Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.
Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.
Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.
Affublé de retombées critiques désastreuses et d'une promotion pas très chatoyante, Gods of Egypt débarque dans les salles françaises avec la ferme intention de s'y trouver un public. Si les scènes d'actions démesurées peuvent ravir les aficionados du genre, très peu seront réceptifs aux délires visuels du long métrage, d'une laideur insoutenable...
Quatre ans avant de traumatiser plusieurs générations avec le requin des Dents de la mer, Steven Spielberg exerçait déjà son talent de virtuose du suspense avec un camion. Une course-poursuite entre une voiture et un poids lourd, il n'en fallait pas plus au réalisateur pour démontrer son talent dans l'art de mettre en place une ambiance implacable et de raconter une histoire fantastique à l'échelle humaine, deux compétences qui forgeront sa légende.
Mia Hansen-Love filme, dans "L'Avenir" (en salles depuis le 6 avril), une femme en pleine renaissance. Porté par Isabelle Huppert, le film touche en prenant son temps, celui de la réflexion, de la douceur et de la pudeur. Encore un beau film de la réalisatrice du "Père de mes enfants".
La sociologue et l'ourson, réalisé par Etienne Chaillou et Mathias Théry évoque avec intelligence et humour les évolutions de la famille par le prisme du projet de loi du mariage pour tous. Pas de docte discours dans ce film mais une histoire racontée avec des peluches et autres marionnettes.
Plus qu'un appel aux armes, aux pioches, aux consciences, Jean-Marc Vallée dessine subrepticement les contours urbains d'une fable moderne indie folk pop. [...] Simple et efficace, aérienne et pédestre à la fois, la ballade existentielle que nous propose Jean-Marc Vallée s'accompagne, comme nécessairement, d'un regard tendre sur l'orientation sexuelle, sur la découverte de soi, ses possibilités.
The Boys, le brillant comic book doux, dur et dingue du duo génial Garth Ennis / Darick Robertson, débarque non pas au cinéma mais à la télévision. L'adaptation sera dirigée par Eric Kripke, Seth Rogen et Ivan Goldberg pour Cinemax !
Manoel de Oliveira, décédé l'année dernière, nous réservait une dernière surprise : un film tourné en 1981, resté volontairement invisible jusqu'à sa disparition. Un film posthume pour mieux connaître le réalisateur.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »