Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.
Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Room, le nouveau long métrage de Lenny Abrahamson, est un film qui frôle la grande oeuvre avec des acteurs remarquables et une histoire qui se tient. Après un démarrage très prometteur, il s'est pourtant perdu en chemin, faute d'une mise en scène maladroite et un manque de parti pris. Critique.
Le scandale provoqué par un médecin nigérian au sein du petit monde du football américain est typiquement ce genre d'histoire dont raffole Hollywood. Mais si le réalisateur du film n'arrive pas à faire preuve d'autant de courage que son personnage pour pointer du doigt la tout-puissante fédération sportive, on ne peut obtenir qu'un piètre résultat insignifiant. Et ce n'est pas la prestation crispée de Will Smith qui va sauver les choses.
Sky est le nouveau film de la réalisatrice française Fabienne Berthaud, un road-movie au féminin avec Diane Kruger, Gilles Lellouche, Norman Reedus et Joshua Jackson.
La marque Nespresso lance un nouveau concours pour dénicher trois cinéastes talentueux : ils seront invités à présenter leurs réalisations au Festival de Cannes 2016.
Deux ans après sa réalisation, son exposition en festival et les problèmes juridiques qui ont rendus difficiles son exploitation ont permis à ce documentaire d'acquérir une certaine notoriété dans les milieux cinéphiliques. Il est certain que ce qu'il raconte du cinéma, à travers l'exemple de ce projet un peu fou qui n'a jamais pu aboutir, est assez intéressant à découvrir. Il est au moins indispensables aux fans de science-fiction et du cinéma iconoclaste de Jodorowsky.
La saga Divergente revient pour un troisième film qui nous promet des explications en allant au-delà du mur, mais se vautre plus encore dans un non-sens total.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.