Les onze derniers jours de Samuel Paty, qui firent de lui un martyr de la République. Un sujet délicat, commandant d'éviter autant le pathos que la récupération politique. Vincent Garenq relève ce défi, avec un film qui parvient à captiver en tenant bien sa ligne. Estimable, malgré une réalisation sans surprise.
Annoncé comme l’une des sensations horrifiques de 2026, Obsession séduit par son atmosphère malaisante, sa mise en scène maîtrisée et l’interprétation impressionnante d’Inde Navarrette, sans être totalement à la hauteur de sa réputation.
Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
Une véritable surprise de Cannes où David Mackenzie capte la fin du Texas, de ses cowboys à sa culture fermière, de ses héros sauvages aux liens forgés dans la violence...
Un documentaire remarquable par les sœurs Kuperberg qui nous enseigne avec intelligence que le machisme hollywoodien n'a pas toujours eu droit de cité et que la naissance du cinéma américain trouve ses fondements dans l'appropriation féministe du 7ème art. Un excellent devoir de mémoire!
Hilarant, formidablement joué et mis en scène avec soin, rares sont les reproches à faire a The Nice Guys qui s'impose déjà avec un fort potentiel culte. Un divertissement pulp qui sait aussi se faire plus réfléchi et qui arrive à distiller un vrai propos parvenant à conjuguer humour et noirceur.
Au festival de Cannes, dans la sélection hors-compétition, une petite fille et un géant nous emmènent dans une aventure cinématographique, un voyage coloré et poétique qui prône l’ouverture à l’Autre.
Pour son dernier film Woody Allen fait son retour dans sa ville, New-York qu'il confronte une nouvelle fois avec son ennemie de toujours : Los Angeles. Une occasion pour le cinéaste de faire le point sur son oeuvre.
Les frères Michael Spierig et Peter Spierig ont acquis le financement pour réaliser le thriller fantastique Winchester inspiré de l'histoire vraie de Sarah Winchester et la maison mystérieuse.
Si la mise en scène de Richard Berry est bonne, que la direction d'acteurs est travaillée et les choix esthétiques intelligents, Tout, tout de suite se cantonne à un classicisme propre à de nombreux thrillers et films policiers actuels.
Prenant pour cible la connivence entre les grands médias et les institutions boursières au travers de la reconstitution d'une prise d'otage en direct, Jodie Foster signe un thriller au suspense un peu plat. Elle peut heureusement compter sur son excellent casting pour donner de la vie à cette histoire, sans pour autour nous faire oublier que la naïveté du propos le rend parfaitement inoffensif.
Dans "L’Oiseau chanteur", Désirée et Alain Frappier plongent le lecteur dans un univers où les prénoms disparaissent, où les gestes d’amour se font rares et où la peur dicte l'existence. Dans ce roman graphique dur mais poétique, ils racontent une enfance marquée par la maltraitance, l’inégalité et la domination familiale, tandis se traduisent ces blessures en un somptueux noir et blanc, créant un récit à la fois dérangeant et profondément émouvant.
En 1940, Ernest Hemingway publiait "Pour qui sonne le glas", un roman inspiré de ses années de correspondant en Espagne, où l’amour et la mort se mesurent à l’aune de la guerre civile. Aujourd’hui, Jean-David Morvan et Pierre Dawance transposent ce chef-d’œuvre dans un roman graphique qui conjugue fidélité au texte et audace visuelle.
À l’approche de l’adaptation cinématographique annoncée par Christopher Nolan, "L’Odyssée" d’Homère s’offre une nouvelle vie éditoriale. Les éditions La Découverte republient en effet la traduction de Philippe Jaccottet dans une version collector. Une manière de rappeler qu’Ulysse n’a jamais cessé de voyager parmi nous.
À travers les teintes délicatement délavées d’une aquarelle, Patrick Prugne nous immerge dans un monde états-unien où l’immensité des plaines annonce un terrible massacre. Juin 1864 : deux frères métis, Charley et George Bent, rentrent au ranch familial du Colorado après avoir été prisonniers de l’armée de l’Union. Entre un père médiateur respecté par les tribus cheyennes et une mère amérindienne restée au cœur de sa communauté, ils se trouvent à un carrefour existentiel, dans un territoire gorgé de violence sourde.
Dans "FIFA Connection", le reporter Simon Bolle dresse le portrait d'un dirigeant hors norme : un fils d'immigrés devenu ami des autocrates, chef d'état fantôme d'une organisation plus puissante et opaque que jamais.