Cinéma

Aaahh Belinda : pépite féministe du cinéma turc

Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.

Mortal Kombat II : Flawless Surrender

Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.

Nina Forever, un film de Chris & Ben Blaine : Critique

Nina Forever perturbe et fait couler de l'encre ; c'est ce qui nous a plu d'emblée dans ce film déjanté et très perspicace des Frères Blaine. L'humour so british est rehaussé par la performance intuitive et « couillue » des deux actrices Abigail Hardingham et Fiona O'Shaughnessy. Un duo pervers au charme irrésistible !

Théo et Hugo dans le même bateau, un film d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau : Critique

Une histoire de coup de foudre sur la vie gay et la question du sida, Théo et Hugo dans le même bateau est un récit en temps réel d'après le modèle de Varda...

Zoolander 2, un film de Ben Stiller : Critique

Ben Stiller revient dans les salles obscures avec Zoolander 2, suite malade vidée du génie en puissance de l'acteur-réalisateur-scénariste. Au programme : un délire replié sur lui-même et une orgie de stars.

No home movie, un film de Chantal Akerman : critique

No home movie est le dernier film de Chantal Akerman. Cette œuvre posthume met en scène la mère de la réalisatrice, une vieille dame dont la vie a été marquée par la Shoah de manière indélébile. Le film est un florilège des échanges entre une mère et sa fille.

Éperdument, un film de Pierre Godeau : Critique

Malgré son pitch et son casting aguicheurs, le second film de Pierre Godeau n'arrive jamais à cerner ce qui faisait le sel de l'histoire vraie dont il est tiré, à savoir l’ambiguïté des sentiments, la vision romanesque d'une volonté d'émancipation sociale et le rapport de dominant/dominé entre les deux amants. Au lieu de ça, ce n'est que d'un adultère presque anecdotique, dont le contexte carcéral est trop rapidement écarté de la dramaturgie, dont nous sommes témoins.

Saint Amour, un film de Gustave Kervern et Benoît Delépine : critique

Dégustation de Saint Amour, le film de la cuvée 2016 de Gustave Kervern et Benoît Delépine. Vinaigre ou millésime ? À vous de le lire.

Dieumerci !, un film de Lucien Jean-Baptiste : Critique

On regrettera le manque d'audace de Lucien Jean-Baptiste dans Dieumerci !, qui ne fait qu'inscrire son nouveau long-métrage dans la continuité de ses précédents films.

Belgica, un film de Felix van Groeningen : critique

Sans atteindre le pic émotionnel de son précédent film, Alabama Monroe, le belge Felix van Groeningen réussit son coup avec cet hommage à Soulwax et à la famille: Belgica, ou comment passer de la bluegrass à l'electro-rock sans passer par la case larmes...

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