Cinéma

Obsession – L’amour (terriblement) ouf

Annoncé comme l’une des sensations horrifiques de 2026, Obsession séduit par son atmosphère malaisante, sa mise en scène maîtrisée et l’interprétation impressionnante d’Inde Navarrette, sans être totalement à la hauteur de sa réputation.

Les Cloches des profondeurs (1993) de Werner Herzog : la foi dans tous ses états

Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.

La Grande Extase du sculpteur sur bois Steiner (1974) de Werner Herzog : le temps suspendu

A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.

CinéBD – Le critique de cinéma

CineSeriesMag vous propose maintenant des petites chroniques illustrées, humoristique et pas très sérieuses sur le cinéma (au sens large), aujourd'hui Le métier de critique de cinéma.

Pattaya, un film de Franck Gastambide

Dans un esprit peu raffiné, très inspiré par certaines comédies américaines, le scénario enchaine sans vergogne les blagues les plus graveleuses sur les nains, les gros, les travelos et tant d’autres sujets si faciles à attaquer. On peut ainsi remarquer que même si Franck Gastambide a fait, depuis Les Kairas il y a 4 ans, beaucoup de progrès en termes de mise en scène, il a encore des efforts à faire du côté de l’écriture.

41ème cérémonie des Césars : Palmarès

La cérémonie 41e cérémonie des César vient de s'achever: Vincent Lindon et Catherine Frot ont reçu les César du meilleur acteur...

Nahid, un film de Ida Panahandeh : critique

Trop foisonnant pour avoir un vrai point fort auquel se raccrocher, Nahid, le premier long métrage de l'iranienne Ida Panahandeh est cependant un beau film d'ambiance qui met en exergue l'iniquité des lois de son pays envers les femmes. Un prix de l'avenir mérité à la section Un Certain Regard pour la cinéaste.

The Finest Hours, un film de Craig Gillespie : Critique

Quelques séquences spectaculaires et efficaces viennent dynamiser ce récit classique au pathos assez gênant. Le casting maintient l'ensemble à flot mais cela manque de fulgurances pour un film oubliable mais pas totalement honteux, qui en dehors de quelques passages ratés, aurait pu être bien pire.

Les ardennes, un film de Robin Pront : Critique

Grâce une mise en scène soignée, la violence psychologique est sensible à l’image mais paradoxalement n'émane pas de ce qui devrait la source naturelle, les personnages eux-mêmes. Le résultat est donc qualifiable de superficiel.

TCM Cinéma Programme : Outland

A l'occasion de sa diffusion sur TCM, revenons sur le film de science-fiction Outland, qui mérite de ne pas tomber dans l'oubli. Ses effets spéciaux impressionnant et la partition de Sean Connery permettent en effet au support de ce discours anticapitaliste de ne pas vieillir.

Ave Cesar, un film de Joel et Ethan Coen : Critique

Le tout dernier film des frères Coen est une oeuvre mineure dans filmographie mais néanmoins une comédie au charme tenace et à l'humour fin qui mérite d'être vue.

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« L’Oiseau chanteur » : violences silencieuses

Dans "L’Oiseau chanteur", Désirée et Alain Frappier plongent le lecteur dans un univers où les prénoms disparaissent, où les gestes d’amour se font rares et où la peur dicte l'existence. Dans ce roman graphique dur mais poétique, ils racontent une enfance marquée par la maltraitance, l’inégalité et la domination familiale, tandis se traduisent ces blessures en un somptueux noir et blanc, créant un récit à la fois dérangeant et profondément émouvant.

« Pour qui sonne le glas » : l’ombre de la guerre

En 1940, Ernest Hemingway publiait "Pour qui sonne le glas", un roman inspiré de ses années de correspondant en Espagne, où l’amour et la mort se mesurent à l’aune de la guerre civile. Aujourd’hui, Jean-David Morvan et Pierre Dawance transposent ce chef-d’œuvre dans un roman graphique qui conjugue fidélité au texte et audace visuelle.

« L’Odyssée » renaît dans une édition collector

À l’approche de l’adaptation cinématographique annoncée par Christopher Nolan, "L’Odyssée" d’Homère s’offre une nouvelle vie éditoriale. Les éditions La Découverte republient en effet la traduction de Philippe Jaccottet dans une version collector. Une manière de rappeler qu’Ulysse n’a jamais cessé de voyager parmi nous.

« Cheyenne » : au cœur des grandes plaines

À travers les teintes délicatement délavées d’une aquarelle, Patrick Prugne nous immerge dans un monde états-unien où l’immensité des plaines annonce un terrible massacre. Juin 1864 : deux frères métis, Charley et George Bent, rentrent au ranch familial du Colorado après avoir été prisonniers de l’armée de l’Union. Entre un père médiateur respecté par les tribus cheyennes et une mère amérindienne restée au cœur de sa communauté, ils se trouvent à un carrefour existentiel, dans un territoire gorgé de violence sourde.

« FIFA Connection » : Gianni Infantino, plus que le football ?

Dans "FIFA Connection", le reporter Simon Bolle dresse le portrait d'un dirigeant hors norme : un fils d'immigrés devenu ami des autocrates, chef d'état fantôme d'une organisation plus puissante et opaque que jamais.