installe tout au long du film.
Difficile de rentrer dans les émotions de cette femme brisée interprétée par Diane Kruger tant l'artificialité de son parcours rend le film prévisible. Heureusement, la relation compliquée qu'elle va vivre avec ce stéréotype de l'Amérique profonde auquel Norman Reedus prête ses traits réussit à donner à certains passages un minimum de charge émotionnelle mais cela reste bien insuffisant.
Pour un premier film, Tom Geens frappe fort. À la fois ode à la nature et portraits humains, Sauvages est un film poignant, magnifiquement réalisé, et remarquablement interprété.
Ecartelé entre le teen movie, l'horreur et le survival, alone (don't grow up) du français Thierry Poiraud sort en Dvd et Blu-Ray ce 8 avril 2016 chez Condor Entertainment.
Un nouveau film sur le métier de journalisme, mais cette fois les enjeux vont dépasser l'enquête menée par les reporters puisque c'est le bien-fondé de leur métier qui va être remis en question. A l'heure où les groupes de pression en ligne ont plus d'influence que le professionnalisme des médias, la démocratie peut-elle véritablement perdurer? C'est l'interrogation au cœur de ce film coup de poing mené par une Cate Blanchett au meilleur de sa forme.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »